samedi, 05 juillet 2008
Le Café de la Grille
Pour les gens de ma génération et même pour ceux de la génération précédente, le café de la Grille a toujours été synonyme de dancing.
Il appartenait, à l’époque, à Monsieur et Madame ILHES, grands-parents d’ Andrée Latorre-Roudier.
Le café avait deux entrées.
La salle de café, proprement dite, était située à l’emplacement du salon d’esthétique actuel. Le bar était dans le fond à gauche.
Collection M. Nadal café de la grille, blog.jpg
Lorsqu’on s’y rendait pour aller danser, ce qui était la plupart du temps le cas, on n’avait pas besoin de passer par la salle de café. On rentrait directement par la porte actuelle du Bar des Amis, porte qui s’ouvrait sur une grande salle garnie de tables et de chaises, c’est là que prenaient place les mères qui venaient « garder » leurs filles ou bien les personnes qui venaient voir les danseurs.
Photos serge bar des amis.jpg
Dans le fond une barrière en bois séparait la salle de la piste de danse dont le sol en ciment était poli par le frottement de milliers de semelles de danseurs.
Cette piste occupait tout le fond du café et faisait communiquer les deux salles. Dans le coin droit, un peu en hauteur, un renfoncement servait de scène qui accueillait l’orchestre, lorsqu’il y en avait un, pour une occasion exceptionnelle, telle que fête du village, mariage etc.
Les dimanches ordinaires, on dansait en fin d’après-midi et le soir après la sortie de la séance de cinéma, au son d’un tourne-disque qui était alimenté par le patron et même à une époque par un certain Ninelle, qui faisait office de disc-jockey.
C’étaient, bien évidemment, toujours les mêmes disques qui passaient et repassaient : Chiquito, Cerisiers roses et pommiers blancs, Rossignol des mes Amours, Maître Pierre, Etoile des Neiges, Le Dénicheur, La Java Bleue, Le plus beau de tous les tangos du monde. Riquita. La Paloma. Besame Mucho, enfin tout le répertoire de l’époque.
Je pense que de nombreux Puisserguiérains ont des souvenirs bien précis se rapportant à cet endroit.
Combien d’idylles se sont-elles nouées dans ces murs ?
Après Monsieur Ilhes plusieurs propriétaires se succédèrent et le dancing dura pendant encore longtemps.
Je ne saurai vous dire quand s’arrêta cette vénérable institution.
Je fais appel à la mémoire de nos lecteurs pour venir nous en parler et même nous raconter certaines anecdotes (*NDLR, ci-dessous, devenu café des sports) qu’ils ont sur ce lieu mythique de la jeunesse puisserguiéraine.
Collection Simone Cauquil café des sports.jpg
Narration/rédaction : Monique.
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vendredi, 04 juillet 2008
Le café de la pédale
Ci-dessous La promenade avec un café qui se situait à l'emplacement de l’actuelle banque, juste en face de l’ancienne pharmacie.
café de la pédale.jpg
Collection Jo Pagan, photos Serge
Célestin raconte :
« C’était connu sous le nom du café de la pédale. C’était un café hôtel restaurant qu’on appelait la pédale…
La jeunesse l’appelait ainsi parce que c’était le rassemblement des jeunes qui venaient parler sport.
En quelle année ?... Ecoute je suis né en 15, je devais avoir 14 ou 15 ans !
1929, 1930 ?
Il y a fort longtemps que c’est fermé.
Mobilisé, je suis parti en 1936, le café existait encore.
Ah, son nom c’était « l’hôtel restaurant Puech »
Et l’ami Célestin de poursuivre sur la pharmacie, mais c’est pour la prochaine note.
Narration Célestin/rédaction Serge
L'hôtel restaurant Puech était connu par tous les voyageurs de commerce qui s'y donnaient rendez-vous pour de bons repas. Je ne connais pas, non plus, l'année de cessation d'activité.
