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mardi, 19 novembre 2013

La classe « 53 » retourne à l’école.

 La vie les ayant éparpillés dans la nature, pour fêter leur joyeuse soixantaine, une trentaine d’amis s’est retrouvée, pour un repas d’anniversaire, autour de la table d’un des plus anciens restaurants de Puisserguier « Le Café des Arts » qui fait partie intégrante des MémoiRes du village. 

Pour clore cette belle journée, ils nous avaient demandé de les recevoir au Centre de Ressources.

 C’est ainsi qu’en milieu d’après midi cette sympathique bande de copains a été accueillie par notre équipe ravie de leur faire la visite du site.

Après la photo souvenir à la terrasse du « Grand café Glacier » l’émotion était forte, notamment quand ils se sont retrouvés dans « leur » ancienne école devenue aujourd’hui ce lieu du retour dans leur passé.

 mémoires de puisserguier

 L’épicerie de Francine, le salon de coiffure Falguera, la salle de classe…, autant d’images de leur enfance. La séance incontournable d’écriture avec l’encre violette a été un moment de grand amusement fixée par une photo de groupe.

La visite s’est poursuivie dans la cour. De la vigne (avec l’hommage à la cave Coop) au garage Asset, en passant par l’exposition sur la vie du quotidien d’autrefois, ils ont revécu (en s’essayant notamment à jouer à la marelle) ce temps pas si lointain que ça.

mémoires de puisserguierEn témoignant de leur immense satisfaction auprès de nos bénévoles qui les ont reçus ce dimanche, ils les ont chaleureusement remerciés et ont tous promis de revenir dans… 5 ans !.

Livre d'or des 53.JPG

 

 

@ On s'était dit rendez-vous dans 10 ans.....

 

mémoires de puisserguierVenus de Montpellier, Toulouse, Béziers ou de plus près, fraîchement retraités ou attendant que l'heure de la retraite sonne, la classe 53 s'était donnée rendez-vous au Café des Arts en cette veille de 11 novembre.

 

Enthousiasme, exaltation et bonne humeur étaient aussi au menu du copieux repas, servi par Lilian et sa bande.

Après le fondant au chocolat et les bulles, chacun s'est vu offrir, par tirage au sort, un petit présent apporté par chaque convive .

 

Sympa !

 

Puis direction le Centre de Ressources. Accueil chaleureux. Pour certains, l'émotion fut grande. Un retour en arrière de plus de cinquante ans...

Flashback. 

mémoires de puisserguierNon, pour ma part point de nostalgie, mais le bonheur partagé de se retrouver, de vivre ce moment présent : pupitres en bois et tableau noir... encre violette et bonnet d'âne …

 

mémoires de puisserguier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il fallait absolument réessayer la plume sergent major, utiliser le buvard... passer au piquet ... ou, dans la cour, jouer au palais, n'est-ce pas Nicole ? De vrais gamins !!! 

 

Bref de belles rencontres.

 

La soirée se termina pour les plus bavards devant un dernier verre au Café des Arts...

En se disant rendez-vous dans...

Mané 

jeudi, 14 novembre 2013

Le Monument aux Morts

 

1916 - la grande guerre fait rage depuis déjà trois ans. La tuerie de Verdun  est à son paroxysme en ce mois de Mai quand à Puisserguier le Conseil Municipal décide l'achat d'une couronne mortuaire pour la déposer au cimetière sur un emplacement qui sera réservé aux enfants du village morts pour la France.

mémoires de puisserguier

Texte de François Augé  Hymne à la France.jpg 

Cette délibération est prise le 8 Mai. Qui aurait pu prévoir alors qu'il y aurait 29 ans plus tard, en 1945, un autre 8 Mai !

 

La grande guerre terminée, c'est en 1922 qu'est décidée la création d'une section locale des Anciens Combattants 1914/18, chargée de défendre les droits des orphelins, des veuves, des blessés et pensionnés de guerre. Sont élus à ce Comité : Oulhiou Albert (Président ) Rouanet Emile, Pujol Rémy et Cabrol.

Le Conseil municipal vote une subvention de mille francs pour la section des anciens combattants.

