samedi, 28 janvier 2012
Le Trastet... Sa devanture préservée !
Dans « Histoire de Bistrots » Pierre Berton raconte :
http://evasion.midiblogs.com/archive/2010/11/16/histoire-...
« Café le « Trastet »
C’est probablement le plus vieux café de Puisserguier, car il était déjà présent dans les années 1870/1880.
Il appartenait aux grands parents de mon arrière grand mère Anita Phalippou. Le couple s’appelait Antoine et Augustine Castel, c’est pour cela que sur les plus vieilles photos on peut voir café CASTEL.
C’est dommage que la façade ne soit pas entretenue, elle est magnifique ! »

Las, elle ne sera pas entretenue, mais l’équipe municipale a opté pour une solution permettant de la sauvegarder.
Dans un premier temps Julien, artisan menuisier du village l’a méthodiquement démontée (pièces après pièces) pour la stocker en lieu sûr et ainsi la conserver en l’état.
Plus tard, cette façade (témoin d’une autre époque) quelque peu restaurée, devrait trouver tout naturellement une place de choix dans le futur « centre de ressources ».

Tous les sympathisants des MémoiRes remercient sincèrement nos élus pour cette belle initiative.
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mercredi, 25 janvier 2012
Les Condamines
Quand vous arrivez de Narbonne, après avoir passé Capestang, depuis le sommet de la côte qui sépare nos deux communes, vous apercevez au loin, le château et le clocher de l'église qui surplombent le village.
A l'entrée de Puisserguier, à la hauteur du Lirou vous trouvez, à gauche du pont, le lieu dit "Les Condamines".

@ Pour des étrangers, ce point de vue que j'ai toujours plaisir à admirer est dépaysant.
Bonne continuation à toute l'équipe des mémoires
Annie
06:11 Publié dans Associations, Traditions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mémoires de puisserguier
lundi, 23 janvier 2012
2- Les trois coqs !
... de Puisserguier.
A l’époque 3 coqs vivaient dans trois « campagnes » ou « domaines viticoles » de Puisserguier.
Un logeait à « Montplaisir » (route de Cazedarnes), le second à la «Véronique » (route de Milhau), et le troisième « aux Grillères ».

Ils avaient pris l’habitude de se répondre.
Lorsque le plus pauvre de tous, qui se trouvait à Montplaisir, lançait cet appel « Sen paoures ungan ! »
L’habitant de la Véronique » lui répondait alors « Aquo es cado an !»
Quant au coq des « Grillères », philosophe s’il en était, concluait « Aquo es lou mal goubert !»
Ce qu’on peut traduire par : "Nous sommes pauvres cette année, c’est pareil chaque année, c’est la faute à une mauvaise gestion".