Le restaurant fut vendu ensuite, à Monsieur et Madame Guyot, mais sa notoriété se réduisit comme une peau de chagrin jusqu'à devenir une gargotte avec les différents propriétaires qui s'y succédèrent.
Monique
Je reviens sur le café de la pédale. J'en avais surtout entendu parler par mon père, qui était un ami du fils de Léa Puech. Le fils tenait le café et la mère faisait la cuisine.Je pense que Mme Puech était veuve.
Lorsqu'elle vendit son fond de commerce, comme elle était excellente cuisinière, pendant quelques temps elle loua ses services, pour des noces et repas de famille : baptême, communion etc. Elle habitait, à cette époque là, à "l'affenage", situé sur la place de l'église, entre l'ancien bureau de tabac et la charcuterie Pujol.
L'affenage était une sorte de relais de poste et aussi l'endroit où les marchands ambulants, qui venaient vendre sur la place du marché, amenaient leurs chevaux pour qu'ils s'y reposent et s'y restaurent.
Monique.
J'ai une photo du café de la pédale où les jeunes de l'époque sont assis en terrasse, dont mon grand-père Louis Frayssinet. La photo doit dater de 1927/28.
Je tiens à vous féliciter pour ce site. Moi qui venait passer mes vacances d'été à Puisserguier entre le bureau de tabac et le château, ça fait chaud au coeur. Cordialement
Eric
Collection Eric F. Photo Eric, café de la pédale 1928.jpg
Sur cette photo vous devriez reconnaître de gauche à droite : Mrs Louis Frayssinet, Taixe "dit Chouchou", Falcou, Vernet et Barthez.
Pour les autres, nous l'espérons, vos mémoires vont nous aider à compléter la liste des patronymes.
Eric ne se doute pas à quel point lui aussi nous fait chaud au coeur. S'il en était besoin, des témoignages comme le sien nous montrent combien nous avions raison de nous lancer dans cette belle aventure : faire revivre le Puisserguier d'autrefois.Par son intermédiaire, sa maman pourrait peut-être nous raconter son enfance au château ? Ce serait vraiment sympa.
Monique
Bonjour à vous. Combien vous avez raison Monique.Je viens pour hélas poser une question .
Si j'ai bien compris l'hôtel restaurant Puech était sur la promenade. Mon amie Hélène m'a parlé d'une "pension" qui accueillait les saisonniers. Ce lieu se trouvait sur la placette derrière l'autre sortie du café des Arts.
Pouvez vous nous en dire plus? Merci d'avance.
Maryse
Je vais tâcher de répondre à Maryse. Avant de le faire j'ai pris des renseignements, car je n'avais jamais entendu parler de l'endroit qu'elle évoque.Il est exact que sur la placette, qu'on appelait autrefois le plan de l'hôpital, la grand-mère de Robert, Monique et Carmen Coll : Carmen Boujassy, tenait un genre de pension de famille. Elle logeait et nourrissait, pour la plupart des émigrés espagnols qui venaient en France pour chercher du travail, et qui trouvaient là un lieu d'accueil dans une ambiance familiale.
Tout en rendant service, elle avait trouvé là, le moyen d'améliorer son quotidien.
Monique.
Un peu tard je reviens sur la photo prise à la terrasse du Café de la Pédale. J'ai appris récemment que l'élégante dame chapeautée était Gilberte Camillière, soeur de Martha la sage femme que j'ai évoquée dans le blog.Gilberte était une excellente pianiste qui, à l'époque, avait fait de la musique de bal avec mon papa. C'était elle, également, qui agrémentait en jouant du piano, les séances de cinéma muet qui étaient données dans une petite salle derrière le café de la Bourse.
Monique
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jeudi, 03 juillet 2008
LE GRAND CAFE DU BALCON
Peu d’entre nous savent qu’à l’endroit où se tient actuellement notre Poste, il existait, dans les années 20, un café.
photo serge
Cet établissement était tenu par Monsieur David, qui auparavant était propriétaire du Grand Café Glacier, ensuite du Café des Arts et pour finir du Grand Café du Balcon.
