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lundi, 30 décembre 2013

Un immense Merci !!!

 

L’équipe des MémoiRes, sans réserve et sincèrement, remercie de tout cœur tous ceux, nombreux (plus de 150 visiteurs..),  qui nous ont permis de nous sortir de l’isolement dans lequel nous avons été placés, conséquence des travaux inachevés sur la promenade.  

Merci puisqu’ainsi, toute la journée, nous avons donc pu vivre avec beaucoup de bonheur, et de réconfort, le va et vient permanent de ces tout jeunes accompagnés de nos anciens dans notre Centre de Ressources qui en a encore ému plus d’un.

2013 15 déc 104.jpg

Notre billetterie pour la loterie de Noël a été un succès. 

 Ci-dessous, Les heureux gagnants de la tombola de Noël des MémoiRes

804, le coffret de vin du terroir :

Mr Joël Torrente

811, la bouteille de Muscat (offerte par le Pech St Paul) :

Me Monique Colombié

846, les 6 sous verres pub anciennes :

Mr ou Mme Pagan (de Creissan)

*pour recuperer votre lot, tel : 04 67 93 79 58* 

 

 

Dans l’attente de partager de nouveau d’excellents moments ensemble, encore une fois : MERCI à TOUS. 

lundi, 23 décembre 2013

Noëls d’autrefois

 Malgré les moyens limités de ma famille, je me souviens des Noëls de ma petite enfance, que j’attendais toujours avec grande impatience.

 

Ce n’était pas l’abondance, car dans mes chaussures, je trouvais le plus souvent une orange, un père Noël en chocolat, ou une petite crèche miniature avec un petit Jésus tout rose car il était en sucre candi.

mémoires de puisserguierUne année où le père Noël devait être plus riche j’eu la surprise de trouver une trousse d’école en cuir.

 

Puis vinrent les années de la triste guerre. Mon papa, comme beaucoup d’autres, étant mobilisé, avec maman nous nous repliâmes chez les grands parents à Puisserguier.

 

Les Noëls puisserguiérains ressemblaient à tous les Noëls de France, du moins je le suppose. Cependant dans notre Languedoc, le sapin n’avait pas droit de cité. C’était plutôt la crèche et ses santons de Provence, que l’on décorait avec du papier spécial crèche, pour simuler les montagnes, que l’on achetait au Bon Goût ou au Bazar Compans, les plantes d’asperges sauvages tenaient lieu de verdure, et la neige était représentée par des touffes de coton hydrophile ou bien par de la farine qu’on saupoudrait sur l’ensemble.

 

mémoires de puisserguier

 

Bien entendu l’église paroissiale comportait une grande crèche qui était traditionnellement érigée dans la chapelle Notre Dame de Lourdes.

C’était des jeunes filles qui se chargeaient de la décoration. Ce qui m’attirait beaucoup était la présence d’un ange qui tenait une bourse dans ses deux mains. Lorsqu’on glissait son obole dans la fente de la bourse, l’ange vous remerciait en hochant la tête. J’ai retrouvé le même ange dans une église du Berry, puisque papa y était en poste, lors de la Noël 1943. Comme l’église était située à côté de l’école où je me rendais tous les jours, c’est bien souvent que j’allais rendre visite à l’ange avec les piécettes que j’avais pu grappiller à droite ou à gauche, pour le plaisir de le voir remercier de la tête, mais en plus les piécettes déclenchaient une musiquette : il est né le Divin Enfant ou les Anges dans nos campagnes.

 

Bien des années plus tard nous avons amené une de nos trois petites filles visiter la crèche animée chez les Frères de Fonserane. La présence du petit ange déclencha la même réaction. Heureusement que j’avais prévu la chose, car le contenu en pièces du porte monnaie y est entièrement passé.

 

Les premières années de guerre furent très dures, vu les restrictions.

Adieu les ripailles d’avant guerre, adieu les lotos où l’on gagnait la volaille pour les fêtes : chapons, dindes et oies grasses.

 

Je me rappelle d’une année, où pour maintenir quand même la tradition, un cafetier s’était débrouillé pour organiser un loto et mon grand-père avait gagné une oie vivante, mais la pauvre bête était tout, sauf grasse.

mémoires de puisserguierC’est Madame Galinier, la grand-mère de Monique Nadal, qui tous les soirs venait la gaver. Je la regardais faire, avec étonnement. Cette pauvre bête avec son entonnoir dans le bec me faisait pitié.