Je vous laisse tirer la leçon de cette morale animale…
Narration : Jean Claude Sénégas (Petit fils de Edmond Barrau) /rédaction : Corinne
(Je précise que monsieur Sénégas n’était pas certains des lieux cités, vous voudrez donc bien corriger si besoin).
06:45 Publié dans Associations, Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mémoires de puisserguier
jeudi, 19 janvier 2012
2012, tous ensembles, pour un nouveau challenge.
Le Centre de Ressources des MémoiRes
Les journaux régionaux, Midi libre et le Petit Journal, que nous ne remercierons jamais assez pour leur soutien, se sont fait l’écho de la validation de notre « Centre de Ressources » par nos élus, M. le Maire et ses conseillers municipaux.
Qu’ils soient, eux aussi, une nouvelle fois, sincèrement remerciés, pour la confiance qu’ils nous témoignent.
Un important chantier nous attend avant d’ouvrir, nous l'espérons, les portes le samedi 15 septembre qui marquera le début des Journées Européennes et le Mois du Patrimoine.
D’ici là !
Dans un premier temps, comme confirmé par M. le Maire, les pierres de la Rouquette (entassées depuis plus de 5 ans) seront transférées dans un lieu judicieusement retenu par la municipalité, pour stockage, afin de permettre aux « Monuments historiques », dépositaires de ces vestiges, de travailler dessus en toute quiétude.
Nous entamerons alors la réfection de la première salle avant d’installer les décors comme l’épicerie ou la pharmacie. Au cours de l’assemblée générale, du 11 février, un diaporama et des plans avec perspective en 3D vous décriront ces projets d’exposition.
Parallèlement nous démarrerons le nettoyage de la cour qui nous sera indispensable pour dresser les nouveaux tableaux des Journées du Patrimoine 2012 et accueillir le public (toilettes, préau…).
Tout cela ne peut nous faire oublier d’autres échéances :
- 30 juin, sortie du cahier « Trobas del meou pais » (Puisserguier : poèmes de mon village) d’Edmond Garrigues.
- 24 novembre, sortie du Tome 4 de « Puisserguier raconte ses MémoiRes »
Il va donc de soit que nous continuons à compter sur VOUS !!!
Les adhésions pour 2012 sont ouvertes.
Devenez membres bienfaiteurs en adhérant.
A imprimer et à nous retourner:
Vous viendrez ainsi soutenir nos actions futures, nombreuses et importantes pour l'année qui s'annonce.
Les membres de l’équipe des MémoiRes sont à votre disposition et, heureux de vous accueillir.
Corinne
05:52 Publié dans Actualités, Associations, Loisirs/Culture, Traditions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mémoires de puisserguier
jeudi, 12 janvier 2012
La gare de mon enfance
En relisant le tome 1 des MémoiRes, dans l'article relatif à la gare de Puisserguier, je trouve une question qui m'avait échappée : Avez vous connu le bonheur de ces chemins de fer, pour aller où ?
Alors je réponds oui !
J’ai connu la gare de Puisserguier dans la fin des années 20 et le début des années 30, alors qu'elle était en plein essor, j'allais dire en pleine gloire. Car ce n'était pas une petite gare, vu le tonnage des marchandises qui y transitaient.
Sur cette ligne, sur cette gare il y aurait de quoi écrire un livre. Pour l'immédiat, restons à l'essentiel.
Je dois d'abord préciser que ma connaissance des lieux vient de ce que j'y ai passé bien des jeudis de mon enfance, car mon père travaillait beaucoup par l'intermédiaire du réseau P.O. Midi qui deviendra plus tard la SNCF.
Et c'est d'ailleurs du fait de cette appartenance aux grands réseaux, que cette ligne a connu pareille importance.
Des lignes de chemins de fer départementaux existaient bien dans la région, notamment Béziers / St Chinian ou Colombier / Maureilhan. Mais s'agissant de lignes à voie métrique, leur utilisation n'était envisageable que pour de courtes distances, sinon il aurait fallu procéder à des transbordements entre les deux gares de Béziers Cet inconvénient n'existait pas sur la ligne de Puisserguier, qui était reliée au réseau national. Et comme les transports routiers à grande distance étaient à cette époque pratiquement inexistants, ne restait que le train pour expédier les produits régionaux vers les lieux de consommation. Ces produits étaient principalement le vin et le minerai. Oui ! Le minerai.
De St.Chinian à Murviel et Cazouls le vin était expédié principalement par la gare de Puisserguier vers les lieux de consommation.
Et quand on réalise qu'entre I925 et 1935 la moyenne annuelle de récolte de notre village ressort à 164.000 hectolitres, si on y ajoute celles des villages voisins, ça représente "un certain nombre " de wagons-foudres. Car au début, les wagons-citernes pas plus que les camions citernes n'existaient encore. Le vin était amené en gare en demi-muids et transvasé dans les wagons foudres.
En plus du vin il y avait le minerai. La bauxite des mines de Cazouls amenée en gare de Puisserguier par une noria de camions. En gare un quai de chargement était réservé à cette marchandise. Quand on lit sur internet que 1.700.000 tonnes de bauxite ont été extraites a Cazouls, quel beau trafic pour notre gare d'où elles partaient je ne sais où.
Pour assurer le fonctionnement du service, j'ai souvenance du chef de gare d'alors, un M. Serène, logé au 1er étage du bâtiment et dont le fils a été, je crois, un joueur de l'A.S.Béziers.
M. Serène était assisté de trois agents : M. Vidal, M. Thomas, doté d'un beau collier de barbe blanche, et M. Goarré.
A présent, pour visiter les lieux, plaçons-nous comme le photographe qui a pris le cliché figurant au milieu de la page 99 du Tome 1.