Au rez-de-chaussée c’était la grande salle du bar, avec terrasse sur le trottoir.
Imaginez de nos jours, la terrasse à cet endroit stratégique pour la circulation. Heureusement qu’à cette époque bénie, la circulation se réduisait à quelques automobiles, et était surtout faite de « moteurs à crottins ».
A l’étage, se trouvait la grande salle du billard, mais celle-ci abritait souvent des jeux moins innocents, puisqu’on y jouait au baccarat, ce qui était interdit, mais cette activité attirait pas mal de joueurs de Puisserguier et de Béziers.
Collection Christiane Boerher grand café du balcon.jpg
Le 17 Décembre 1922, vers 2 heures 30, alors que la soirée de jeu venait de se terminer, 10 à 12 joueurs se tenaient autour de la table et comptaient l’argent, le croupier tenait en main la somme de 500 francs qu’on venait de lui remettre. A ce moment là, un certain Domenech demanda qu’on lui remette l’argent. Monsieur David essaya de s’interposer, mais celui-ci fit feu le tuant sur le coup.
L’autopsie révéla 3 blessures par balles : à la face, à l’épaule droite et au côté gauche du thorax au niveau de la 8ème côte, avec perforation de la veine cave, ce qui eut pour effet d’entraîner la mort instantanée.
Le tueur faisait partie d’un groupe de 6 anarchistes espagnols qui résidaient et travaillaient à Puisserguier depuis quelques temps.
Ce groupe qui avait pour nom « Les Incassables » préconisait l’action directe et avait pour but de récolter des fonds pour des accusés anarchistes espagnols.
C’était le secrétaire du syndicat ouvrier de Puisserguier, un français de 26 ans, qui leur servait d’intermédiaire pour la correspondance.
Ce groupe qui fréquentait le café, et jouait même à l’occasion, avait vu tout le parti qu’il pouvait tirer d’un hold-up, et fomenta son mauvais coup.
Quelques jours avant le drame, un ou plusieurs d’entre eux, s’étaient rendus chez un armurier de Béziers pour acquérir 4 pistolets, ce qui ne laissait aucun doute sur la préméditation.
Leur forfait accompli, à la faveur des cris et du tumulte les six individus prirent la fuite, se rendant à pieds jusqu’à Narbonne, où ils prirent le train pour la frontière.
Leur fuite ayant été signalée, trois furent arrêtés au poste frontière de Cerbère et trois autres à Foix, et furent incarcérés à Cette (orthographe de l’époque).
Ils furent jugés à Montpellier en Mars 1923, et condamnés à 20 ans de travaux forcés, pour tentative de vol qualifié, assassinat, complicité d’assassinat et tentative d’assassinat. Ils furent envoyés au bagne de Cayenne en Guyane.
Deux d’entre eux : Domenech José et Tardès Pédro, réussirent à s’évader du bagne le 11 février 1928, ayant probablement trouvé asile au Vénézuéla, comme l’atteste une lettre de l’un deux, expédiée à un de ses anciens employeurs de Puisserguier pour lui réclamer de l’argent. Les recherches furent abandonnées en 1939.
Tous ces renseignements, recueillis aux Archives Régionales à Montpellier, nous ont été aimablement fournis par Georgette Andral-Pujol, petite fille de Monsieur David, que nous remercions pour sa gentillesse et sa patience.
Narration/rédaction : Monique
Je trouve cette histoire très intéressante et tout à fait inattendue. J'ignorai totalement que Puisserguier avait été le centre d'un tel drame ...marie | vendredi, 25 avril 2008
Merci à vous, j'ignorais aussi que de tels événements avaient eu lieu dans notre paisible village .Monique as tu des renseignements sur le café qui existait sur la place de l'église ?
je rêve de le voir se ré-ouvrir, et que cette place devienne le point de départ de circulades .
