03/07/2009
Nouveau ! Le journal gratuit
Edito : Ce journal à parution épisodique, nouvellement créé, donnera aux personnes n’ayant pas Internet, la possibilité de suivre les informations et les commentaires parus sur notre blog. Il sera gratuit, imprimé en noir et blanc et sans trop d’illustrations, pour des raisons économiques que vous comprendrez.
Nous espérons vous satisfaire et sommes dans l’‘attente de toutes vos remarques, positives ou négatives, qui nous permettront de faire progresser nos idées. Merci
Parution du tome 2 et après midi du 27 juin
Merci beaucoup pour tous vos encouragements, et vos félicitations.
Beaucoup de personnes nous ont interpellé dans le village ou téléphoné pour nous dire tout le bien qu’elles pensaient du tome 2 ainsi que de l’après midi du 27 qui s’est terminée vers 22 h 30 dans une très sympathique ambiance, conviviale et sans prétention !!!
Je voudrai rajouter aux félicitations très justifiées adressées à René, notre « chef » personnel, une petite mention pour ma Maman qui a confectionné le magnifique « gâteau de bonbons » très apprécié, et pour nos 3 « fleuristes », Solange, Monique et Jacquie, qui ont su avec des fleurs de récupération, créé de magnifiques décorations florales.
Il est vrai que ce tome 2 est mieux pensé, mieux illustré, et comme dirait notre « fan de beignets d’aubergine », plus costaud.
Nous avons tenu compte des remarques faites lors de la sortie du tome 1, et avons pu profiter de son impact positif pour récupérer davantage de commentaires et documents auprès des habitants.
S’il est vrai que l’on peut s’améliorer constamment, il n’en est pas moins difficile d’obtenir un résultat qui conviendra à tout le monde. Nous essayons d’aller le plus loin possible dans les recherches, sachant que certaines périodes sont difficilement accessibles.
Peu à peu vous « osez » nous proposer vos témoignages. C’est vraiment pour nous l’aboutissement de notre projet de départ. Mais, certains sont encore un peu frileux. Lancez vous, n’hésitez pas, ce qui vous parait anodin, peut donner lieu à une super anecdote locale qui trouvera sa place dans le tome 3 ou les suivants.....
Vos photos de famille recèlent parfois des trésors, car l’environnement paysager peut nous informer sur une période précise.
Nous l’avons dit et répété, c’est une équipe qui accompli ce travail de mémoire, et VOUS EN FAITE PARTIE. N’hésitez pas à nous contacter, et imaginez le plaisir de vos enfants, petits enfants et arrière petits enfants, et.... quand, plus tard, alors qu’ils auront envie de se replonger dans leurs racines, ils verront sur un bouquin, classé dans les archives de la bibliothèque (municipale), la signature de leur aïeul(e) !!!!
Corinne, Présidente
08:12 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Soupe à la bicyclette
Nos anciens, certainement par souci d’économie, mangeaient la soupe deux fois par jour et nos grand-mères n’avaient d’autres ressources que la cuisson au feu de bois dans la cheminée, ou bien en été sur le potager qui marchait au charbon de bois.

Aussi, lorsqu’il faisait très chaud, la « soupe à la bicyclette » était la soupe par excellence. Un oignon et une tomate revenus dans l’huile, un peu d’eau, du sel, un quart d’heure ou vingt minutes
plus tard, une ou deux barrettes de vermicelles cheveux d’anges Supralta et le tour était joué.
Dans la région toulousaine cette soupe prend le nom de tourin, la seule variante réside dans la matière grasse, on remplace l’huile par de la graisse de canard ou d’oie, proximité du Gers oblige.
Ces jours-ci, un Monsieur avec qui j’évoquais la recette, m’a dit que pour lui, la soupe à la bicyclette était tout simplement un carré de
Maggi dans de l’eau, à laquelle on rajoutait des vermicelles au dernier moment.
Avouez que la recette de ma grand-mère est quand même plus sympa non !!!!
Narration/rédaction : Monique,
illustrations d'après Internet
06:10 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02/07/2009
Le tome 2 des mémoires, la reconnaissance
Si quelques doutes subsistaient encore, depuis notre dernier après midi du 27 juin, il faut admettre que notre association fait désormais partie des institutions incontournables du village.
En effet, plus nombreux que jamais, bravant la forte chaleur estivale, vous êtes venus retirer le tome 2 du livre « Puisserguier raconte ses mémoires » tant attendu.
A partir de 14 heures, jusqu’à fort tard dans la soirée, nous avons vécu une belle et conviviale journée partageant nos souvenirs ou impressions dans la bonne humeur.
Vers 19 H, face à une salle comble, Corinne Milhet, notre Présidente, a tenu à vous remercier avec un petit discours (Pour lire, cliquez sur : Discours de Corinne.jpg).

