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lundi, 23 juillet 2012

Lucien Dachary... Trois survivants de "la première heure" ont tenu à raconter

Comme nous vous l’avions annoncé dans notre note précédente, nous avons répondu à l'invitation de trois amis de monsieur Dachary.

Ils avaient envie de partager leurs souvenirs communs et de faire part des nombreuses actions entreprises par « leur maire » et ami.

Nous avons passé un très agréable moment à discuter, à nous souvenir. Nous les remercions pour leur démarche qui, nous l’espérons, vous apportera un éclairage, certes rapide, sur une partie des actions des mandats de monsieur Dachary.

Corinne

 

mémoires de puisserguier

 

Lucien Dachary était âgé de 90 ans et rien ne le destinait à devenir Maire.

 

Les trois « survivants » (comme ils se sont surnommés sympathiquement) à cet ami de longue date, Robert PriouFrançois Anglade, et Francis Gouttines, rassemblés autour du verre de l’au revoir, ont tenu à témoigner.

 

En 1965, c’est un concours de circonstance qui amènera Lucien Dachary à envisager de constituer une liste électorale.

 

En effet, avec quelques amis, ils pensaient que la commune avait besoin d’une maison de jeunes et de la culture.

Ils effectuent alors les démarches pour constituer un dossier qui sera déposé en Mairie.

Le projet de construction prévu en « préfabriqué » est refusé par les élus.

Très déçus, une quinzaine d’amis toujours bien décidés à défendre leur projet de maison des jeunes décident alors de « monter » une liste autour de Lucien Dachary qu’ils présentent aux élections municipales de 1965.

Aux termes des deux tours les 17 candidats sont tous élus dans ce nouveau conseil municipal.

 

Un des premiers chantiers est bien évidemment de réaliser cette maison des jeunes tant souhaitée.

Après que les géomètres aient tracé le terrain quelques uns des membres de l’équipe, nouvellement élue, se transforment en entrepreneurs (pour des questions de budget) et creusent eux-mêmes les fondations avec la toute nouvelle pelle mécanique réceptionné le jour même, avant que n’intervienne l’entreprise albigeoise qui édifiera les locaux. Locaux initialement prévus pour durer vingt ans !

 

Un peu plus tard, retroussant de nouveau leurs manches ils transforment le plateau d’éducation physique peu utilisé en terrains de tennis.

L’activité judo sera déplacée aux anciennes douches qui seront ultérieurement transformées sous le mandat suivant de Francine Sénégas.

 

Des « chantiers d’été » sont instaurés pendant l’année 1966.

Il devient possible, en juillet et août, d’occuper les jeunes (à partir de 16 ans) à travailler pour la commune moyennant rémunération au SMIG.

C’est ainsi (entre autres travaux) que de nombreux chemins ou petites rues du village seront bétonnés.

Bien des grincheux pourtant estimaient que cela représentait un coût supplémentaire pour le budget municipal, mais les élus de l’époque étaient confortés dans leur choix par la reconnaissance des parents qui étaient tous très satisfaits de cette initiative car au moins les enfants ne « trainaient » pas dans les rues…. De plus, leurs concitoyens appréciaient les améliorations de la voirie dans le village, et les viticulteurs celles des chemins d’accès aux propriétés…

 

Pendant la mandature de Lucien Dachary on peut également relever plusieurs évènements marquants,  comme le lancement d’une souscription auprès des Puisserguiérains pour refaire le pont du ruisseau de Gageot  (pont bleu), en raison du coût élevé des travaux. Ce pont avait été emporté par les crues de 1967.

 

Les travaux d‘assainissement, grand chantier indispensable pour le bien être sanitaire de tous, furent en partie effectués par les élus eux-mêmes, sauf les grands axes, sous traités à des entreprises.

 

C’est au début des années 70 que seront créés et publiés les premiers bulletins municipaux semestriels avec les moyens du bord, notamment la vieille « Ronéo » de l’école.

 

Puis ce fut le déménagement de la mairie, devenue exigüe et nécessitant de trop gros frais de réhabilitation. M. Dachary et son équipe achètent la Maison Abelanet, en 1976, pour y réinstaller tous les services municipaux.

L’inauguration eut lieu en juillet 1979 (voir article Midi Libre)

 

Midi libre 31 jullet 1979.jpg

Midi libre 31 juillet 1979 (coll Mané).JPG

 

Ce fut également la création du premier lotissement du village, qui fut vendu « à prix coûtant » à l’initiative de M. Dachary

 

Par ailleurs, très investi et concerné par les problèmes viticoles, il a toujours agit au mieux et défendu farouchement les intérêts de la viticulture.

 

Après avoir administré Puisserguier, pendant presque 25 ans, Lucien Dachary finira sa carrière professionnelle, à Béziers, avant de tirer sa révérence, entouré de ses amis réunis ce soir, 1er décembre 2011, pour raviver quelques uns de ces passionnants souvenirs.

 

Il ressort de cette sympathique discussion, que Lucien Dachary avait su instaurer une ambiance conviviale et amicale, tout en tenant compte de la personnalité et du tempérament de chacun.

 

Témoignages recueillis par les MémoiRes de Puisserguier qui remercient Robert, Francis et François de les avoir invités à les retranscrire dans le cadre du travail de mémoire de l’association (archives Midi Libre 1979, collection Mané).

 

@ Bonjour,

Un peu tardivement il est vrai, je souhaite répondre sur un point précis de cette note concernant M. LUCIEN DACHARY, ancien Maire de Puisserguier.

Bien sûr que la Municipalité actuelle a pensé très tôt à rendre hommage au premier magistrat de notre commune durant près d'un quart de siècle.

Si la mise en route a traîné, c'est qu'il y a des explications:

- premièrement le choix du lieu. De nombreux élus avaient leur idée, mais il a été décidé, par courtoisie, la moindre des choses, de laisser le choix à la famille Dachary. Une fois le lieu choisi, il a fallu que le Conseil Municipal vote, en délibération, pour le changement d'un nom de lieu, à proximité de la Mairie.

- deuxièmement, le choix de la PLAQUE qui va honorer ce grand Maire. Si l'emplacement est connu, il ne suffit pas d'apposer une plaque "commune" pour M.DACHARY. Le Conseil Municipal se donne le temps de réfléchir à la qualité de la plaque à choisir Et le texte qui sera inscrit dessus, en accord avec la famille.

- l'emplacement est choisi, il ne nous reste plus qu'à officialiser la date de pose de la plaque.

Pour connaître les réflexions quant à ce projet et son terme, vous pouvez consulter le Site Internet de la Mairie, à la rubrique des Conseils Municipaux.

Recevez mes cordiales salutations,

J-Paul SIRAT

mémoires de puisserguier

 Midi libre 23 juillet 2012 :

http://www.midilibre.fr/2012/07/23/hommage-a-lucien-dacha...

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Écrit par : JP Sirat | lundi, 30 avril 2012

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