Oui, j'ai besoin de rêver ce matin.
maryse | samedi, 26 avril 2008
Tout comme Marie et Maryse, je suis trés surprise par ces faits qui se sont déroulés dans notre petit village ! C'est vraiment intrigant !Claudie | samedi, 26 avril 2008
19:10 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Notre village, Famille, Traditions
mercredi, 02 juillet 2008
L’incendie du Grand Café Glacier
En haut de la Promenade, à l’emplacement de l’atelier de menuiserie de Monsieur Bousquet, se trouvait, à l’époque, un café qu’on appelait le Grand Café Glacier.
Collection Georgette Andral Grand café glacier.jpg
Une nuit glaciale de l’hiver 46, le café s’embrasa comme une allumette sous l’effet d’un court circuit. Le feu avait trouvé un combustible de choix puisque tout l’intérieur était revêtu de boiseries et que la façade elle-même était également en bois, sans compter toute la réserve de bouteilles et de bonbonnes d’alcool qu’on entendait exploser.
Mes parents, alertés par le crépitement des flammes, se mirent à la fenêtre. De chez nous on pouvait voir la lueur des flammes qui se reflétaient sur la façade de la maison Richard.
Arrivés les premiers sur les lieux, mon père et quelques autres personnes, se rendirent dans la rue Mirabeau, dans laquelle donnait l’arrière du café, pour tenter de dégager les propriétaires qui ne pouvaient sortir.
Photos Serge
A l’époque point de pompiers. La commune possédait une modeste pompe à main dont il fallait remplir le récipient avec de l’eau qu’on prenait à la fontaine toute proche en faisant la chaîne avec des seaux en toile.
Documents internet
Il s’avéra rapidement que les efforts dérisoires déployés étaient inutiles. D’autre part, le froid était tellement intense, que l’eau qui tombait sur les vêtements se gelait de suite.
On ne pouvait plus rien faire pour l’immeuble. Les personnes étaient sauvées c’était le principal.
Dans les jours qui suivirent, la solidarité puisserguiéraine dût s’exercer pour offrir un gîte et un couvert aux propriétaires en difficulté.
Je ne me rappelle plus très bien, ce qui se passa par la suite, à l’époque je n’avais que 14 ans.
Ce que je sais, c’est que plus tard, ces mêmes personnes achetèrent le Café de la Bourse qui appartenait alors à la famille Phalippou, les parents de Marie-Rose Gineste.
Narration/rédaction Monique.
Bonjour,Je suis la fille de Lucien Fernandez qui a pris la gérance du Café de la Bourse de 1950 à 1956, où j'ai passé les premières années de ma vie, qui restent à jamais gravées dans mon coeur,
Je suis arrivée par hasard sur ce site, et plein de souvenirs me sont revenus : le camion de Sénégas le "marchand d'huile", les pélerinage à ST Christophe, etc..
et l'évocation de la Famille Phalippou (Louis et Anita) qui sont aussi dans mon coeur.
Merci pour tout.
Sylvette
Bonjour Sylvette,Très heureuse que ce blog vous permette de remonter dans le temps et merci pour votre commentaire.
Peut-être pourriez vous nous raconter des anecdotes vécues dans le café de la Bourse tenu par vos parents !
On a tous envie de partager et de faire partager nos souvenirs, c'est le but de tous ceux qui ont "porté" ce projet.
A bientôt j'espère.
Corinne
Je ne sais si vous êtes comme moi, mais je trouve tout simplement fabuleux, que par la magie d'un blog, des gens que l'on avait tout simplement oubliés, se manifestent pour dire que, malgré les années, Puisserguier est resté dans leur coeur et que c'est là qu'ils ont vécu des années inoubliables.Merci Madame, d'avoir rafraîchi ma mémoire.