 

C'est a l'automne 1923 que le Conseil municipal vote un crédit de 25.000 fr pour l'érection d'un monument dédié aux morts de la guerre.

 

mémoires de puisserguier

 

Ce monument paraît avoir été inauguré en 1924. Selon la description, ce fut une importante cérémonie à laquelle assistèrent les vétérans de 1870/71, les anciens combattants de 14/18, le Conseil municipal au grand complet, les enfants de toutes les écoles et la population du village.

Les enfants défilèrent devant le monument et y déposèrent des fleurs, ensuite le Maire, Charles Guilhaumon prononça une brève allocution :

" Mes enfants, Mesdames, Messieurs. Dans le recueillement et la simplicité, nous avons voulu avec le concours de tous, élever ce modeste monument du souvenir qui rappellera au cœur des vivants le sacrifice des 98 enfants de Puisserguier morts pour la France. Nous l'avons placé dans ce vieux cimetière du village où reposent depuis bien longtemps nos ancêtres...."

Le Maire  appela ensuite chacun des noms gravés dans le granit et, à chaque appel, le Président des anciens combattants répondait "Mort pour la France "

 

mémoires de puisserguier

 

Depuis lors, ce Monument, installé au Jardin Public, domine toujours en partie le village, mais restent à son sujet des questions auxquelles, je crois, seules les archives locales pourraient éventuellement répondre. [*]

 

Qui a construit ce monument, qui l'a installé à cet emplacement, qui a gravé les noms dans le granit ?

 

Narration/rédaction : Jacques Garrigues

[*] Dans une prochaine note, les éléments et les documents de réponse vous seront révélés d'après les dossiers trouvés dans les archives du Conseil Général de l'Hérault à Montpellier.

 

@. Un de nos anciens relate ainsi l'Armistice à Puisserguier :

Annoncée par télégramme officiel à toutes les communes de France, l'armistice se manifesta par une longue sonnerie de cloches.

Le Maire (Henri Chappert) donna lecture du télégramme sur la place de la Mairie et demanda à la population de ne se livrer à aucune manifestation, par respect pour les nombreuses familles en deuil.

Jacques

 

 

11 novembre 2011,

 

Les membres de notre association ont été très heureux de la participation (Traction FFI en vedette très remarquée) de l’association « Maquisard Représentation »  à la commémoration du 11 novembre à Puisserguier.

 

Nous attendons avec beaucoup d'intérêt vos prochaines manifestations (en projet pour notre village) que nous avons évoquées lors de nos rencontres à la vitrine.

Nous vous disons encore bravo et souhaitons un grand succès à votre association.
Corinne Milhet,

Présidente et toute l'équipe des mémoiRes.

mémoires de puisserguier

 

@ Un article très instructif et intéressant, qui est très pédagogique. Pour information, le sculpteur biterrois Jean Magrou a réalisé le Monument aux Morts des communes de Capestang et de Colombiers. Un de ses élèves a-t-il réalisé celui de Puisserguier ?

Pour revenir sur la cérémonie du 11 novembre dernier, la participation de l'association "Maquisards Reconstitution" a été largement appréciée. Même si quelques "réboussiers" ont trouvé leur présence "anachronique" pour un 11 novembre...

Ils reviendront, en plus grand nombre, pour le 8 mai prochain. Et leur démarche a été félicitée par les Anciens Combattants, au travers de leur Président, M. Bollinches.

Rendez-vous pour le 8 mai 2012 !

JP Sirat

 

@ Merci pour votre article très complet.

L’Association Maquisards Reconstitutions a été très honorée de l’accueil de Puisserguier, 

Merci à Mr le Maire,

Merci à nos élus pour leurs Accueils.

Une journée pleine d’émotion et de rencontres.

Nous avons eu de  nombreux contacts pour de  futures manifestations dans notre village, notamment le 8 mai avec un camp maquisards et normalement aussi un camp US, des véhicules, des défilés, et surement des surprises.

Pour répondre aux "réboussiers" une seule phrase compte :

 "Devoirs de Mémoires et qu'importe nos tenues"  à bientôt ....

