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jeudi, 28 mai 2015

C'était la NUIT DES MUSEES de 2013... Les films de Michel Cans (Documents CIRDOC)

 ... avec un invité indésirable.. le temps exécrable. 

 [NB. : La note ci-dessous a été postée en mai 2013.

Aujourd'hui nous aurions pu la signer "Les Indignés", mais nous nous contenterons de remettre les choses à leurs places en demandant expressément le respect du travail de notre association.]

  

Toute notre équipe s’était démenée, avec enthousiasme, depuis plusieurs semaines pour préparer la nocturne au centre de ressources à l’occasion de la nuit des musées ce samedi 18 mai.

 

Jouant au chat et à la souris, la météo, en début d’après midi, avait enfin laissé entrevoir une soirée clémente !

 

Dès vingt heures adhérents et sympathisants se pressaient déjà pour partager cette fête.

Françoise les a accueillis au son de son accordéon. Certains l’ont accompagné en reprenant ses airs en chantant.

 

mémoires de puisserguier

 

Cette ambiance festive s’est poursuivie au cours de la projection de petits films muets sur Puisserguier des années 50 (prêtés à la demande par le CIRDOC) puis de souvenirs des années d’autrefois.

 

Les commentaires amusants allaient alors bon train.

 

Mais c’était oublier la mauvaise humeur du ciel qui en quelques minutes s’invita inopinément, vers 22 heures, d’abord avec le vent, puis avec un violent orage qui a contraint les invités à se réfugier dans les deux salles du centre de ressources.

 

Malheureusement l’exigüité de l’espace intérieur disponible, à ce jour, ne nous a pas permis la poursuite des projections.

 

Vous pouvez les visionnez en vous rendant à l'écomusée ou en allant sur les liens suivants !

  

Michel Cans – Les villages de l’Hérault dans les années 50-60 

PUISSERGUIER I – Jour de communion 

http://occitanica.eu/omeka/items/show/564 

 

Michel Cans – Les villages de l’Hérault dans les années 50-60 

PUISSERGUIER II 

http://occitanica.eu/omeka/items/show/565 

 

 

Une belle réunion malgré tout qui nous a fait prendre une décision, au pied levé : à l’occasion de la fête d’été de juillet nous reconduirons cette nocturne, mais cette fois avec le beau temps !

 

mémoires de puisserguier

 

samedi, 23 mai 2015

Le Garagiste a tiré sa révérence

 

 Nous venons d’apprendre le décès de Robert Asset.

Toute l’équipe des MémoiRes présente à sa famille ses sincères condoléances et aimerait se souvenir, avec vous, de Robert.

  Dans le tome 1 de « Puisserguier raconte ses mémoires » nous avions écrit  « Dans mes souvenirs, il y eut d’abord le garage des « frères » ASSET, qui se trouvait sur l’avenue de Toulouse à l’angle de la rue Condorcet.  

Dans cet atelier de mécanique qui était également station service, (une « pompe » qui se trouvait à gauche du portail), s’activaient Henri et Robert 

Il y avait toujours de nombreux véhicules à l’intérieur et tout autant à l’extérieur. Ce garage était tout en longueur, assez sombre et envahi par toutes sortes d’outils, sentait la graisse, l’huile et l’essence, et puis il y avait une énorme fosse qui permettait de faire les réparations et les vidanges, je suppose, et qui était recouverte de grosses lattes de bois quand elle n’était pas utilisée.  

A gauche de l’entrée, il y avait un tout petit bureau dans le recoin, encombré de cahiers, papiers et d’un téléphone à cadran.  

Pour parvenir aux appartements, dans lesquels je me rendais souvent, car Christine, la fille de Robert et Simone, était mon amie, il fallait traverser tout cet enchevêtrement mécanique. 

Plus tard, le garage a déménagé plus haut, toujours dans l’avenue de Toulouse, face au parking du cimetière. 

On peut encore voir sur la façade du bâtiment les traces de son passé. 

                                              

mémoires de puisserguier

 Au personnel s’est ajouté Georges, le fils d’Henri et neveu de Robert.

Il y eut aussi la création d’un « vrai bureau » avec une vraie secrétaire, en l’occurrence Simone la sœur de Georges

Lorsqu’elle décida de changer d’emploi, je l’ai remplacé durant 13 ans. Puis ce fut au tour de Magalie, la fille de Georges et d’Andrée de me remplacer, après la retraite de Robert en 1989.

De nombreux « apprentis » grossissaient régulièrement les rangs. 

La SARL ASSET était devenu un plus grand garage, concessionnaire « Citroën ». 

En bas l’atelier de mécanique avec un pont et de la place pour garer les véhicules, et en haut un entrepôt de stockage, deux bureaux, des toilettes. 

Sur de grandes étagères en fer étaient stockées les pièces mécaniques, les ampoules, les bougies. 

Sur des espèces de berceaux en bois étaient posés les pneus « Michelin » d’un côté et les réchappés « Ferrer » de l’autre. Il y avait aussi des présentoirs d’essuie glace, de courroies, de bombes, etc.  