Le gavage ne dura pas bien longtemps, car il n’y avait pas trop de maïs. Je me pose encore la question de savoir où mes grands-parents l’avaient trouvé.

Grasse ou pas, cette oie fut la bienvenue pour les fêtes de fin d’année.

 

Chaque année on attendait avec impatience d’entendre sonner Nadalet.

10 jours avant la Noël, tous les soirs après l’angélus, les cloches sonnaient pour annoncer la venue de Noël.

Ma « mamète » chantait alors : « Nadalet, nadalet s’en va, laïsso lou qué tournara ».

Hélas, il est parti mais n’est jamais revenu, tout au moins à Puisserguier, car je sais que dans certaine commune du Tarn cette coutume perdure encore.

 

A défaut d’autre distraction nous attendions avec impatience la messe de Minuit, qui avait bien lieu à Minuit et non à 18 heures.

A cette époque là, chaque paroisse avait son curé. Comme c’était la guerre et qu’il y avait la défense passive, les rues n’étaient pas éclairées et bien souvent nous partions à la messe le calhel à la main pour nous éclairer.

Le plus dur n’était pas de tenir le coup pour ne pas dormir durant la messe, les chants et le folklore de la cérémonie, étaient là pour nous tenir éveillés, mais d’attendre l’heure pour s’y rendre. La soirée était bien souvent occupée par des jeux de cartes, qui nous faisaient patienter.

 

Au retour de la messe, les adultes buvaient un bon vin chaud et j’avais droit à un bol de chocolat.

 

mémoires de puisserguierAvant de regagner mon lit, que le « moine », avait gardé bien chaud, je n’oubliais pas d’aller voir le contenu de mes chaussures dans la cheminée.

 

Le lendemain j’allais faire le tour de la famille pour savoir si le père Noël avaient été plus généreux. C’est bien souvent que je me retrouvais avec deux ou trois oranges ou suprême gourmandise, avec quelques clémentines.

Je pense qu’il devait en être de même dans bien des familles.

A cette époque où l’abondance n’était pas au rendez-vous, il fallait savoir se contenter de peu.

 

Les réveillons et les repas avec leur débauche de nourriture n’avaient pas encore cours et les parents savaient raison garder. Ils ne s’endettaient pas pour offrir les derniers jouets à la mode à leurs enfants, jouets que bien souvent ceux-ci ne regardent plus dès le lendemain de la fête.

 

Cependant je peux vous assurer que nous n’en étions pas plus malheureux pour autant.

 

Narration/Rédaction : Monique

jeudi, 12 décembre 2013

les MémoiRes, ciel bleu, soupes et Téléthon

C’est par un exceptionnel beau temps et un magnifique ciel bleu présents toute la journée, que notre équipe a participé au téléthon 2013 organisé par les Sapeurs pompiers et la municipalité.

 

Dès 21h30 vendredi soir, et jusqu’à plus de minuit, nos « hôtes », les membres de l’association « Maquisards reconstitution » dressaient leur « tente US » de plus de 100 m2, au beau milieu de l’espace du Millénaire.

 

mémoires de puisserguier

 

C’est à l’intérieur de cet abri bien douillet, sous lequel nous avons été conviés à nous installer, que nous avons pu  proposer au public, au profit du Téléthon, les soupes cuisinées par René.

Malgré le temps clément, ses soupes se sont vendues comme des « petits pains » ! et il a même fallu en repréparer en fin de matinée…

 

Les maquisards, quant à eux, présentaient leur exposition de matériels militaires et leur boutique de vente de DVD ou T-shirts et ont « tenté », à plusieurs reprises, par leurs « patrouilles » dans le village de réveiller les habitants bien frileux malgré le beau temps.

 

mémoires de puisserguier

 

Vers 15 h 30 l’arrivée de l’équipage des pompiers volontaires sur leur « Rosalie » a été un grand moment.

Leur exploit d’avoir relier Toulouse à Puisserguier, sur ce frêle moyen de transport a été applaudi par l’assistance.

Les enfants se sont vu offrir un ballon et un petit papillon pour le message, avant le lâcher toujours très impressionnant et émouvant.

 

mémoires de puisserguier

 

Avant la clôture et après les comptes, nous avons remis au responsable des Pompiers organisateur, un chèque de 200,00 €  représentant l’intégralité des recettes.