Au premier plan, au pied du réverbère on aperçoit le butoir de la voie de garage où stationnaient les wagons en attente de chargement.
Le premier bâtiment, de moindre hauteur, était la "lampisterie" où était rangé le matériel d'exploitation : lampes, chariots, cales etc.
Dans le grand bâtiment, au 1er étage, se trouvait le logement du chef de gare. Au rez -de- chaussée, les deux portes devant le personnage donnent sur la salle d'attente et d'enregistrement de bagages ou des petits colis.
La troisième porte devant l'escalier donne sur le bureau des agents ou se trouvait notamment le télégraphe Morse qui m'intriguait beaucoup, principal instrument de communication entre les gares de la ligne.
Le dernier bâtiment, le hangar couvert avec le quai également couvert, enfin à hauteur du wagon, le quai découvert.
A l'opposé de ces quais se trouvait une cour pavée, surplombant le chemin du four a chaux et le Lirou. Cour bordée par une voie de garage réservée au remplissage des wagons foudres et plus tard des wagons citernes.

La visite est terminée, mais pas mes souvenirs. J'ai déjà dit qu’entre 8 et 12 ans j'étais familier des lieux et finalement connu de tous, y compris du personnel roulant sur leur locomotive modèle 050 T. Parfois tandis qu'ils "faisaient la manœuvre " pour déplacer les wagons d'un lieu à l'autre de la gare, ils me prenaient a leur bord, m'expliquaient le fonctionnement de la machine, puis bonheur suprême, sous leur surveillance, j'actionnais le levier ou l'inverseur pour faire avancer ou reculer ce monstre énorme.
Je ne suis pas prêt d'oublier.
Je n'évoque que pour mémoire le trafic passager, car il était pratiquement nul, sauf pour aller à Narbonne avant que les autobus Asset desservent cette destination.
Rédaction/narration : Jacques
M. Christian Rochette a retrouvé sur un site d'amis cheminots ces photos de wagons citernes estampillées "Marcel Rouanet - PUISSERGUIER (Hérault)". Il ne s'agit que de maquettes, mais quels beaux témoignages.

08:33 Publié dans Associations, Traditions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : mémoires de puisserguier
samedi, 31 décembre 2011
Les Restos du Cœur de St Chinian accueillent les MémoiRes.
Comme nous vous l’avons annoncé dans notre compte rendu du marché de Noël, nous avons récolté la somme de 120,00 € au profit des restaurants du cœur.
Et comme nous l’avions promis nous nous sommes rendus ce mardi matin, Marie Antoinette, Serge et moi à Saint Chinian afin de remettre le chèque à Jacqueline Saussol, responsable de l’antenne nouvellement créée.
Nous avons été accueillis par de très sympathiques bénévoles, parmi lesquels nos amis Anne Marie et René Saurat. Nous avons pu constater une chaleureuse ambiance, dans une très belle salle, bien organisée, ou quelques personnes devisaient convivialement autour d’un café et de quelques biscuits.
Après la remise protocolaire nous avons discuté et débattu des problèmes rencontrés par de plus en plus de personnes en raison des difficultés professionnelles ou familiales …

La responsable a précisé que les personnes désireuses de s’inscrire à l’antenne de Saint Chinian sont les bienvenues.
Il suffit pour cela de se rendre à l’ancienne caserne des pompiers de Saint Chinian tous les mardis matin de 9 h à 12 heures avec une déclaration ressources (avis imposition, CAF) et une carte d’identité.
Il est possible de prendre contact avec la responsable Me Jacqueline Saussol en téléphonant au 06 62 56 17 37.
Accueil chaleureux, discret et confidentialité assurés.
Les personnes désireuses de faire des dons peuvent également le faire auprès de la Présidente départementale, à l’adresse suivante :
Madame VEZINHET
La Pergola, Bât G, 51, allée Massane,
34080 MONTPELLIER
Nous tenons à remercier très sincèrement les personnes qui se sont investies dans la préparation des friandises, gâteaux et soupes, et nos « Clients » qui ont permis que ce chèque contribue à améliorer l’ordinaire de quelques personnes en difficulté.
Corinne
07:16 Publié dans Actualités, Associations, Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mémoires de puisserguier
mardi, 27 décembre 2011
Le Monument aux Morts
1916 - la grande guerre fait rage depuis déjà trois ans. La tuerie de Verdun est à son paroxysme en ce mois de Mai quand à Puisserguier le Conseil Municipal décide l'achat d'une couronne mortuaire pour la déposer au cimetière sur un emplacement qui sera réservé aux enfants du village morts pour la France.