Depuis que j'ai raconté l'histoire de l'incendie du café Glacier, je cherchais, en vain, le nom de vos parents.
Il me plaît de me rappeler que c'est Madame Fernandez, qui était une excellente cuisinière, qui a fait notre repas de mariage en 1954, dans une salle derrière le café de la Bourse.
Si vous avez d'autres anecdotes, n'hésitez pas à nous les rapporter pour faire avancer ces chroniques qui nous tiennent tant à coeur.
Monique.
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mardi, 01 juillet 2008
Le Café des Arts
Le temps s'est longuement étiré entre ces deux époques !
Avant hier
Collection Georgette Andral col. Georgette café des arts.JPG
le Café des Arts, aujourd'hui.
Photos Serge
Enfant, c’est avec mes parents que j’ai commencé à «fréquenter» le café des arts, les jours de fête locale ou l’été sur la terrasse, devant une grenadine.
A l’adolescence, j’ai continué avec quelques amis et aujourd’hui encore…. Le bar se trouvait tout à fait au fond , en face lorsqu’on rentrait côté promenade. Il y avait déjà cette petite porte « dérobée » qui donnait sur la placette et qui nous arrangeait bien certains soirs !! Marie–Louise Soulagne y rangeait dans une caisse en bois, les siphons d’eau de selz, en attente de remplissage.
Sur la gauche du bar, dans le renfoncement, un grand billard français, sur lequel j’ai fait mes premières armes. Le samedi et dimanche soir on jouait à « la poule », jeu de billard avec des petites quilles et mises d’argent, qui quelques fois rapportait gros.
C’était Louis Cabanes qui, souvent, menait le jeu.
Le soir à l’heure de l’apéro et surtout les week-end, Lucien Barthés servait derrière le comptoir.
Après le départ de Marie-Louise et Jacques Soulagne, venant de Martigues, Antoinette et Marcel Arnoux se sont installés. Lucien a continué, aidé dans sa tâche par Claudie Rivière et Jean Péréa.
Collection Manu Collection Manu, Café des Arts.JPG
C’est Claudette Pagès de Capestang qui a remplacé Claudie. Et elle est devenue Puisserguieraine en épousant Jacky Aznar. Antoinette qui aimait bien les jeunes, avait fait installer un « juke-box » avec les titres du moment. Devenue veuve, elle a continué quelques années, avec Camille Soum, son compagnon. Pour une courte période, il y eut un certain Jean-Pierre Lemaire, puis Zaza et enfin Christophe Pagan..
Narration/rédaction : Manu
Pour ma part, bien que n'étant pas de la première jeunesse, je n'ai jamais connu le café des Arts, tel qu'on le voit sur la première photo.En revanche, sans risque de me tromper beaucoup, je pense pouvoir dire que le monsieur qui se trouve au premièr plan, à l'extrême gauche est mon grand-père paternel.
Je sais enfin, après les explications de Manu, ce que veut dire jouer à la poule. J'entendais souvent revenir ce terme dans la bouche de ce même grand-père, sans savoir vraiment ce que cela recoupait.
Monique
09:10 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Notre village, Famille, Actualités
lundi, 30 juin 2008
La Bourse
Parmi mes premiers contacts avec Puisserguier, ce sont ceux qui eurent lieu au Café de la Bourse, à partir de 1990, où j'eus le plaisir de prendre plusieurs fois mes repas.
C'était à l'occasion des mes passages dans le village alors que j'étais encore en activités professionnelles.
Photos Office du Tourisme/Serge
la_bourse1.jpg
Mais je suppose que cet illustre établissement, aujourd'hui devenu banque, a connu bien d'autres belles histoires.
Photos Serge Gonzalès/Office du Tourisme
la_bourse2.jpg
Vite, à vos plumes pour nous livrer vos souvenirs.