L’association prenant à son compte les dépenses (verres, bols, etc…) et une adhérente, membre du bureau, offrant les ingrédients nécessaires aux soupes.

 

Nous regrettons que les « officiels » du Téléthon présents au moment des discours, n’aient pas eu la curiosité de rendre visite aux différentes associations participantes.

 

Il nous semble important que le travail des bénévoles soit autant reconnu, sinon plus encore, que la remise de leurs chèques.

 

Dommage !

 

Nous regrettons également que les « Puisserguiérains » n’aient pas senti la nécessité de sortir de chez eux en plus grand nombre, notamment certains organisateurs dynamiques qui savent pourtant ce que veulent dire investissement, préparation, organisation…

 

Bien dommage !! 

dimanche, 08 décembre 2013

Les « MémoiRes » poursuivent leur route avec St Christophe.

Toute notre équipe a accueilli avec plaisir, samedi dernier, de nombreux visiteurs venus assister à l’entretien très documenté et passionnant de Mme Monique Coll Raffy, l’auteur, avant la mise à la vente  de sa onzième publication, le cahier « Saint Christophe, histoire d’une colline ».

S’appuyant sur un diaporama, le résumé de la naissance de ce patrimoine a passionné un public attentif.

L’auteur a repris une citation d’un ancien maire du village, Lucien Dachary (récemment décédé) :

« Il est des lieux où souffle l’esprit, ils valent la peine qu’on les garde en l’état, même si leur architecture est sans cachet particulier ».

 

Un apéritif a clos ce chaleureux après midi laissant le loisir à ceux qui le désiraient de visiter le centre de ressources resté ouvert pour cette occasion.

 

mémoires de puisserguier

 

A noter que les prochaines rencontres avec les Mémoires auront lieu :

 

- le samedi 7 décembre, Place du Millénaire (Ancien parking "PTT"),  pour le téléthon 2013.

Notre association abritée sous la tente de l’association "Maquisards Reconstitutions", et en sa compagnie, sera associée à cette manifestation.

Un bar à soupes sera proposé et les bénéfices iront à l’AMS.

 

- le dimanche 15 décembre, pendant le marché de Noël organisé par l'A.L.P., le Centre de Ressources sera ouvert de 10 heures à 17 heures NON STOP. Dans l'hypothèse où les travaux sur la Promenade seraient achevés, ré-ouverture de la Vitrine

 

Rappelons que le cahier est disponible au centre de ressources ainsi qu’à l’Office de Tourisme de Puisserguier.

 

Toujours avec notre slogan « Se rencontrer, rassembler, raconter », fondements des mémoiRes, notre association vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année. 

mardi, 19 novembre 2013

La classe « 53 » retourne à l’école.

 La vie les ayant éparpillés dans la nature, pour fêter leur joyeuse soixantaine, une trentaine d’amis s’est retrouvée, pour un repas d’anniversaire, autour de la table d’un des plus anciens restaurants de Puisserguier « Le Café des Arts » qui fait partie intégrante des MémoiRes du village. 

Pour clore cette belle journée, ils nous avaient demandé de les recevoir au Centre de Ressources.

 C’est ainsi qu’en milieu d’après midi cette sympathique bande de copains a été accueillie par notre équipe ravie de leur faire la visite du site.

Après la photo souvenir à la terrasse du « Grand café Glacier » l’émotion était forte, notamment quand ils se sont retrouvés dans « leur » ancienne école devenue aujourd’hui ce lieu du retour dans leur passé.

 mémoires de puisserguier

 L’épicerie de Francine, le salon de coiffure Falguera, la salle de classe…, autant d’images de leur enfance. La séance incontournable d’écriture avec l’encre violette a été un moment de grand amusement fixée par une photo de groupe.

La visite s’est poursuivie dans la cour. De la vigne (avec l’hommage à la cave Coop) au garage Asset, en passant par l’exposition sur la vie du quotidien d’autrefois, ils ont revécu (en s’essayant notamment à jouer à la marelle) ce temps pas si lointain que ça.

mémoires de puisserguierEn témoignant de leur immense satisfaction auprès de nos bénévoles qui les ont reçus ce dimanche, ils les ont chaleureusement remerciés et ont tous promis de revenir dans… 5 ans !.

Livre d'or des 53.JPG

 

 

@ On s'était dit rendez-vous dans 10 ans.....

