lundi, 12 mai 2008
Edition papier en folios hebdomadaires !
En attendant, dans les prochains mois, de pouvoir éditer "le livre", nous avons enfin trouvé une solution économique pour diffuser, en épisodes hebdomadaires, les notes du blog.
Ces folios sont imprimés sur un format "de poche" qui permet de présenter, sur 4 pages, deux ou trois notes par numéro.
Ci-dessous l'aperçu du N°1....
folio hebdo, N°1.jpg
Nous avons solliciter l'aide de quelques uns de nos commerçants: Coiffure, Nadine, Coiffure, Christine & Bernard, Maison de la Presse, Nicole et Serge, Puech St Paul, ainsi que l' Office de Tourisme, chez qui est déposé un petit chevalet support de folios, qui sera réapprovisionné selon les besoins.
Afin de ne pas demander un travail supplémentaire à ces commerçants qui ont eu la gentillesse d'accepter l'opération, une petite tirelire, aux couleurs de l'Association, placée devant le support permet de récolter la pièce de 1€ du numéro emporté.
folio hebdo, chevalets.jpg
Voilà, c'est donc parti, en espérant que les Puisserguiérains seront très nombreux à acquérir ces petites publications dont la vente alimentera les fonds destinés à l'impression du tome 1 des mémoires.
Disponibles à ce jour :
N°1 à N°5
Corinne
J'espère que tout le monde se mobilisera afin que puisse paraitre "le livre" dont la maquette fut tant appréciée lors des journées de la semaine dernière.il y a pour les anciens de beaux souvenirs, et pour les nouveaux tant de choses à apprendre sur leur village.
marie | vendredi, 11 avril 2008
08:35 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Notre village, Famille, Actualités
dimanche, 11 mai 2008
La Bugado de nos Mamètes
Si je vous dis que nos « mamètes » ne connaissaient pas les machines à laver, je pense que cela ne vous étonnera guère.
En ce temps là, le lavage se faisait à la main, c’est la raison pour laquelle on ne changeait pas de vêtements tous les jours, à plus forte raison les draps de lit.
Dans certaines familles "aisées", on ne faisait la « bugado » que deux fois l’an.
Ce petit exploit était rendu possible par le fait que les traditions de l’époque voulaient que les filles se marient avec un trousseau conséquent, les armoires étant également bien garnies avec les trousseaux des générations précédentes.
La veille de la « bugado » on mettait le linge « au savon », le lendemain, les draps, taies d’oreillers et chemises étaient étalés en couches successives, dans un grand cuvier en zinc muni d’un robinet d’écoulement. Sur le dessus était disposé un grand drap de toile épaisse sur lequel on étalait de la cendre, après quoi, on versait sur cette cendre des casseroles d’eau bouillante qui s’infiltrait à travers les couches de linge, entraînant la potasse contenue dans les cendres. De temps en temps on ouvrait le robinet du cuvier pour laisser écouler « lou lessiu » qu’on recueillait dans des bassines et qui servait à d’autres opérations de nettoyage. L’opération précédente était renouvelée jusqu’à ce que le « lessiu » coule clair.
L’eau bouillante que l’on utilisait était mise à chauffer dans une machine spéciale, toute en cuivre, munie d’un réservoir pour l’eau, d’un foyer pour le combustible (charbon mais le plus souvent souquets ou sarments) et d’un tuyau d’échappement pour la fumée.
Photos Serge, collection Martine B.
Après cette deuxième opération, le linge était transvasé dans de grands baquets en zinc, chargés sur une « jardinière » tirée par le cheval ou l’âne de service, qui amenait la bugadière au bord de la rivière.
Arrivé à l’endroit choisi, on étendait de grands « bourras » en toile de jute au fond de la rivière, et la bugadière agenouillée dans « l’agenouilladou » garni de paille, rinçait son linge sur lequel elle donnait de grands coups de battoir pour en extraire le savon.
Documents Internet
L’opération suivante consistait, lorsque le temps le permettait, à étendre le linge sur les buissons voisins, si bien que la charrette repartait, le soir, avec le linge propre et sec.
Dans ma famille, lorsque cette dernière opération avait lieu un jeudi de printemps ou bien d’été, je faisais partie de l’expédition.
