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04/10/2008

Des vaches à Puisserguier, Hebdo 19 (15)

Ce n’est pas une blague. Puisserguier a bel et bien eu ses vaches.

Avant guerre et même pendant la guerre 39-45, deux familles du village possédaient plusieurs vaches et vendaient le lait qu'elles produisaient.
C’étaient la famille Cauquil, à l’angle de la rue Clémentine et la famille Sénégas, impasse Notre-Dame, la maison habitée actuellement par la famille Lamouroux.

vaches à puisserguier.jpg

Illustrations internet
* l'ustensile 1 est un sellion, seau à traire (brotsè), en bois, qui était utilisé autrefois pour la traite manuelle.


Vous vous doutez bien que ces pauvres vaches ne sortaient jamais, puisque à Puisserguier la prairie est rare, pour ne pas dire inexistante.
Ca ne les empêchait pas de produire du bon lait, prouvant ainsi qu’elles étaient bien nourries.

Je ne sais pas comment la famille Cauquil écoulait sa marchandise, mais je me doute qu’elle le faisait par le même canal que les Sénégas.
On pouvait aller chercher son lait directement chez le producteur.

lait cauquil.jpg

Collection Monique Raphy, Photos Serge

Je revois la fille aînée des Sénégas, Madeleine, toujours en jupe culotte, avec son cruchon émaillé suspendu au guidon de sa bicyclette, faire le tour du village pour servir la clientèle.
Elle était aidée par Eloïse Tournal, qui faisait sa tournée en poussant une petite carriole sur laquelle se trouvaient les bidons émaillés, en forme de cruches et les mesures : litre, demi-litre et quart de litre.

En quelle année ce genre d’activité cessa, je ne saurais vous le dire.
Par la suite, on achetait son lait chez Marie-Rose Frayssinet, la maman de Lucette, dans un petit local en face l’ancienne épicerie Pomarède, et chez Marcelle Mailhot dans la rue du pâtissier, presque en face le porche qui va à la placette.
Elles étaient toutes les deux dépositaires d’un commerce de lait en gros que tenait la famille Drugeon.

A l’époque, le lait n’était ni écrémé, ni pasteurisé et encore moins upérisé, ce qui nécessitait de le faire bouillir avant usage.
Par la suite il se vendit en bouteilles capsulées et plus tard en briques, ce qui rendit obsolète, les commerces cités plus haut.

Narration/rédaction Monique

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