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lundi, 08 juillet 2013

Le Tomata

Le Tomata 

 

Puisque la saison des tomates bat son plein, j’ai décidé de vous parler du tomata.

  

Le tomata, mais qu’est-ce "encore" ?

Une très vieille recette que nos grand-mères se transmettaient de mère en fille, dans l’Hérault et même  dans l’Aude.

 

A l’époque pratiquement tout le monde avait un jardin, et lorsque arrivait le milieu de l’été et que les tomates étaient à pleine maturité, alors débutait la fabrication du tomata,

 

Le plus souvent dans un pot en grès, qui servait le reste du temps à conserver le confit, on mettait les tomates trop mûres assaisonnées de sel pour leur conservation.

De temps en temps on procédait à l’égouttage de l’eau qui se produisait et lorsque le pot était rempli, on versait le tout dans un grand torchon qu’on nouait en baluchon suspendu à un manche à balai qui reposait sur deux chaises. Les tomates s’égouttaient ainsi dans une bassine pendant un jour ou deux.

C’est alors que dans toutes les maisons on baignait dans l’odeur un peu fadasse de la tomate mûre et le cliquetis des gouttelettes qui tombaient dans les bassines en zinc.

 

A l’issue de cet égouttage la purée de tomate, ainsi obtenue, était malaxée avec du sel, mais je ne me hasarderais pas à vous donner les proportions exactes de peur de vous induire en erreur.

Le tomata était ensuite stocké dans des pots en verre, genre pots à confiture, et pour qu’il se conserve plus facilement, en l’absence de réfrigérateur, une mince couche d’huile d’arachide était versée sur le dessus, afin d’éviter la moisissure qui n’aurait pas manqué de se produire au contact de l’air.

 

mémoires de puisserguier

 

Nos grand-mères, qui n’étaient pas très fortunées, avait ainsi inventé ce que nous appellerons l’ancêtre du concentré de tomate, qui leur servait tout au long de l’année, lors de la fabrication de leurs ragoûts.

 

Les très rares personnes qui ne possédaient pas de jardin, pouvaient acheter leur tomata tout fait, auprès des maraîchers du village, qui à l’époque étaient forts nombreux. Moyennant un travail supplémentaire, les tomates qu’ils ne pouvaient pas vendre leur apportaient ainsi un complément de recette fort apprécié, les temps étant durs pour tout le monde.

 

Narration/rédaction : Monique

 

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