Pendant le temps que ma grand-mère ou ma mère, maniaient le battoir, je m’amusais, en aval, à patauger dans la rivière.
Je sens encore, bien des années après, la bonne odeur que répandait ce linge séché au soleil.
Documents et photo ci-dessous Internet
Dans les familles modestes c’était les femmes de la maison qui procédait à la lessive, alors que les familles plus aisées s’octroyaient les services d’une « bugadière » de métier, si je puis dire.
Bien des femmes faisaient ce travail à façon, pour survivre tout simplement. Je pense qu’une des dernières que j’ai connue, était Valérie Labatut qu’on appelait plus familièrement « la Courto ».
Je la revois avec son charreton, allant laver le linge qu’on lui confiait, sous le pont de Fichous.
Cependant à cette époque là, la lessive n’était déjà plus faite avec le « cérémonial » décrit plus haut.
Par la suite, vinrent les poudres à laver, notamment Persil qui lavait plus blanc, comme le disait la réclame, et les lessiveuses en zinc qu’on mettait à chauffer sur les « gabels », sur un coin de cuisinière ou sur un réchaud.
Pour le rinçage on utilisa les lavoirs, inaugurés du temps de la municipalité Pujol, ce qui facilitait bien le travail de nos mères.
Le chant du battoir continuait à résonner, mais fini les expéditions au bord de la rivière, si chères à nos cœurs d’enfants.
Narration/rédaction : Monique
Tout d'abord, merci à tous pour ces mémoires pleines d'émotions... Je me souviens de quelques images floues de lessives au pont de Fichous où maman battait le linge pendant qu'à quelques mètres plus haut, je pêchais des petits cabots à la mouche naturelle. Mes souvenirs, remontent encore plus loin... Mes parenst avaient des amis au Colfumat, campagnette à quelques km sur la route de ST-Chinian et je me revois dans la poussette partant pour passer la journée ou l'après-midi chez les amis et laver le linge dans le Lirou qui passe à quelques dizaines de mètres de la route. Qui portait le linge? Je ne me souviens plus... Ce que je me souviens, c'est la joie de ces moments, la vie de la rivière... bien des choses aujourd'hui disparues.
joel | mercredi, 30 avril 2008
Il est certain que vu l'état du Lirou aujourd'hui, je vois mal des personnes allant y laver leur linge.
Il aurait été amusant (si le Lirou avait été entretenu), d'organiser une journée "lessive au bord du Lirou" ...
marie | mercredi, 30 avril 2008
08:25 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Notre village, famille, Traditions
vendredi, 09 mai 2008
Un Homme d'état !
Joseph-Pierre Lanet,
Natif de Puisserguier, fils de Joseph Lanet, commerçant, et de Lucie Bonnafous, Joseph-Pierre Lanet épouse Raymonde Roger-de Battisti le 8 janvier 1936 à Perpignan, Joseph-Pierre Lanet fut un de nos parlementaires français sous la IVème République et la Vème République.
Joseph-Pierre Lanet, alias Lacaze, Séverac, Guiraud puis Barthès dans la Résistance est né le 20 décembre 1912 à Puisserguier (Hérault). Décédé le 6 septembre 1974 à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales).
Il est inhumé à Puisserguier, son village natal .
Joseph Lanet était chevalier de la Légion d'honneur, Croix de Guerre 39-45, et avait reçu la Rosette de la Résistance.
Assureur de formation à Béziers, il est un des fondateurs du Midi libre.
Après avoir eu d'importantes responsabilités dans la résistance dans la région, il est l'un des fondateurs de l'Union Démocratique et Socialiste de la Résistance (UDSR) dont il est secrétaire général jusqu'en 1951.
Il fut Membre du Comité de Libération de Béziers, et il est élu 2e adjoint au maire suite aux élections municipales de 1944.
Du 17 juin 1951 au 1er décembre 1955, il est élu à l'Assemblée Nationale comme représentant du département de la Seine (sous l'égide de l'UDSR).
Il est membre du Conseil supérieur de la cinématographie en 1953 puis membre de la commission restreinte de ce Conseil en 1955.
Il est ensuite nommé, le 15 juin 1954 dans le Gouvernement Pierre Mendès France comme secrétaire d'État à l'Enseignement technique, à la Jeunesse et aux Sports, poste qu´il occupe jusqu´au 23 février 1955 [le Ministre de l'Intérieur est alors François Mitterrand (UDSR)].