Narration/Rédaction Serge
Collection Jean Noël Badénas
Je suggère à Serge d'aller voir Marie-Rose Gineste. Elle est la fille des Phalippou, anciens propriétaires du Café de la Bourse, devenu hôtel-restaurant quand ils en devinrent propriétaires avec son mari Roger.Marie-Rose est au courant du travail de recherche que nous faisons pour le blog. Elle ne refusera pas, j'en suis certaine, de livrer ses souvenirs et ils doivent être nombreux.
Monique
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dimanche, 29 juin 2008
Café Fontes
Plusieurs années séparent très certainement les photos présentées sur les documents qui suivent.
Collection Office du Tourisme, Nicole Garin
Café Fontes, puis Café du Marché, peut-on imaginer tout ce qui a pu se raconter autour d'un verre ?
Nous comptons sur vous pour nous le dire.
Collection Nicole Garin
Le même endroit de nos jours !
Photo Serge
Quelle surprise en ouvrant le blog ce matin.Même moi, vieille puisserguiéraine, je ne savais pas que le café de la place s'était appelé Café Fontes.
Je l'ai toujours entendu appelé le Trastet !
Le Trastet devait certes avoir une clientèle d'habitués, mais il était aussi le rendez-vous des marchands ambulants qui vendaient leur marchandise sur la place du marché.
Roger et Marie-Rose Gineste en sont restés longtemps propriétaires, par la suite je pense qu'il a été tenu par un certain Ramondenc.
Pour finir je crois que la maison abritait un atelier de plomberie, mais cela demande vérification.
Monique.
J'ai toujours entendu dire qu'il y avait eu un café à cet emplacement, mais je ne l'ai jamais vu en activité. Par contre je me souviens très bien de l'atelier de plomberie de monsieur PLIHON.
Madame et monsieur PLIHON ont vécu au dessus de l'atelier durant de très nombreuses années avec leurs 2 enfants (un garçon et une fille dont je ne me rappelle plus les prénoms).
Jo Pagan a été longtemps ouvrier à la plomberie.
Monsieur PLIHON est décédé très jeune accidentellement, (par noyade au cours d'une partie de pêche à la rivière) et son épouse a subi un sort tout aussi tragique, peu de temps après, suite à un accident domestique. Depuis leur décès, le bâtiment est fermé.
Ces personnes étaient très sympathiques et animaient de part leur bonne humeur, leur gentillesse et leur spontanéité la vie plutôt agréable du "quartier" de la place au moment où j'y habitais.
Corinne
13:35 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Notre village, Famille, Actualités
samedi, 28 juin 2008
Allez viens … On s'enlève !!!
Jusque dans les années 50, existait à Puisserguier, et certainement dans les villages environnants, une coutume qui consistait à « s’enlever ».
Je m’explique : lorsque deux jeunes se « fréquentaient » et voulaient se marier, il arrivait quelquefois que la famille de l’un ou de l’autre mettait un empêchement pour une raison ou pour une autre. Si les enfants étaient dociles, ils se rangeaient, la mort dans l’âme, aux raisons invoquées. S’ils estimaient que leur amour était plus fort que tout, et à plus forte raison s’ils avaient fait « Pâques avant les Rameaux, » ou si vous préférez, ils « avaient mis la charrue avant les bœufs », et bien tout simplement, ils s’enlevaient, comme on disait au village.
Un beau soir, ils partaient pour une destination connue d’eux seuls, après avoir mandaté deux témoins, qui le lendemain avaient la charge de venir avertir les familles respectives.
Vu les moyens de locomotion de l’époque, ils ne devaient pas partir bien loin. J’en connais qui sont partis à deux sur la même bicyclette.
Deux à trois jours après cette odyssée, nos deux jeunes tourtereaux revenaient, bon gré, mal gré, il ne restait plus qu’à les marier, puisque la fille était déshonorée au vu et au su de tout le monde. Mais adieu la noce en grande pompe, et la robe blanche, tout se faisait en catimini.