Au fond se trouvait le stock d’huiles. Dans des cartons estampillés « YACCO », se trouvaient des bidons en fer de 2 litres, d’huiles diverses et variées. Huiles pour moteur diesel, pour moteur essence, SAE, pas SAE, et puis il y avait aussi le célèbre « BP ZOOM », vendu aux détenteurs de solex, mobylette et de petit motoculteur. Ces célèbres bidons, se trouvaient par 10 dans des caisses en bois. 

L’ambiance dans ce garage était très familiale, conviviale, mais aussi parfois électrique !!!  

Les clients étaient tous plus ou moins des amis. 

Outre la clientèle de base, particuliers et viticulteurs, il y avait aussi de plus gros clients comme les transports Bernard, la mairie de Puisserguier, les bus Taillades d’Ouveilhan, les Etablissement Labatut Almendro. 

Les fournisseurs étaient tous locaux, et leurs représentants connaissaient parfaitement la boutique. 

Tous ceux qui ont fréquenté cet endroit à un moment ou à un autre de leur existence se souviennent de la disponibilité et de la conscience professionnelle de Robert et Georges 

Mais ils se souviennent peut-être également comme moi des colères épiques de Georges, de son humour irrésistible, de sa façon très particulière de balancer les outils quand les choses n’allaient pas comme il voulait, de sa générosité.  

De la façon dont Robert attrapait avec ses doigts pleins de cambouis, et croquait à même la grappe, un raisin amené par un viticulteur. Et puis, l’hiver, quand il faisait bien froid, de le voir se rapprocher du gros poêle qui trônait dans l’atelier, pour réchauffer la main à laquelle lui manque un doigt. 

Robert est heureusement encore en pleine forme, mais Georges nous a malheureusement quittés trop tôt, il y a quelques mois, au moment où il allait pouvoir profiter de sa retraite bien méritée. 

Plus que des employeurs, ils ont été pour moi ceux qui m’ont permis de débuter tranquillement dans la vie professionnelle tout en préservant ma vie familiale par un emploi adapté à mes besoins d’alors. 

Narration/rédaction Corinne »

 

mémoires de puisserguier

 

mémoires de puisserguier

Robert & Corinne lors de la sortie du Tome 2 en 2009 

 

 

Je ne peux m’empêcher d’écrire quelques mots en souvenir de Robert qui vient de nous quitter.

 

Robert était un ami d’enfance de mon papa,  et Christine sa fille est devenue la mienne. Et  ensemble nous avons vécu tellement de supers moments..

 

Sur la plage du Cap d’Agde, alors encore vierge de « marinas », immeubles et bateaux de plaisance, où les parents avaient construits une baraque en bois et où nous passions des étés formidables, entrecoupés de pêche à la « tenilles » sur les bans de sable, balades en bateau ou en radeau (construction maison)  jusqu’au fort Brescou, de dégustation de moules, huitres, oursins, escargots de mer fraichement sortis de l’eau….

 

C’était aussi les vacances à  Llafranc en Espagne, plus tard, avec les balades dans les criques en Zodiac, les «chupas » pour quelques pesetas,….

 

Robert a été aussi pour moi mon premier employeur et celui qui m’a permis de faire mes premiers pas professionnels.

 

J’ai déjà raconté ces souvenirs là, mais je tiens à lui rendre hommage pour sa gentillesse, sa disponibilité et sa paternelle affection.

 

La dynastie des « garagistes Asset » de Puisserguier se termine avec lui, mais je crois que la relève est assurée par son petit neveu Bertrand garagiste dans un village voisin, comme quoi….

 

A Christine, je voudrais dire qu’un parent qui disparait c’est un peu de nous qui part et qu’il n’est pas possible de se défaire de cette souffrance qui  vous rattrape un peu tous les jours. Mais se souvenir d’eux dans les bons moments aide à estomper la douleur.

 

J’associe les 2 Simone, Monique, et toute la famille « nombreuse » des Asset et des Soum et leur présente mes plus sincères condoléances.

 

Corinne 

 

 

dimanche, 17 mai 2015

Ménage de printemps à l''écomusée...

Nous avions lancé un appel "éco citoyen" à tous nos adhérents désireux de participer au grand nettoyage de printemps de l’écomusée le samedi 9 mai.

En effet, l’écomusée nécessitait un grand coup de fraîcheur avant la nuit des musées (16 mai) et la saison touristique !

Une quinzaine de personnes s’est présentée, certaines armées de leurs plumeaux et chiffons préférés !

Nous avons nettoyé les vitres, les sols, les encriers, les bureaux, et les toilettes, fait la poussière des objets (3500) et des meubles à l’intérieur et à l’extérieur, désherbé "manuellement" le jardin et la cour, etc, etc,...

Et tout s’est déroulé dans la bonne humeur et la franche rigolade.

2015 05 09 le grand ménage.jpg

Nous tenons donc à remercier très sincèrement tous les acteurs de cette matinée qui s’est terminée par un petit apéro offert par l’association. 

Corinne