Merci pour vos chaleureux applaudissements avant de savourer les délices du buffet (préparé par notre « chef René ») haut en couleurs et en saveurs, offert avec grand plaisir par les membres du bureau.
Parmi les invités, nous remercions aussi : Jean Noël Badenas, maire de Puisserguier, entouré de plusieurs conseillers. Quelques présidents actifs d’associations amies, Monique Raffy, Francis Bascoul, Louis Anguera. Le maire de Creissan, Bruno Barthès, natif de Puisserguier, ou encore Francis Fages, président de l’ ACAP Cruzy venu en voisin, accompagné d’amis férus d’archéologie.
Le livre d’or a permis à chacun de nous laisser une trace pour commémorer cet évènement.
Le tirage de la loterie gratuite s’est déroulé dans cette chaude ambiance.
Les lots ont fait le bonheur de Thérèse Dumur (le collector), de Marie Rose Gineste (le bouquet d’épis de blé) et de Romain Rougé (le T-shirt).

En attendant le prochain après-midi du samedi 25 juillet ayant pour thème « les personnalités de Puisserguier ».
Les livres sont disponibles à la Maison de la Presse, et à l'Office de Tourisme que nous remercions encore pour leur participation.
Bonjour du matin.
Je ne sais pourquoi "mes louanges" d'hier ne sont pas passées. Aurais je oublié de les envoyer ?
Je remercie à nouveau toute l'équipe des mémoires. Magnifique Samedi après-midi
Une réussite à tout point de vue et le plaisir de voir combien de Puisserguiérains ont été conquis par l'aventure menée avec passion par "nos" défricheurs.
Un seul regret : je n'ai pas gagné à la tombola... Je dois manquer d'innocence.
Rentrée chez moi, j'ai lu le Tome 2. Encore mieux que le 1. J'ai été émue à la lecture de certaines pages. Grand merci à vous.
La préface rédigée par Monsieur le Maire peut augurer d'un bel avenir pour Puisserguier et ses alentours.
Maryse | 30 juin 2009
BRAVO AUX MEMOIRES DE PUISSERGUIER !
Félicitations pour votre deuxième livraison.
C'est vrai, comme le dit Mima, qu'il me semble plus costaud que le premier tome...Du bel ouvrage !
Franchement, votre boulot mérite "total respect" et un immense coup de sombrero !
Et un petit mot pour René : sa table apéritive était vraiment fort belle, avec des produits fort bons et bien présentés...
Et...
Une mention toute particulière, et très personnelle, pour de délicieux beignets d'aubergine !
Impatient de vous retrouver fin juillet !
JPS | 30 juin 2009
19:03 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : actualités
28/06/2009
Bru le "journaliste"
Certainement que bien peu de gens se souviennent, que l’ancêtre de la Maison de la Presse à Puisserguier, se trouvait au fond à droite, dans la petite rue Gutenberg.
C’est là que demeurait la famille Bru.
Tous les matins Monsieur Bru, que l’on appelait « le journaliste », faisait sa tournée, distribuant les journaux dans le village et à Creissan, alors que Madame Bru avait en charge la route de Béziers et la route de Capestang. Plus tard, c’est leur fille aînée Jeannette, qui remplaça son père à Creissan, où elle se rendait à vélo.
A l’époque il s’agissait de l’Eclair, de l’Indépendant et du Petit Méridional, en tout cas ce sont les titres qui me viennent à l’esprit.