Texte de François Augé Hymne à la France2.jpg
Cette délibération est prise le 8 Mai. Qui aurait pu prévoir alors qu'il y aurait 29 ans plus tard, en 1945, un autre 8 Mai !
La grande guerre terminée, c'est en 1922 qu'est décidée la création d'une section locale des Anciens Combattants 1914/18, chargée de défendre les droits des orphelins, des veuves, des blessés et pensionnés de guerre. Sont élus à ce Comité : Oulhiou Albert (Président ) Rouanet Emile, Pujol Rémy et Cabrol.
Le Conseil municipal vote une subvention de mille francs pour la section des anciens combattants.
C'est a l'automne 1923 que le Conseil municipal vote un crédit de 25.000 fr pour l'érection d'un monument dédié aux morts de la guerre.

Ce monument paraît avoir été inauguré en 1924. Selon la description, ce fut une importante cérémonie à laquelle assistèrent les vétérans de 1870/71, les anciens combattants de 14/18, le Conseil municipal au grand complet, les enfants de toutes les écoles et la population du village.
Les enfants défilèrent devant le monument et y déposèrent des fleurs, ensuite le Maire, Charles Guilhaumon prononça une brève allocution :
" Mes enfants, Mesdames, Messieurs. Dans le recueillement et la simplicité, nous avons voulu avec le concours de tous, élever ce modeste monument du souvenir qui rappellera au cœur des vivants le sacrifice des 98 enfants de Puisserguier morts pour la France. Nous l'avons placé dans ce vieux cimetière du village où reposent depuis bien longtemps nos ancêtres...."
Le Maire appela ensuite chacun des noms gravés dans le granit et, à chaque appel, le Président des anciens combattants répondait "Mort pour la France "

Depuis lors, ce Monument, installé au Jardin Public, domine toujours en partie le village, mais restent à son sujet des questions auxquelles, je crois, seules les archives locales pourraient éventuellement répondre. [*]
Qui a construit ce monument, qui l'a installé à cet emplacement, qui a gravé les noms dans le granit ?
Narration/rédaction : Jacques Garrigues
[*] Dans une prochaine note, les éléments et les documents de réponse vous seront révélés d'après les dossiers trouvés dans les archives du Conseil Général de l'Hérault à Montpellier.
@. Un de nos anciens relate ainsi l'Armistice à Puisserguier :
Annoncée par télégramme officiel à toutes les communes de France, l'armistice se manifesta par une longue sonnerie de cloches.
Le Maire (Henri Chappert) donna lecture du télégramme sur la place de la Mairie et demanda à la population de ne se livrer à aucune manifestation, par respect pour les nombreuses familles en deuil.
Jacques
11 novembre 2011,
Les membres de notre association ont été très heureux de la participation (Traction FFI en vedette très remarquée) de l’association « Maquisard Représentation » à la commémoration du 11 novembre à Puisserguier.
Nous attendons avec beaucoup d'intérêt vos prochaines manifestations (en projet pour notre village) que nous avons évoquées lors de nos rencontres à la vitrine.
Nous vous disons encore bravo et souhaitons un grand succès à votre association.
Corinne Milhet,
Présidente et toute l'équipe des mémoiRes.