Rendez-vous le 8 mai 2012 !

maquisardsreconstitutions@yahoo.fr

colangelo philippe

 

samedi, 09 novembre 2013

Qui a érigé celui de Puisserguier?

"La tradition que nous mettions en avant les Monuments aux Morts érigés suite à la victoire des Alliés à la fin de la Première Guerre Mondiale, c'est légitime et compréhensible, tant les communes de notre pays ont fait construire des Monuments aux Morts dès le  lendemain de celle que l'on "croyait la Der des Der"....

 

mémoires de puisserguierLes Poilus qui ont combattu dans l'enfer des tranchées le méritaient, près d'un quart des jeunes de 20 à 35 ans sont tombés sur les champs de batailles. D'autres sont revenus handicapés à vie, notamment les "Gueules Cassées".

S'il est nécessaire de faire un devoir de mémoire, il faut savoir que les premiers Monuments aux Morts sont antérieurs à la "Grande Boucherie" de 14-18.

 

Sous le premier empire, entre autres monuments, l'Arc de Triomphe honorait la Grande Armée napoléonienne, mettant en avant les Généraux de l'Empire. Point de flamme au soldat inconnu à cette époque.

mémoires de puisserguierAprès l'échec de Napoléon III et la cuisante défaite de 1870, de rares communes ont tenu à rendre hommage à leurs fils disparus lors de cette guerre.

Ainsi en Vic-en-Bigorre, en 1889, est construit un monument en l'honneur des morts de la guerre de 1870, inauguré en 1894, avec une statue représentant la revanche armée d'un gourdin contre les "Boches".

 

D'autres communes suivront: Montauban en 1895, puis Vernon dans l'Eure, Taninges en Savoie, et Aurillac en 1906 avec une œuvre de Jean-Baptiste Champeil, enfant du pays.

 

Mais force est de constater deux choses pour l'historien néophyte:

- peu de monuments ont été construits près des champs de bataille, surtout dans le Nord-est de notre pays.

- In fine, peu de Monuments aux Morts de cette guerre de 1870 ont été érigés dans les plus de 36000 communes françaises. Il est vrai que la France venait de connaître une cuisante et rapide défaite...

 

Ce n'était pas, sûrement l'heure d'honorer nos Morts tombés pour un régime (le Second Empire) qui allait laisser sa place à la Troisième République, qui voulait tourner la page du Bonapartisme.

Mais l'heure était alors à la revanche contre l'ennemi d'hier, et ce n'est pas en construisant des Monuments aux Morts, résultants d'une défaite, voire d'une déroute, mais en martelant, avec propagande d'Etat, des plus jeunes aux plus anciens que l'on allait reprendre l'Alsace et la Lorraine.

Il faudra attendre la fin de la 1ère Guerre Mondiale pour voir notre sol se couvrir de stèles et de monuments commémoratifs, c'est vrai cette fois à l'issue d'une Victoire !

 

Ainsi, plus de 30000 Monuments aux Morts seront inaugurés en France entre 1918 et 1925. Mais connaît-on celui qui a érigé celui de Puisserguier?

Ciao, donque dicame que va bene, molto bene !!! Grazie mille !!!

JP SIRAT"

 

 

Erection du "Monument aux Morts"

de Puisserguier

 

Le Conseil Municipal a approuvé le projet d’érection d’un « monument aux morts pour la patrie » par délibération du 15 juin 1922.

 

DESCRIPTION DU MONUMENT :

« Il est formé d’un socle surmonté d’un tronc de pyramide de 3,45 m de hauteur, le tout en granit belge. Sur l’une des faces se dressent une statue de femme en marbre blanc de 1,75 m de hauteur, et dans un médaillon le buste de bronze d’un poilu.

La soumission pour l’exécution de ce travail a été consentie par monsieur Léon ROMBAUX entrepreneur-graniteur à JEUMONT (Nord) moyennant la somme de 23 000,00 F ».

 

mémoires de puisserguier

 

COUT :

Le cout total du monument est détaillé de la façon suivante :

23 000,00 Francs pour le monument et 1 000,00 Francs pour le charroi, + 2 000,00 Francs de maçonnerie (Rial) qui ne semble pas avoir été pris en compte dans le projet initial puisqu’il est question dans les délibérations et minutes diverses de la somme de 24 000,00 Francs (voir ci-dessous).