Il exerce ensuite les fonctions d'administrateur de sociétés avant de devenir secrétaire général du Nouveau Contrat Social, groupement fondé par Edgar Faure à l'Assemblée Nationale.
Battu aux élections législatives de 1956, il fonde avec Bernard Lafay, le Centre républicain dont il est secrétaire général, tout en demeurant président de l'importante fédération UDSR de la Seine.
Il est enfin élu comme sénateur de la Seine du 8 juin 1958 au 26 avril 1959. Il retrouve ce poste au Sénat d'avril 1967 à septembre 1968 suite à l'élection de Bernard Lafay comme député de Paris. Il ne se représente pas en 1968.
En 1970, il fonde avec Edgar Faure le Nouveau Contrat Social dont il est le secrétaire général.
Nommé au Conseil économique et social le 28 août 1974, il n'occupe ce poste que 5 jours et décède brutalement à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) chez son beau-frère.
d'après : http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph-Pierre_Lanet
A l'occasion de la journée anniversaire du 8 mai 2008, le conseil municipal rendra un hommage public à l'enfant du pays en donnant son nom à un square du village en y déposant une plaque commémorative.
L'Association "Les Mémoires de Puisserguier" a reçu une invitation de Monsieur le Maire et son conseil municpal à nous rendre à cette cérémonie.

Zoom cliquez sur : invitation.jpg
Bonjour,le 8 mai 2008, M. Jean-Noël Badenas et son conseil municipal ont commémoré la fin des combats en Europe, suite à la capitulation allemande du 8 mai 1945.
Le Maire a rendu hommage aux combattants et aux Résistants tombés aux combats, avant de transmettre la parole au président des Anciens Combattants qui en fit de même.
A cette occasion, Jean-Noël Badenas a honoré un grand homme natif de Puisserguier, M. Joseph-Pierre LANET. Les enfants présents à la cérémonie ont dévoilé la plaque qui porte le nom de Joseph LANET, au milieu du jardin public, derrière le Monument aux Morts.
Une cérémonie sobre et émouvante.
JPS | vendredi, 09 mai 2008
07:00 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Notre village, Famille, Actualités
samedi, 03 mai 2008
Baptême réussi !!!
Tout d’abord un grand merci à toutes celles et ceux qui se sont déplacés vendredi à la salle des associations, et samedi à la maison du peuple et bienvenue aux adhérents (une trentaine à ce jour).
Vous pouvez adhérez en nous retournant le bulletin à imprimer ci-joint.
cliquez sur : Association, bulletin d'adhésion.doc
S’il en était besoin, les encouragements, les commentaires positifs, les questionnements ciblés, nous ont conforté dans notre envie de continuer à fouiller ce passé qui finalement intéresse une foule de personnes, même nos amis « britanniques » devenus citoyens « puisserguiérains », très friands d'histoires locales.
d'antan3.jpg
Notre but était de présenter et d’expliquer à celles et ceux qui n’ont pas, ou ne maîtrisent pas Internet, comment fonctionnait le blog (ouvert le 26 août 2007), et ce que nous attendions de ceux qui ont des souvenirs à raconter.

Par ailleurs, la maquette d’un projet papier présentée lors de ces manifestations, a eu un très vif succès, et là aussi nous encourage à envisager très sérieusement l’édition d’un document, même si actuellement, nous n’avons pas vraiment arrêté une présentation définie et précise, faute de moyens financiers (à creuser).
Il a été pour nous très gratifiant de converser avec toutes les générations présentes, de prendre des contacts, de mobiliser et d’encourager les plus « timides ».
d'antan5.jpg
d'antan4.jpg
Les adhérents de l’association qui n’ont pas Internet, seront informés régulièrement sous format papier des grandes lignes des actions en cours. Nous leur demandons toutefois de faire preuve de patience, et d’être indulgents, car l’organisation est un peu laborieuse. Ils peuvent également nous contacter si besoin sans problème.
Merci à l’Office de Tourisme qui nous a permis ce lancement public.
Merci personnel à Joëlle grâce à qui nous avons pu retrouvé la trace d’un des derniers chefs de la gare de Puisserguier ! A raconter dans une prochaine note.
