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15/10/2008
Réclame... Les bouchers (95)
Qui se souvient de l'entr'acte au cinéma ?

Quand apparaissait le petit mineur annonciateur des "Réclames" !
..... Dans la famille Caille, je demande Joseph le frère.
Collection Manu

Collection Claudine CAILLE
La réclame pour la boucherie Caille m'amène à vous parler de nos bouchers, tout au moins ceux que j'ai connus.A tout "saigneur" tout honneur. Commençons donc par citer la boucherie Caille (actuelle boucherie Brice) qui était tenue d'abord par le père et ensuite par le fils André, tandis que l'autre fils Joseph tenait une charcuterie dans la petite rue de Gonzales le boulanger.
En remontant la grand rue on trouvait la boucherie chevaline de la famille Vila, ensuite la boucherie Fabre que je n'ai vue tenir que par un certain Estournet pendant la guerre, puis la boucherie Rougé sur la place. Qui ne se rappelle de Marius et d'Augustine, aussi ronde derrière son comptoir que Marius était longiligne.

collection Francis Guell
En passant sur la place on trouvait la charcuterie Pujol tenue par les grands parents de l'actuel charcutier. Je revois encore Madame Pujol revêtue de son tablier blanc immaculé, débiter les boules de foie, le petit salé et la saucisse, et dont, son petit-fils me pardonne, je n'ai plus jamais retrouvé le goût.
En descendant la rue Thiers se trouvait la boucherie Marquès qui fut ensuite reprise par sa fille Jeannette qui vient récemment de nous quitter.
Tous ces bouchers avaient une particularité, ils abattaient eux mêmes leurs bêtes dans de petits abattoirs particuliers disséminés aux quatre coins du village.
Dans leur boutique, point de meuble réfrigéré, mais simplement de grandes tables en marbre montées sur pieds en fer forgé. La viande qu'ils vendaient, toujours de premier choix, était emballée dans un papier grossier, un peu jaunâtre, qu'on appelait papier crasse.
Il n'était pas rare de voir les carcasses d'animaux suspendues devant la vitrine; à cette époque la pollution était quasiment inexistante et la réglementation un peu moins tatillonne.

collection Jean-Noël Badenas
Je sais que d'autres bouchers ont pris la suite de ceux cités, mais je me suis volontairement cantonnée à vous parler des plus anciens que j'ai bien connus.
Je laisse le soin à d'autres intervenants de vous parler de ceux qui se sont succédés par la suite.
Monique | dimanche, 7 septembre 2008
En complément de la note de Monique, je me souviens uniquement de Jean Paul VERDIER à la succession de monsieur CAILLE, avant Brice.Je n’ai pas connu la boucherie de la place sous le règne des « ROUGÉ », mais j’ai bien connu « mamé Augustine », et c’est vrai que c’était une petite bonne femme tout en rondeurs, d’un caractère bien trempé, qui n’avait pas « froid aux yeux ».
Les successeurs ont été d’après mes sources : MALATRE, Michel VERDEIL et Richard CATHALA, l’actuel boucher.
Si la boucherie MARQUES dont parle Monique est celle qui se trouvait à côté du tabac MEJEAN, les lieux ont été occupés par les bouchers MITOU et CABROL, et le volailler AYRAL qui a été le dernier à y tenir un commerce.
Francis GUELL m’a appris, lors d’un « après midi autour de mémoires », que la maison qu’il occupe, rue Mirabeau, était une boucherie tenue par son beau père, Monsieur FABRE, que monsieur ESTOURNET a remplacé durant la période de la guerre, comme précisé par Monique.
Monsieur FABRE tuait ses bêtes juste à côté de la maison familiale, à l’emplacement actuel du garage de Francis. Par la suite, en raison de la mise en place de normes sanitaires plus strictes, monsieur FABRE s’est fait livrer les bêtes tuées à l’abattoir de Béziers, par la « Cheville ».