@ Un article très instructif et intéressant, qui est très pédagogique. Pour information, le sculpteur biterrois Jean Magrou a réalisé le Monument aux Morts des communes de Capestang et de Colombiers. Un de ses élèves a-t-il réalisé celui de Puisserguier ?
Pour revenir sur la cérémonie du 11 novembre dernier, la participation de l'association "Maquisards Reconstitution" a été largement appréciée. Même si quelques "réboussiers" ont trouvé leur présence "anachronique" pour un 11 novembre...
Ils reviendront, en plus grand nombre, pour le 8 mai prochain. Et leur démarche a été félicitée par les Anciens Combattants, au travers de leur Président, M. Bollinches.
Rendez-vous pour le 8 mai 2012 !
JP Sirat
@ Merci pour votre article très complet.
L’Association Maquisards Reconstitutions a été très honorée de l’accueil de Puisserguier,
Merci à Mr le Maire,
Merci à nos élus pour leurs Accueils.
Une journée pleine d’émotion et de rencontres.
Nous avons eu de nombreux contacts pour de futures manifestations dans notre village, notamment le 8 mai avec un camp maquisards et normalement aussi un camp US, des véhicules, des défilés, et surement des surprises.
Pour répondre aux "réboussiers" une seule phrase compte :
"Devoirs de Mémoires et qu'importe nos tenues" à bientôt ....
Rendez-vous le 8 mai 2012 !
maquisardsreconstitutions@yahoo.fr
colangelo philippe
10:21 Publié dans Actualités, Associations, Traditions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : mémoires de puisserguier
lundi, 26 décembre 2011
Qui a érigé celui de Puisserguier?
"La tradition que nous mettions en avant les Monuments aux Morts érigés suite à la victoire des Alliés à la fin de la Première Guerre Mondiale, c'est légitime et compréhensible, tant les communes de notre pays ont fait construire des Monuments aux Morts dès le lendemain de celle que l'on "croyait la Der des Der"....
Les Poilus qui ont combattu dans l'enfer des tranchées le méritaient, près d'un quart des jeunes de 20 à 35 ans sont tombés sur les champs de batailles. D'autres sont revenus handicapés à vie, notamment les "Gueules Cassées".
S'il est nécessaire de faire un devoir de mémoire, il faut savoir que les premiers Monuments aux Morts sont antérieurs à la "Grande Boucherie" de 14-18.
Sous le premier empire, entre autres monuments, l'Arc de Triomphe honorait la Grande Armée napoléonienne, mettant en avant les Généraux de l'Empire. Point de flamme au soldat inconnu à cette époque.
Après l'échec de Napoléon III et la cuisante défaite de 1870, de rares communes ont tenu à rendre hommage à leurs fils disparus lors de cette guerre.
Ainsi en Vic-en-Bigorre, en 1889, est construit un monument en l'honneur des morts de la guerre de 1870, inauguré en 1894, avec une statue représentant la revanche armée d'un gourdin contre les "Boches".
D'autres communes suivront: Montauban en 1895, puis Vernon dans l'Eure, Taninges en Savoie, et Aurillac en 1906 avec une œuvre de Jean-Baptiste Champeil, enfant du pays.
Mais force est de constater deux choses pour l'historien néophyte:
- peu de monuments ont été construits près des champs de bataille, surtout dans le Nord-est de notre pays.
- In fine, peu de Monuments aux Morts de cette guerre de 1870 ont été érigés dans les plus de 36000 communes françaises. Il est vrai que la France venait de connaître une cuisante et rapide défaite...
Ce n'était pas, sûrement l'heure d'honorer nos Morts tombés pour un régime (le Second Empire) qui allait laisser sa place à la Troisième République, qui voulait tourner la page du Bonapartisme.
Mais l'heure était alors à la revanche contre l'ennemi d'hier, et ce n'est pas en construisant des Monuments aux Morts, résultants d'une défaite, voire d'une déroute, mais en martelant, avec propagande d'Etat, des plus jeunes aux plus anciens que l'on allait reprendre l'Alsace et la Lorraine.
Il faudra attendre la fin de la 1ère Guerre Mondiale pour voir notre sol se couvrir de stèles et de monuments commémoratifs, c'est vrai cette fois à l'issue d'une Victoire !
Ainsi, plus de 30000 Monuments aux Morts seront inaugurés en France entre 1918 et 1925. Mais connaît-on celui qui a érigé celui de Puisserguier?
Ciao, donque dicame que va bene, molto bene !!! Grazie mille !!!
JP SIRAT"
Erection du "Monument aux Morts"
de Puisserguier
Le Conseil Municipal a approuvé le projet d’érection d’un « monument aux morts pour la patrie » par délibération du 15 juin 1922.
DESCRIPTION DU MONUMENT :
« Il est formé d’un socle surmonté d’un tronc de pyramide de 3,45 m de hauteur, le tout en granit belge. Sur l’une des faces se dressent une statue de femme en marbre blanc de 1,75 m de hauteur, et dans un médaillon le buste de bronze d’un poilu.
La soumission pour l’exécution de ce travail a été consentie par monsieur Léon ROMBAUX entrepreneur-graniteur à JEUMONT (Nord) moyennant la somme de 23 000,00 F ».