Corinne
Bonjour!Pour information, le dernier chef de gare de PUISSERGUIER a été, si je ne m'abuse, Mr.COMBES (le père de Mme LOPEZ Salvador et Mr COMBES - habitants tous deux Puisserguier.)
A bientôt.
lou caput | lundi, 07 avril 2008
midi libre 15.04 d'Antan.JPG
07:20 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Notre village, Famille, Actualités
lundi, 28 avril 2008
Paisible village en émoi !
A la suite de la note relatant le tragique fait divers qui se déroula au Grand Café du Balcon, nous avons lu les commentaires étonnés de Marie, Maryse ou encore Claudie.
*** "Je trouve cette histoire très intéressante et tout à fait inattendue. J'ignorai totalement que Puisserguier avait été le centre d'un tel drame ..."....... "Merci à vous, j'ignorais aussi que de tels événements avaient eu lieu dans notre paisible village ."...... "Tout comme Marie et Maryse, je suis trés surprise par ces faits qui se sont déroulés dans notre petit village ! C'est vraiment intrigant !" ***
Malheureusement notre paisible village connut d'autres heures sombres comme lors de ce "crime odieux" rapporté dans la Dépêche du Midi du 1er novembre 1935.
Archives : Monique
crime odieux 2.jpg
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Bonjour à toutes et tous. Merci encore à toi, Monique de nous relater tous ces faits divers.Le sanglant ne me fascine pas mais la vie du village même sous ses heures les plus sombres m'intéressent .
A ces moments -là Midi Libre s'occupait du village. Il s'y passait "des choses" me diras-tu.
Dommage que nous n'ayons pas d'écrivaines ou écrivains. Cela m'aurait plu de lire un "polar" s'inscrivant à Puisserguier et où aurait pu être combiné les différentes facettes de ce donc paisible village.
Mes propos ne servent pas à "éclairer" les mémoires de Puisserguier. J'en suis consciente et je m'en excuse.
Faudrait peut-être que je cherche moi aussi .
Bon week- end et que la nuit soit tranquille.
maryse | dimanche, 27 avril 2008
07:04 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Notre village, Famille, Actualités
samedi, 26 avril 2008
LE GRAND CAFE DU BALCON
Peu d’entre nous savent qu’à l’endroit où se tient actuellement notre Poste, il existait, dans les années 20, un café.
photo serge
Cet établissement était tenu par Monsieur David, qui auparavant était propriétaire du Grand Café Glacier, ensuite du Café des Arts et pour finir du Grand Café du Balcon.
Au rez-de-chaussée c’était la grande salle du bar, avec terrasse sur le trottoir.
Imaginez de nos jours, la terrasse à cet endroit stratégique pour la circulation. Heureusement qu’à cette époque bénie, la circulation se réduisait à quelques automobiles, et était surtout faite de « moteurs à crottins ».
A l’étage, se trouvait la grande salle du billard, mais celle-ci abritait souvent des jeux moins innocents, puisqu’on y jouait au baccarat, ce qui était interdit, mais cette activité attirait pas mal de joueurs de Puisserguier et de Béziers.
Collection Christiane Boerher grand café du balcon.jpg
Le 17 Décembre 1922, vers 2 heures 30, alors que la soirée de jeu venait de se terminer, 10 à 12 joueurs se tenaient autour de la table et comptaient l’argent, le croupier tenait en main la somme de 500 francs qu’on venait de lui remettre. A ce moment là, un certain Domenech demanda qu’on lui remette l’argent. Monsieur David essaya de s’interposer, mais celui-ci fit feu le tuant sur le coup.
L’autopsie révéla 3 blessures par balles : à la face, à l’épaule droite et au côté gauche du thorax au niveau de la 8ème côte, avec perforation de la veine cave, ce qui eut pour effet d’entraîner la mort instantanée.
Le tueur faisait partie d’un groupe de 6 anarchistes espagnols qui résidaient et travaillaient à Puisserguier depuis quelques temps.
Ce groupe qui avait pour nom « Les Incassables » préconisait l’action directe et avait pour but de récolter des fonds pour des accusés anarchistes espagnols.
C’était le secrétaire du syndicat ouvrier de Puisserguier, un français de 26 ans, qui leur servait d’intermédiaire pour la correspondance.