 

« Le Conseil Municipal du 8 juillet 1922 adopte les documents et vote la complète somme de 7039,85 F (solde dû par la commune après déductions des souscriptions) qui concourent avec le montant de la souscription publique qui s’élève à 24 000,00 F pour faire face au montant de la dépense.

Dépense arrêtée à la somme de 24 000 F »

 

ARTISANS :

Les personnes ayant travaillé sur ce projet sont :

Monsieur Rombaux (entreprise Rombaux-Roland – Monuments commémoratifs et particuliers - entrepreneur-graniteur à Jeumont , Nord) qui a exécuté le monument.

- Le dessin de la statue a été réalisé par Monsieur Coulon, architecte.

- Le sculpteur du médaillon est monsieur Hernot des beaux arts de Paris qui concourt pour le prix de Rome.

- Monsieur Rial Rozendo, maçon exécute les travaux pour l’amélioration des abords du monument, pour l’emplacement d’une grille.

 

mémoires de puisserguier

 

FINANCEMENT MONUMENT :

Souscriptions reçues à domicile par le comité et versées par le président du comité (monsieur Chappert Henri, 1er adjoint au maire), dans la caisse municipale.

1ère liste du 24 04 1920 rendue exécutoire le 3 mai 1920 produits de souscription, dons et quêtes à domicile : 16 758,25 F

2ème liste du 18 novembre 1921 rendue exécutoire le 24 novembre 1921, produits de dons anonymes versés au président du comité: 201,90 F

Total : 16 960,15 Francs

Versé au receveur municipal le 8 aout 1922

Financement commune : 7 039,85 F

En date du 10 mai 1924 arrêté signifiant l’attribution de la somme de 774,38 F par le ministre de l’intérieur pour l’érection du monument

Réception du monument 30 avril 1923 (PV établi)

 

DIVERS :

Lors de la réunion du 9 novembre 1922 la commission estime « qu’il convenait de donner un air plus martial à la figure qui orne le monument de Puisserguier »

 

mémoires de puisserguier

 

Détail facture Rial

« Déplacement de l’escalier, réparations des murs du parvis public et aménagement de l’emplacement pour une grille

Journées ouvriers maçon : 46 x 25 = 1150

Journées de manouvres : 19 x 16 = 304

Sable : 5m3 x 40 = 200

Sacs de chaux : 34 x 4 = 136

Sacs de ciment : 14 x 15 = 210 »

 

Travaux au cimetière :

Monsieur Joseph Bedos, entrepreneur domicilié rue Thiers à Cazouls les Béziers, a effectué les travaux de fournitures nécessaires pour l’entourage des tombes des soldats de la commune de Puisserguier inhumés dans le cimetière pour 4 000,00 F

9 bornes de 1,20 m en pierre granit et une chaîne assortie fonte peinte au minimum argent

Approbation en avril 1925

 

 

@ TOUTES MES FELICITATIONS POUR VOTRE TRAVAIL DE RECHERCHE! A l'heure où il est question d'honorer tous les soldats tombés sous d'autres fronts, et le plus souvent sous mandat International pour le maintien de la Paix (Proche-Orient, Afrique, Afghanistan,...) dans le Monde, ce qui est, pour moi, un noble dessein (Il existe des monuments en l'Honneur de tous les soldats disparus dans plusieurs dizaines de pays), votre travail de Mémoire sur le Monument aux Morts de notre commune est très clair et bien argumenté!

JPS

 

mémoires de puisserguier@ Par ailleurs, savez-vous que, de par le Monde, il existe des Monuments aux Morts "pacifistes" ? Largement fréquents dans les pays anglo-saxons, ils sont relativement rares en France. Mais certains méritent d'être signalés.

Dans le département du Rhône, à Dardilly, le monument porte une inscription "Contre la guerre, à ses victimes, à la fraternité des peuples", gravée sous une statue représentant une mère pleurant son enfant.