Je le revois encore, frêle silhouette, bardé de sa sacoche, avec sa petite trompette pour annoncer son passage.
Madame Bru tenait le magasin, qui se résumait à une toute petite pièce. Pour y accéder, si ma mémoire est exacte, il fallait descendre une marche. Dans ce magasin on trouvait Match, le Petit Echo de la Mode, les Veillées des Chaumières, Nous Deux, Confidences, Intimité, des journaux de broderies ou de tricots et pour les enfants : la Semaine de Suzette, Lisette, les Pieds Nickelés, Bibi Fricotin et certainement bien d’autres dont j’ai oublié le nom.
Cependant à cette époque là, les titres de la presse n’étaient pas aussi nombreux qu’à l’heure actuelle.
Jeannette, leur fille aînée, qui m’a aidée pour la rédaction de cet article, m’a confirmé qu’il existait déjà des livres ou revues à ne pas mettre entre toutes les mains. Ces revues étaient placées tout en haut des étagères afin d’éviter que les enfants puissent y avoir accès.
J’ai toujours été une lectrice « acharnée » aussi quand j’avais quelques francs ou centimes, je me précipitais chez Bru pour y acquérir, surtout à l’époque de ma prime adolescence, le magazine Rêve, que je lisais en cachette de ma mère qui aurait préféré me voir occupée à des ouvrages de jeunes filles : tricot ou broderie.
Désobéir a quelquefois du bon. Le goût de la lecture était tellement fort, que cela a développé chez moi le goût de l’écriture.
Rassurez vous, je ne me prends pas pour un écrivain chevronné, mais si j’avais écouté les conseils maternels je ne serais certainement pas en train de vous faire partager mes souvenirs du Puisserguier ancien.
Par la suite ce fut le fils Georges qui prit la succession. Lorsque le coiffeur Cauquil, sur la promenade, ferma ses portes, Georges y transféra son commerce qui ne put que prospérer du fait de sa meilleure localisation.
Après le passage de plusieurs propriétaires : Teysseire, Pambrun et certainement d’autres dont j’ai oublié le nom, le magasin est tenu par les sympathiques Christine et Bernard Sagnes depuis maintenant quelques décennies.

En conclusion on peut dire que dans la famille Bru les journaux étaient une histoire de famille, puisque déjà la mère de Monsieur Bru qui habitait au Château, s’occupait de la distribution des journaux sur Puisserguier, Creissan, Quarante et Cruzy.
Narration/rédaction Monique d'après propos recueillis auprès de Jeannette Escudié, Illustrations d'après internet, collection Sagnes, photo serge
17:28 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17/06/2009
Délicieuses oreillettes
Spécialités pâtissières du sud, notamment du Languedoc, la tradition des oreillettes, qui nous vient d’un temps lointain, perdure fort heureusement de nos jours grâce aux dévouements à ces joyeuses Mamies heureuses de se retrouver autour de leurs friteuses.
C’est à l’occasion de Mardi gras, que dans toutes les familles, était pétrie cette belle pâte qui finit, après être finement étalée, sous forme de délicieuses oreillettes.
Quelquefois, au cours de la veillée, la pâte était roulée sur les genoux.
Quand la cuisson de toutes les oreillettes était terminée, les enfants avaient droit à une petite boule de pâte avec laquelle ils confectionnaient un petit personnage qui était ensuite frit.

En 1952/53, c’est la sœur de l’abbé Anthérieu qui instaura que les oreillettes seraient réalisées et vendues à l’occasion de la kermesse à Saint Christophe en juin.
Depuis, toutes les années, une grande quantité de ces pâtisseries est préparée pour le plus grand plaisir des villageois. D’ailleurs, de nos jours les oreillettes, victimes de leur succès, sont commandées à l’avance. Et chacun pourra les déguster en se rendant à la prochaine kermesse.