Ce groupe qui fréquentait le café, et jouait même à l’occasion, avait vu tout le parti qu’il pouvait tirer d’un hold-up, et fomenta son mauvais coup.
Quelques jours avant le drame, un ou plusieurs d’entre eux, s’étaient rendus chez un armurier de Béziers pour acquérir 4 pistolets, ce qui ne laissait aucun doute sur la préméditation.
Leur forfait accompli, à la faveur des cris et du tumulte les six individus prirent la fuite, se rendant à pieds jusqu’à Narbonne, où ils prirent le train pour la frontière.
Leur fuite ayant été signalée, trois furent arrêtés au poste frontière de Cerbère et trois autres à Foix, et furent incarcérés à Cette (orthographe de l’époque).
Ils furent jugés à Montpellier en Mars 1923, et condamnés à 20 ans de travaux forcés, pour tentative de vol qualifié, assassinat, complicité d’assassinat et tentative d’assassinat. Ils furent envoyés au bagne de Cayenne en Guyane.
Deux d’entre eux : Domenech José et Tardès Pédro, réussirent à s’évader du bagne le 11 février 1928, ayant probablement trouvé asile au Vénézuéla, comme l’atteste une lettre de l’un deux, expédiée à un de ses anciens employeurs de Puisserguier pour lui réclamer de l’argent. Les recherches furent abandonnées en 1939.
Tous ces renseignements, recueillis aux Archives Régionales à Montpellier, nous ont été aimablement fournis par Georgette Andral-Pujol, petite fille de Monsieur David, que nous remercions pour sa gentillesse et sa patience.
Narration/rédaction : Monique
Je trouve cette histoire très intéressante et tout à fait inattendue. J'ignorai totalement que Puisserguier avait été le centre d'un tel drame ...marie | vendredi, 25 avril 2008
Merci à vous, j'ignorais aussi que de tels événements avaient eu lieu dans notre paisible village .
Monique as tu des renseignements sur le café qui existait sur la place de l'église ?
je rêve de le voir se ré-ouvrir, et que cette place devienne le point de départ de circulades .
Oui, j'ai besoin de rêver ce matin.
maryse | samedi, 26 avril 2008
Tout comme Marie et Maryse, je suis trés surprise par ces faits qui se sont déroulés dans notre petit village ! C'est vraiment intrigant !
Claudie | samedi, 26 avril 2008
19:10 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Notre village, Famille, Traditions
mercredi, 23 avril 2008
Vendanges aux "Goudailles"
En 1960, Grand-père mettait autant de temps pour aller vider ses 12 comportes à la cave coopérative de Puisserguier depuis la vigne des "Goudailles", que n'en met le TGV pour relier Lyon à Paris.
Il faut dire que le transport dépendait aussi du bon vouloir de la mule de service...
Document Internet
Et durant ce laps de temps, seul avec Grand-mère, nous remplissions tous les récipients de grappes de raisins coupées à la main.
A cette époque les petits-fils préparaient ainsi leurs prochaines rentrées scolaires et ils emplissaient aussi leurs têtes de merveilleuses anecdotes.
Narration/rédaction Emile
Où sont les vendanges d’antan !!!
L’arrivée des espagnols dont certains ne sont jamais repartis ayant trouvé une fille à leur goût à Puisserguier, le départ des « colles » tous les matins, l’odeur du moût dans le village, le travail certes, mais dans la bonne humeur, les filles qui se permettaient de « farcir » les garçons et les garçons de « capouner » (mordre ou embrasser) les filles pour la moindre grappe de raisin oubliée sur la souche, la « saquette » tirée du panier et dégustée à l’ombre réparatrice d’un arbre, l’eau fraîche du cruchon en grès, la collation offerte par le propriétaire le dernier jour de la récolte. Autant de souvenirs qu’évoquent pour moi les vendanges.
vendanges 1.jpg
Collection Nicole Garin
Je sais bien qu’il a fallu sacrifier à la modernité et surtout à la rentabilité, mais au risque de passer pour la mamie « ronchon » de service, je regrette beaucoup que les traditions se perdent et je me demande bien, ce que vont pouvoir raconter à leur descendance les jeunes actuels.
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Collection Nicole Garin
Narration/Rédaction : Monique
Quel souvenir les vendanges !!
