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lundi, 22 août 2016

Maquis Latourette, pour ne pas oublier.

Dernièrement une représentation de notre association « les MémoiRes de PUISSERGUIER » a accompagné Marie Odile Calmette (nièce de Jean Girvés-Capitaine Latourette) et Sergio, son mari, à la rencontre d’une bande d’amis venus essentiellement de Lamalou.

Le lieu de rendez-vous se trouvait non loin de Fraysse sur Agout, dans un magnifique bois dans lequel subsistent les vestiges de la bergerie qui servit de quartier général au Maquis Latourette au « lieu dit le château des les Syères ».

mémoires de puisserguier

Les hôtes, Messieurs Arambal et Joubert et leurs amis, d’une amicale d’anciens combattants, avaient réuni toutes ces personnes pour un rappel de mémoire en inaugurant deux nouvelles stèles apposées devant ce bâtiment emprunt d’histoire.

mémoires de puisserguier

mémoires de puisserguier

Après avoir honoré le souvenir de ces Maquisards avec la Marseillaise et le Chant des Partisans, Marie Odile Calmette a lu une des lettres de son oncle retranscrit dans le cahier « Histoire d’un Maquis, le Maquis Latourette » édité par les MémoiRes :

mémoires de puisserguier

« Mes chers parents. Depuis 2 ou 3 jours nous sommes sur les dents : nous venons de délivrer le ballon d’Alsace. Et c’est ma compagnie, tous mes petits gars de Puisserguier et d’ailleurs qui ont eu l’honneur d’être les premiers régiments à attaquer !

Ils ont débouché sur un tir de 88 bien nourri ; pas un n’a flanché, et il n’y a eu que 2 blessés très légers. Je suis très fier d’eux. Ils ont foncé sans la moindre hésitation. Pour de petits jeunes qui voyaient le feu pour la 1ère fois, c’est très bien.

Vous pourrez dire à tous les parents de tous ceux, du maquis « Latourette », qui sont au 81è R.I. qu’ils ont été épatants. Et même les types de l’armée d’Afrique qui étaient avec nous ont exprimé leur étonnement et leur admiration. Et tout ça pour la compagnie « Latourette » (on ne la connaît que sous ce nom-là).

J’ai une deuxième joie : c’est d’organiser 2 compagnies (dont la mienne) sur les bords du Rhin ! J’ai vu couler le Rhin, je suis passé à 100 m des blockhaus boches, et ça avec mes petits gars derrière. J’étais heureux comme un roi.

A part ça, les boches font preuve d’un manque de combativité absolu. Nous nous sommes baladés à 100 m d’un blockhaus de chez eux (pas très rassurés d’ailleurs) sans qu’ils nous tirent dessus.

Plus d’obus, plus de balles depuis 2 jours. Pourvu que ça dure !

Sur ce, je vous embrasse bien fort.

Jean »

Cette journée émouvante s’est achevée à l’auberge du moulin de Le Soulié autour d’un amical repas.

mémoires de puisserguier

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