Encore heureux quand le curé acceptait de les marier, certainement après avoir passé un bon sermon aux deux protagonistes.
Illustrations internet
N’attendez pas de moi que je vous fasse une liste de tous les gens que j’ai connu et qui se sont enlevés, tel n’est pas le but de cette rubrique qui est simplement faite pour donner une idée des coutumes qui existaient à l’époque dans le village.
Narration/rédaction : Monique.

Et toi Monique, as-tu été enlevée sur sa bicyclette ??
la calmette | jeudi, 26 juin 2008

Et non !!! C'était beaucoup moins romantique, mais tout aussi excitant, mais ... chut!!!
Monique | vendredi, 27 juin 2008
Merci à Midi libre :
Un gentil Monsieur de 88 ans m'a abordée ce matin pour me demander si c'était moi l'auteur de l'article sur les "enlèvements", qu'il avait lu dans le journal.Il m'a dit : "vous savez, ma femme et moi nous nous sommes enlevés, j'avais 19 ans et elle 18. Nous sommes partis à Béziers et trois jours après nous sommes rentrés, je ne voulais pas être accusé de détournement de mineure. C'est ma future belle-mère qui nous a recueilli. Il n'était pas question que je revienne chez moi. Je n'ai pas eu une enfance particulièrement heureuse. A l'âge de 16-17 ans mon père m'infligeait encore des corrections à coups de ceinturon. Comme cela faisait un petit moment que l'on se fréquentait, c'était une issue à tous nos problèmes."
Si l'on peut dire, car j'imagine qu'à cet âge là ça ne devait pas être facile de débuter une vie de couple dans ces conditions.
Amour quand tu nous tiens !!!
Monique | dimanche, 29 juin 2008
Il exitait encore pire, c'étaient les actes respectueux, quand les parents ne voulaient pas le mariage, il fallait attendre la majorité légale et aller chez un notaire faire établir un acte que les parents recevaient 3 fois à un mois d'intervalle, et après les heureux tourteraux pouvaient convoler, mais en attendant il fallait avoir un lieu d'hospitalité car pour celui ou celle dont les parents n'étaient pas d'accord, il valait mieux se trouver un refuge sur. J'ai appris cette procédure en lisant les gens de Mogador.lavazza | lundi, 30 juin 2008
Comme Lavazza, j'ai lu moi aussi, dans le temps, le roman d'Elisabeth Barbier, Les Gens de Mogador.L'histoire se situait en Provence dans un milieu des plus huppés.
Je doute fort que les couples de Puisserguier qui "s'enlevaient", aient pu s'adresser à un notaire pour faire établir des actes respectueux. Pour cela il fallait de l'argent qu'ils n'avaient certainement pas.
Monique | mardi, 01 juillet 2008
07:45 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Notre village, Famille, Actualités
vendredi, 27 juin 2008
Encore un bel après-midi...
... Autour des mémoires ! ...

zoom sur le film : aprèsmidi 28.06.jpg
Malgré la chaleur de ce superbe samedi d'été, nos amis ont été nombreux à se déplacer pour venir échanger leurs souvenirs tout en feuilletant les albums des Cavalcades aimablement prêtés par l'Office du Tourisme.
Répondant à nouveau présent, cette fois, c'est muni de photos que chacun nous a rejoint pour évoquer ce riche passé.
Le scannage n'a pas chômé et les anecdotes sont allées bon train.
Autant dire que l'aventure continue, avec un joli stock d'histoires qui viendront s'ajouter à celles déjà rédigées sur notre blog.
Ce beau succès nous encourage pour la préparation de la prochaine exposition qui se déroulera pendant les festivités de la fête d'été fin juillet.
De belles surprises vous y attendront.
Merci encore à tous,
Corinne
Photos serge
Nous remercions également Midi libre pour l'article ci-dessous, paru ce samedi :
zoom sur l'article : midi libre 28 juin.jpg
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