D’après ces dames, depuis 4 ou 5 ans, les hommes se sont joints à elles pour donner un coup de main dans cette entreprise laborieuse. Ils préparent le matériel nécessaire à la cuisson, puis nettoient quand tout est terminé.
Narration/rédaction : serge, d’après les témoignages recueillis auprès de ces sympathiques pâtissières d’un jour. Photos : serge

En m’installant à Puisserguier j’ai sorti de mes valises quelques bonnes vieilles recettes de ma Mère. Parmi elles, celle des Bugnes lyonnaises qui sont en fait des cousines des Oreillettes de Puisserguier.
La préparation et les formes diffèrent quelque peu.
Nous les faisions aussi pour Mardi gras.
Depuis, à Lyon, on peut toujours trouver des bugnes dans les pâtisseries, mais peu les font encore, et la fête dans les quartiers autour des paniers à linge remplis de bugnes a depuis bien longtemps disparu.
Faisons donc en sorte que cette sympathique tradition ne disparaisse pas de notre village languedocien.
Serge. *si ça vous dit d'essayer les Bugnes, ci-joint la recette : BUGNES DE LYON.pdf

En effet, c'est Germaine, la soeur de l'abbé Anthérieu, qui est l'instigatrice de la confection d'oreillettes pour la kermesse paroissiale à St Christophe. En passant, je fais remarquer que cette kermesse est devenue une véritable institution puisqu'elle dure depuis près de 56 ans. Peut-être avec moins d'engouement, mais quand même.
Revenons à nos oreillettes. Si bien que vous puissiez faire, Mesdames, vous n'égalerez jamais la finesse et le craquant des oreillettes de Germaine qui était fine cuisinière et patissière, bien qu'elle ait perdu le goût et l'odorat suite à un traitement médical.
L'évocation des bugnes lyonnaises dans des panières à linge, m'a fait repenser aux oreillettes familiales confectionnées par mes deux grand-mères. C'est toujours dans ce genre de panière, revêtue de grandes serviettes blanches, qu'elles les entreposaient. Moi qui suis gourmande, c'est bien souvent que j'allais soulever la serviette pour chiper un petit morceau de ces grands soleils ,parfumés au citron ou à l'essence de bergamote.
Comme quoi les régions changent, mais les habitudes rurales restent les mêmes.
Monique I 11/06/2009
Il est vrai qu'il ne faut pas se laisser perdre les traditions. Dans l'Est de la France, les beignets ressembleraient plus au bugnes qu'aux oreillettes, que j'ai eu le plaisir de découvrir et de confectionner pour la kermesse de l'école (laïque) lorsque mes filles y étaient scolarisées. Par contre je me souviens (mais j'étais très petite) que le soir de Noël, en rentrant de la messe, mon oncle confectionnait ces bugnes en sifflant et en chantant ! Et nous attendions avec impatience pour pouvoir les manger encore chaudes.
Marie : 11/06/2009
Les Oreillettes !!!
Ma maman les faisaient superbement bonnes, puisque son enfance a été bercée par la confection des oreillettes. En effet, native de Pézenas et de famille modeste, élevée par une grand mère qui pour vivre (la retraite n'existait pas) faisait divers négoces notamment la confection d'oreillettes qu'elle vendait dans les rues de Pézenas sa corbeille sous le bras.
D'ailleurs Maman nous racontait souvent comment un jour après avoir confectionné le fruit de sa vente, la corbeille recouverte d'un drap et posée sur le lit, ma maman et un de ses frères firent du trempolin sur le lit et transformèrent tout en confettis. Qu'elle ne fut pas la colère de la Mamée.
Lorsque mes Parents s'installèrent à Puisserguier (en 1949) Maman fût très heureuse de retrouver la tradition des Oreillettes. Chaque carnaval nous avions droit à la maison à la corbeille des oreillettes et pendant des années pour s'être investis dans le CLub du 3e age, notre garage du chemin des Hortes a été le témoin de la confection des oreillettes (en compagnie de Mmes Fabre, Lignon, Cubères, Bousquet, Cauquil.... Je m'excuse pour les omissions).