A Gentioux, dans la Creuse, le monument aux morts, en bronze, est souligné d'une phrase sans équivoque : "Maudite soit la guerre".

Près de chez nous, dans l'Hérault, le Monument aux Morts d'ANIANE est remarquable. Une inscription en occitan est gravée dans la pierre. "La guerra qu'on vougut es la guerra a la guerra, son morts per nostra terra et per touta la terra". En Français:" La guerre qu'ils ont voulue est la guerre à la guerre, sont morts pour notre terre et pour toute la Terre".

Un Monument pour les soldats morts pour l'Humanité entière...

JPS

 

vendredi, 08 novembre 2013

Mon école libre

 ecole grille.jpgJe vais vous parler de l’école libre, mais pas de l’école Sainte Thérèse, que la plupart d’entre vous ont connu.

L’école libre dans laquelle j’ai fait la majorité des classes primaires, dans les années 40, se situait à l’emplacement de l’actuel bureau de tabac, en face de notre Marianne.

 Cet immeuble appartenait alors à Madame Lavigne qui l’avait mis à la disposition de la paroisse.

On y accédait par la porte d’entrée, qui se trouve sur le côté du bureau de tabac.

 

mémoires de puisserguier

 

A droite, à la place du bureau de tabac on trouvait la salle de la classe maternelle, de là on passait directement dans la cour. Sur la droite de la cour se trouvait deux salles inoccupées et au fond deux WC, dont le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils étaient rudimentaires. Deux trous qui communiquaient en direct avec une fosse, sans chasse d’eau pour nettoyer le tout. Par temps chaud, bonjour les odeurs !!!

 

Sur la gauche de la cour, un escalier qui desservait un grand balcon sur lequel s’ouvraient deux classes. Pour la première CP, CE1 et CE2 et pour l’autre CM1, CM2 et Certificat d’Etudes.

 

Heureusement qu’à l’époque l’établissement n’était pas conventionné. L’enseignement y était assuré par deux jeunes filles, toutes les deux de Creissan, qui devaient avoir un brevet supérieur pour tout bagage.

Françoise Gontier (Aphrodise) avait en charge l’école maternelle et par la suite une des classes primaires, Marie-Louise Roumégas s’occupant de la seconde, lorsque Melle Malaterre s’arrêta.

 

Cette école étant confessionnelle, tous les dimanches les élèves s’y rendaient pour monter en rang à l’église, où elles occupaient les premiers bancs de gauche, les « filles de la laïque » étant placées juste derrière, sous la houlette de Melle Garriguenc qui s’occupait également du patronage.

 

Ecole libre.jpg

Le 25 Novembre, jour de la Sainte Catherine, était jour de congé pour l’école. Le matin nous assistions à la messe et l’après-midi était consacré à remercier notre bienfaitrice qui pour cette occasion faisait livrer des corbeilles d’éclairs et de choux à la crème par Desplat le pâtissier. L’abbé  Claustre, curé du moment, était convié à la fête, au cours de laquelle une ou deux filles, les plus méritantes, avaient l’insigne honneur de lui réciter un compliment appris pour la circonstance.

 

Je pense que c’est durant l’année scolaire 45-46, que les sœurs de la Sainte Famille de Mende, prirent le relais de toutes les bonnes volontés qui avaient œuvré jusqu’alors au sein de l’école.

Sœur Alice avait en charge la classe maternelle, Sœur St Laurent s’occupait de la classe du CP, CE1-CE2, alors que la Mère s’occupait du CM1-CM2 et de la section du certificat d’études.

Les deux salles du bas, auparavant inoccupées, furent investies par un cours de sténo-dactylo-comptabilité et également un cours de coupe et de couture, dont s’occupait activement Sœur Marie de la St Face.

A cette époque, le renom de l’école qui était auparavant en déclin, remonta fortement.

 

Dans les années 50, Madame Lavigne étant décédée, ses héritiers vendirent l’immeuble.

C’est alors que l’école fut transférée dans l’immeuble Cadilhac et qu’elle prit le nom d’Ecole Ste Thérèse.

 

Sainte thérèse.jpg

 

Narration/Rédaction :Monique