Le départ se fait devant la demeure du propriétaire. Il fait encore nuit et petit à petit les portes de la rue s’ouvrent une à une pour déverser son lot de travailleurs plus ou moins réveillés. Il y a foule, des gens se croisent, se disent bonjour, s’embrassent.
Tous vêtus de vieilles fringues, celles que l’on ne met plus ou que l’on récupère dans la famille pour cette occasion. On lave peu, pas le temps, souvent quand le pantalon tient tout seul, raidi par le jus de raisin, on le jette.
Armé de glacières, de paniers, de sacs plastiques, contenant le ravitaillement pour la journée, chacun se rapproche de son moyen de transport.
Les premiers jours, c’est un peu l’enthousiasme de la nouveauté. On retrouve des amis, on fait la connaissance de saisonniers. Mais au fil des jours ce bel enthousiasme s’estompe.
La fatigue, les conditions météo parfois difficiles, la pénibilité du travail, l’absence de repos dominical, usent les organismes, même les mieux rôdés.
Une fois la colle réunie, on grimpe dans la camionnette, l’estafette, la voiture pour les mieux lotis, ou bien on se cramponne tant bien que mal aux ridelles d’une remorque, sur laquelle, on saute et sursaute, a chaque « culs de poule » ou « dos d’âne ».
Le matin le trajet est calme, une cigarette, un petit mot sur le film de la veille.
On arrive dans les vignes. Chaque « coupeur » récupère un seau, et se place devant sa rangée ?. La « meneuse » donne le top départ en coupant la première grappe. Et c’est partie pour une dure journée de 8 heures, plié en deux, soulevant des seaux pouvant parfois être plus lourds vides qu’avec leur contenu lorsqu’il pleut, et ne « levant la tête » que pour soulager son pauvre dos endolori.
J’aimais beaucoup la première heure. Dans un calme impressionnant, chacun perdu dans ses pensées, on entendait seulement le clac clac des sécateurs, et de temps en temps l’appel au « videur » : « cubo ».
Le matin se lève, le soleil commence à monter dans le ciel déjà presque bleu, et la campagne est silencieuse. Mais ça ne dure pas.
Après le déjeuner, les langues se délient. Blagues, commérages, chansons. Tout y passe, et fait passer le temps plus agréablement.
Le déjeuner à midi permet une pause bien méritée.
Documents internet
Mais la reprise à 1 heure est le pire moment de la journée, surtout lorsqu’il fait une chaleur torride.
Lorsque j’ai commencé à vendanger avec mon père, il employait des « espagnols » qui venaient parfois des coins les plus reculés d’Espagne. C’étaient des gens très durs au travail, honnêtes, drôles et attachants. On a gardé de très bonnes relations avec ces familles durant de longues années, mais le temps passant, et les vendanges ayant pris une forme plus mécanique !!! Je me souviens qu’ils logeaient chez ma grand-mère Alice, au dernier étage de la maison. Mon père avait aménagé une cuisine et les sanitaires.
Quand ils cuisinaient, on sentait les odeurs d’huile d’olive jusque dans notre cuisine qui se trouvait au rez de chaussée. Ma grand-mère adorait leur faire de petites attentions, et eux la gâtaient en lui ramenant toujours un petit cadeau.
vendanges 3.jpg
Collection Nicole Garin & Corinne
En conclusion, les vendanges qui duraient parfois un mois complet étaient une période incontournable dans le village. On les préparait, on prenait les congés souvent pour cette occasion. C’était malgré la difficulté, un moment de convivialité et de chaleur. Parfois même d’entraide.
La mécanisation a changé tout ça. Pour un mieux ou un moins bien, c’est selon !
Les vignes, quant à elles, ont perdu un peu de leur âme. On a coupé leurs arbres, on a comblé leur ruisseaux, on a agrandi les parcelles, on a goudronné ou bétonné leur chemin d’accès.
Il nous reste tout de même le produit de ces vendanges qui lui par contre est allé en s'améliorant.
J'ai envie de reprendre un slogan qui a eu son heure de gloire "L'eau est polluée, buvez du vin".
Narration/Rédaction : Corinne
Un autre dicton, venant du jura (également région viticole) de Mr PASTEUR : Le vin, boisson hygiéniquemarie | mercredi, 23 avril 2008
17:25 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Notre village, Famille



