Mais comme beaucoup d'entre nous, on ne voit pas le temps qui passe, on n'écoute pas ce que les anciens nous racontent, on ne pose pas de questions.
Maman faisait ses oreillettes de mémoire, je ne l'ai jamais aidée dans la confection de la pâte (seulement à les étirer) et malheureusement la mémoire de ma Maman ne lui permet pas de me transmettre la recette.
Si d'aventure une bonne âme pouvait me la donner, je serai très heureuse de pouvoir à mon tour confectionner ce petit trésor.
Voilà je suis très heureuse d'avoir passé un petit moment avec vous car il y a fort longtemps que je ne m’étais pas exprimée.
Un grand Merci à vous toutes et tous pour tout ce que vous nous apportez.
Je vous fais une grosse bise à tous.
Maguy, 16/06/2009
En furetant j'ai retrouvé un petit cahier dans lequel ma maman , qui fêterait aujourd'hui 100 ans, avait noté quelques recettes, notamment celle des oreillettes. C'est bien volontiers que je la transmet à Maguy. Cependant je décline toute responsabilité, car je ne l'ai jamais éprouvée personnellement.
Il faut donc pour 500 g. de farine, 6 oeufs, 125 g. de beurre, 3 cuillères à soupe de sucre, le zeste de trois citrons, 2 cuillères à soupe de vin blanc, une pincée de sel et du rhum où de la fleur d'oranger.
Une fois que le tout est pétri, bon courage pour la suite, car c'est là que tout commence. Je pense que la finesse des oreillettes vient de la façon dont on étire la pâte. J'ai souvenir de mes grand-mères en train d'étaler la pâte à la main, sur un torchon posé sur le genou.
De même que j'ai entendu dire que, dans le temps, le craquant était assuré par un trait de trois six dans la pâte, mais quelle vertu n'attribuait-on pas au trois six ?
Si Maguy ose se lancer, car pour une personne seule, c'est quand même "une lessive", je serais heureuse de connaître le résultat.
Bon courage !!!
Monique | 17/06/2009
17:49 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
Les charbonniers
Du temps de nos grand-mères, toutes les maisons possédaient une cheminée, grande ou petite, qui servait de moyen de chauffage et de cuisson des aliments. Elles étaient alimentées par les sarments de vigne assemblés en « bouffanelles » et par les souches et « souquets ».
En hiver, lorsqu’il faisait très froid, tout le monde se rassemblait autour du feu, mais autant vous dire qu’on se chauffait devant et qu’on se gelait derrière.
Par la suite apparurent les premières cuisinières, tout d’abord en tôle noire et ensuite en fonte émaillée, dans lesquelles on brûlait également des souquets, mais surtout des boulets de charbon. Elles représentaient un progrès par rapport aux cheminées, car elles faisaient également office de bouilloire.
C’est alors qu’on vit apparaître les premiers charbonniers.
Pour ma part, j’en ai connu trois : mon voisin Fabrega, Moïse Cabannes et Raymond Cauquil, que tout le monde appelait « Carbou ». Ils vendaient principalement des boulets, puis par la suite de l’anthracite, lorsque les premiers poêles à feu continu firent leur apparition, car au village il n’y avait guère de maison possédant le chauffage central.
Je revois Fabrega livrant sa marchandise avec son tombereau bleu tiré par un cheval. Moïse Cabannes était plus moderne puisqu’il possédait une camionnette, dans laquelle il entassait les sacs en grosse toile de jute, munis de deux poignées qui lui servaient à les charger sur ses épaules. Quant à Raymond Cauquil, je ne me rappelle plus très bien comment il livrait ses clients.

A la fin de la journée, on ne leur voyait plus que les yeux et les dents dans la figure et bien entendu pas question de prendre une douche pour effacer toute cette poussière.
Lorsque le fuel domestique vint alimenter poêles et chaudières, cette profession tomba en désuétude, et disparut petit à petit. Puisserguier n’avait donc plus de charbonnier.
Narration/rédaction : Monique, illustrations d'après Internet
07:27 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