COUT :
Le cout total du monument est détaillé de la façon suivante :
23 000,00 Francs pour le monument et 1 000,00 Francs pour le charroi, + 2 000,00 Francs de maçonnerie (Rial) qui ne semble pas avoir été pris en compte dans le projet initial puisqu’il est question dans les délibérations et minutes diverses de la somme de 24 000,00 Francs (voir ci-dessous).
« Le Conseil Municipal du 8 juillet 1922 adopte les documents et vote la complète somme de 7039,85 F (solde dû par la commune après déductions des souscriptions) qui concourent avec le montant de la souscription publique qui s’élève à 24 000,00 F pour faire face au montant de la dépense.
Dépense arrêtée à la somme de 24 000 F »
ARTISANS :
Les personnes ayant travaillé sur ce projet sont :
- Monsieur Rombaux (entreprise Rombaux-Roland – Monuments commémoratifs et particuliers - entrepreneur-graniteur à Jeumont , Nord) qui a exécuté le monument.
- Le dessin de la statue a été réalisé par Monsieur Coulon, architecte.
- Le sculpteur du médaillon est monsieur Hernot des beaux arts de Paris qui concourt pour le prix de Rome.
- Monsieur Rial Rozendo, maçon exécute les travaux pour l’amélioration des abords du monument, pour l’emplacement d’une grille.

FINANCEMENT MONUMENT :
Souscriptions reçues à domicile par le comité et versées par le président du comité (monsieur Chappert Henri, 1er adjoint au maire), dans la caisse municipale.
1ère liste du 24 04 1920 rendue exécutoire le 3 mai 1920 produits de souscription, dons et quêtes à domicile : 16 758,25 F
2ème liste du 18 novembre 1921 rendue exécutoire le 24 novembre 1921, produits de dons anonymes versés au président du comité: 201,90 F
Total : 16 960,15 Francs
Versé au receveur municipal le 8 aout 1922
Financement commune : 7 039,85 F
En date du 10 mai 1924 arrêté signifiant l’attribution de la somme de 774,38 F par le ministre de l’intérieur pour l’érection du monument
Réception du monument 30 avril 1923 (PV établi)
DIVERS :
Lors de la réunion du 9 novembre 1922 la commission estime « qu’il convenait de donner un air plus martial à la figure qui orne le monument de Puisserguier »

Détail facture Rial
« Déplacement de l’escalier, réparations des murs du parvis public et aménagement de l’emplacement pour une grille
Journées ouvriers maçon : 46 x 25 = 1150
Journées de manouvres : 19 x 16 = 304
Sable : 5m3 x 40 = 200
Sacs de chaux : 34 x 4 = 136
Sacs de ciment : 14 x 15 = 210 »
Travaux au cimetière :
Monsieur Joseph Bedos, entrepreneur domicilié rue Thiers à Cazouls les Béziers, a effectué les travaux de fournitures nécessaires pour l’entourage des tombes des soldats de la commune de Puisserguier inhumés dans le cimetière pour 4 000,00 F
9 bornes de 1,20 m en pierre granit et une chaîne assortie fonte peinte au minimum argent
Approbation en avril 1925
@ TOUTES MES FELICITATIONS POUR VOTRE TRAVAIL DE RECHERCHE! A l'heure où il est question d'honorer tous les soldats tombés sous d'autres fronts, et le plus souvent sous mandat International pour le maintien de la Paix (Proche-Orient, Afrique, Afghanistan,...) dans le Monde, ce qui est, pour moi, un noble dessein (Il existe des monuments en l'Honneur de tous les soldats disparus dans plusieurs dizaines de pays), votre travail de Mémoire sur le Monument aux Morts de notre commune est très clair et bien argumenté!
JPS
@ Par ailleurs, savez-vous que, de par le Monde, il existe des Monuments aux Morts "pacifistes" ? Largement fréquents dans les pays anglo-saxons, ils sont relativement rares en France. Mais certains méritent d'être signalés.
Dans le département du Rhône, à Dardilly, le monument porte une inscription "Contre la guerre, à ses victimes, à la fraternité des peuples", gravée sous une statue représentant une mère pleurant son enfant.
A Gentioux, dans la Creuse, le monument aux morts, en bronze, est souligné d'une phrase sans équivoque : "Maudite soit la guerre".
Près de chez nous, dans l'Hérault, le Monument aux Morts d'ANIANE est remarquable. Une inscription en occitan est gravée dans la pierre. "La guerra qu'on vougut es la guerra a la guerra, son morts per nostra terra et per touta la terra". En Français:" La guerre qu'ils ont voulue est la guerre à la guerre, sont morts pour notre terre et pour toute la Terre".
Un Monument pour les soldats morts pour l'Humanité entière...
JPS
06:25 Publié dans Actualités, Associations, Famille, Loisirs/Culture, Traditions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : mémoires de puisserguier


















