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samedi, 26 novembre 2011

Adieu Monsieur le Boulanger

 Robert Bascoul nous a quittés, ainsi que son village, ce 22 novembre 2011…

 

Afin de témoigner  sur le Tome 2 des MémoiRes il nous avait très gentiment reçus, chez lui, pour nous raconter :

 

« Le four daterait de 1800 ou 1850, vu que mon père avait entendu dire que plusieurs boulangers l’avaient exploité avant 1921, date à laquelle il l’a acheté et exploité jusqu’en 1953.

J’ai repris le « four » à cette date là, jusqu’en 1984.

En 1984, la boulangerie a été reprise et a fonctionné durant 2 ans avant la fermeture définitive. L’actuel propriétaire de la maison a conservé le four.

Au départ, la boulangerie était d’une seule pièce, un côté four et un côté vente. Quand je l’ai reprise, j’ai construit une cloison qui séparait les deux.

Ce four mesure environ 4 m 50 de profondeur. Il y a la Cape (la voûte) ; la sole et la ceinture.

Devant il y a « l’autel » avec la porte d’entrée. Il y a aussi le « passage du chat », un mur construit tout autour en prévention de la dilatation.

Il fallait environ 2 heures pour faire monter le four à 200 - 220°. Puis il fallait laisser « tomber » le feu avant de commencer la première fournée. Le bois utilisé était du châtaignier.

Je faisais différentes sortes de pain : charleston, fougasse, pignon aux fritons et des « chapeaux de toréador ».

Les outils employés : le tire braise, l’écouvillon, l’étouffoir et différentes pelles en bois de plusieurs dimensions.

Ce four a vu souvent des plats à cuire, des dindes pour la Noël et des pistaches à griller pour le cinéma « de la pistache »* Beaucoup d’anciens s’en souviendront.

Le four serait aujourd’hui encore en état de marche, vu sa bonne tenue. Dans une semaine, je suis capable d’y faire cuire du pain. »

Robert Bascoul (juin 2009), page 21 du Tome 2

 

mémoires de puisserguier

 

Malheureusement il n’a pas fait cuire de nouvelle fournée.

 

La disparition de Robert Bascoul nous conforte dans notre sentiment que le temps presse de rassembler les "mémoires du village" encore vivantes.

Nous continuerons à nous y employer avec toute notre passion. Le prochain Tome 4 étant garant de notre engagement.

 

Toute l’équipe des MémoiRes présente ses sincères condoléances à la Famille et aux proches de Robert Bascoul.

Corinne

 

@ Nous habitions la rue Cambon, et mon Papa n'aurait jamais mangé du pain autre que celui de "Bascoul".

Et quel Puisserguiérain n'a pas mangé la fougasse ? 

Nos plats de macaronis eux aussi finissaient dans le four de notre Boulanger.

MERCI Mr BASCOUL pour ces années souvenirs.

Reposez en paix auprès de tous les vôtres.

AU REVOIR MR LE BOULANGER

Maguy

@ La disparition de Mr BASCOUL, renforce hélas une nouvelle fois  la raison d'être des mémoires de Puisserguier. Les souvenirs qu'il a pu nous raconter resteront dans le tome 2 et les générations à venir, sauront qu'à Puisserguier, il y avait un boulanger nommé Robert BASCOUL .....Mes sincères condoléances à toute sa Famille. Marie

@ La disparition de Robert me touche d'autant, que j'avais eu l'occasion de le rencontrer récemment, lors de la semaine bleue à la maison de retraite de Creissan où il était pensionnaire. Je ne pensais pas, à ce moment là, qu'il nous quitterait aussi vite. Très attentif lors du diaporama sur les sujets d'autrefois : vieilles réclames, vieux films, le tablier de ma grand-mère etc.. il m'avait même interrogée, à l'issue de la séance, afin de savoir comment les Mémoires de Puisserguier se procuraient les documents qui composaient les diaporamas. Toujours très courtois il avait alors félicité toute l'équipe. C'est dire qu'il avait gardé toute sa tête malgré les misères physiques inhérentes à son grand âge.

Cerise sur le gâteau, je le revois, lors de la journée de clôture de cette semaine bleue, entrain de danser un slow dans les bras d'Emilie l'animatrice. Qui aurait pu présager qu'il nous quitterait aussi vite pour aller rejoindre son Andrée qu'il pleurait toujours.

Adieu donc Robert. Vous si discret avez laissé un souvenir indélébile au cœur des vieux  Puisserguiérains. Celui du "bon" pain que vous avez pétri pendant des décennies et cuit dans le four à bois de la "rue du Four".

Votre famille, à qui j'adresse mes plus sincères condoléances, peut être fière de vous. Monique

@ Monsieur Bascoul, En vous remerciant pour votre fougasse au feu de bois. Bertrand

 

Commentaires

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Écrit par : pena | mercredi, 23 novembre 2011

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Écrit par : marie | jeudi, 24 novembre 2011

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Écrit par : guy.valdes | jeudi, 24 novembre 2011

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Écrit par : Bertrand | jeudi, 24 novembre 2011

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