Photos serge
Quant à la boucherie « chevaline » d’Alfred (VILA), je n’y vois pas d’autre « propriétaire », mais je me souviens très bien de ce commerce.
Une clochette accrochée à la porte, annonçait l’arrivée des clients. Sur la gauche, il y avait
un « billot » sur lequel se trouvaient des quartiers de viande, et au dessus, une barre à crochets. Si par hasard, il n’y avait personne, Alfred arrivait des appartements situés à droite, avec son tablier « pied de poule » bleu et blanc, qui lui descendait sur les pieds, et se dirigeait derrière son tout petit étal en bois dissimulé derrière une banque sur laquelle trônait une balance manuelle. La chambre froide occupait tout l’angle gauche de la pièce.
Pour moi, assister au rituel des steaks hachés était un moment particulier, car pratiqué avec soin et délicatesse. Le morceau de viande une fois débité en gros dés, était haché dans une machine toute simple. Le hachis récupéré dans une petite bassine blanche, était soigneusement déposé à l’aide d’une cuillère à soupe dans un moule à steak, préalablement pourvu d’un film transparent ovale, au format du steak (la quantité hachée était toujours équivalente au nombre de steaks vendus).
Une ou deux petites pressions bien précises, un petit film par-dessus pour faire le pendant, et le tout bien rouge, pas trop « serré », déposé à l’aide de la spatule sur du papier d’emballage spécial, sans aucune publicité.Et pendant le temps de la préparation, on parlait de la pluie et du beau temps, de la famille. Alfred était très bavard !
Cette boucherie, la seule qui vendait du cheval, était très renommée, et les clients venaient des villages alentours. Ma tante lors de ses visites dans la famille faisait une cure de « cheval de chez Alfred» dont elle mangeait avec délice quelques morceaux crus. Il faut dire que la qualité de la viande le permettait, mais il faut aimer !!!!!
Au fait, n’y avait-il pas une boucherie dans la rue de Strasbourg, presque à l’angle de la rue de la République ?
Corinne | mardi, 9 septembre 2008
Illustrations d'après Internet
Après un très agréable moment passé à la maison des associations cet après-midi, une petite envie de revenir visiter le blog...Je voulais juste apporter une précision sur la boucherie de la place : après Mr Verdeil il y a eu Jean Pierre Balayé pendant quelques années et après lui encore un autre boucher dont j'ai oublié le nom et qui n'est resté que quelques mois avant que Richard s'installe.
LiLi | samedi, 27 septembre 2008
Une anecdote sur la boucherie chevaline : le coeur et le foie qui n'étaient vendus qu'un seul jour par semaine, le mardi je crois bien, et qu'il fallait commander une semaine à l'avance si l'on voulait être sûr d'en avoir!LiLi | samedi, 27 septembre 2008
Puisqu'on est parti sur les anecdotes, une de plus à ajouter à la collection.Au sein de ma famille, j'ai toujours entendu raconter que chaque fois "qu' Alfred du mousic" abattait une bête, le Docteur Picou se faisait garder les "coucougnettes", autrement dit les testicules, qu'il considérait comme un morceau de choix qui n'avait d'égal que les ris de veau.
J'allais vous proposer de faire la comparaison, mais il est hélas trop tard. Il y a belle lurette que les chevaux que nous mangeons ne sont plus tués "maison", ce qui implique l'absence d'abâts.
Monique | dimanche, 28 septembre 2008
Merçi à l'association pour cet agréable après-midi de souvenirs.Je pense que pour moi s'est aussi réalisé un voeux avec la venue de Madame et Monsieur ARAOU avec lesquels j'ai partagé beaucoup d'émotion, MERCI pour votre visite.
Pour confirmer les commentaires de Lilli, effectivement après Mr et Mme ROUGE, la boucherie de la place a été tenue par Mr MALARTRE qui l'a vendue à mon Frère Michel VERDEIL(en 1968) lequel l'a ensuite vendue à Mr BALAYE (en 1975) qui venait de Nissan les ensérune. Avant Mr CATHALA je ne sais pas qui était là, mais si on le demande à RICHARD il nous le dira bien.
Pour suivre l'idée des coucougnettes de Monique, effectivement que c'est un morceau de boucher même celles de boeuf et d'agneau que nous mangions à la maison ayant le privilège d'avoir un boucher dans notre famille.
Bonne Journée à tous
MAGUY | lundi, 29 septembre 2008
09:22 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : notre village, actualités, famille






Commentaires
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Ecrit par : LiLi | 27/09/2008
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Ecrit par : LiLi | 27/09/2008
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Ecrit par : Monique | 28/09/2008
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Ecrit par : Maguy | 29/09/2008
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