 

mémoires de puisserguierVenus de Montpellier, Toulouse, Béziers ou de plus près, fraîchement retraités ou attendant que l'heure de la retraite sonne, la classe 53 s'était donnée rendez-vous au Café des Arts en cette veille de 11 novembre.

 

Enthousiasme, exaltation et bonne humeur étaient aussi au menu du copieux repas, servi par Lilian et sa bande.

Après le fondant au chocolat et les bulles, chacun s'est vu offrir, par tirage au sort, un petit présent apporté par chaque convive .

 

Sympa !

 

Puis direction le Centre de Ressources. Accueil chaleureux. Pour certains, l'émotion fut grande. Un retour en arrière de plus de cinquante ans...

Flashback. 

mémoires de puisserguierNon, pour ma part point de nostalgie, mais le bonheur partagé de se retrouver, de vivre ce moment présent : pupitres en bois et tableau noir... encre violette et bonnet d'âne …

 

mémoires de puisserguier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il fallait absolument réessayer la plume sergent major, utiliser le buvard... passer au piquet ... ou, dans la cour, jouer au palais, n'est-ce pas Nicole ? De vrais gamins !!! 

 

Bref de belles rencontres.

 

La soirée se termina pour les plus bavards devant un dernier verre au Café des Arts...

En se disant rendez-vous dans...

Mané 

jeudi, 14 novembre 2013

Le Monument aux Morts

 

1916 - la grande guerre fait rage depuis déjà trois ans. La tuerie de Verdun  est à son paroxysme en ce mois de Mai quand à Puisserguier le Conseil Municipal décide l'achat d'une couronne mortuaire pour la déposer au cimetière sur un emplacement qui sera réservé aux enfants du village morts pour la France.

mémoires de puisserguier

Texte de François Augé  Hymne à la France.jpg 

Cette délibération est prise le 8 Mai. Qui aurait pu prévoir alors qu'il y aurait 29 ans plus tard, en 1945, un autre 8 Mai !

 

La grande guerre terminée, c'est en 1922 qu'est décidée la création d'une section locale des Anciens Combattants 1914/18, chargée de défendre les droits des orphelins, des veuves, des blessés et pensionnés de guerre. Sont élus à ce Comité : Oulhiou Albert (Président ) Rouanet Emile, Pujol Rémy et Cabrol.

Le Conseil municipal vote une subvention de mille francs pour la section des anciens combattants.

 

C'est a l'automne 1923 que le Conseil municipal vote un crédit de 25.000 fr pour l'érection d'un monument dédié aux morts de la guerre.

 

mémoires de puisserguier

 

Ce monument paraît avoir été inauguré en 1924. Selon la description, ce fut une importante cérémonie à laquelle assistèrent les vétérans de 1870/71, les anciens combattants de 14/18, le Conseil municipal au grand complet, les enfants de toutes les écoles et la population du village.

Les enfants défilèrent devant le monument et y déposèrent des fleurs, ensuite le Maire, Charles Guilhaumon prononça une brève allocution :

" Mes enfants, Mesdames, Messieurs. Dans le recueillement et la simplicité, nous avons voulu avec le concours de tous, élever ce modeste monument du souvenir qui rappellera au cœur des vivants le sacrifice des 98 enfants de Puisserguier morts pour la France. Nous l'avons placé dans ce vieux cimetière du village où reposent depuis bien longtemps nos ancêtres...."

Le Maire  appela ensuite chacun des noms gravés dans le granit et, à chaque appel, le Président des anciens combattants répondait "Mort pour la France "

 

mémoires de puisserguier

 

Depuis lors, ce Monument, installé au Jardin Public, domine toujours en partie le village, mais restent à son sujet des questions auxquelles, je crois, seules les archives locales pourraient éventuellement répondre. [*]

 

Qui a construit ce monument, qui l'a installé à cet emplacement, qui a gravé les noms dans le granit ?

 

Narration/rédaction : Jacques Garrigues

[*] Dans une prochaine note, les éléments et les documents de réponse vous seront révélés d'après les dossiers trouvés dans les archives du Conseil Général de l'Hérault à Montpellier.

 

@. Un de nos anciens relate ainsi l'Armistice à Puisserguier :

Annoncée par télégramme officiel à toutes les communes de France, l'armistice se manifesta par une longue sonnerie de cloches.

Le Maire (Henri Chappert) donna lecture du télégramme sur la place de la Mairie et demanda à la population de ne se livrer à aucune manifestation, par respect pour les nombreuses familles en deuil.

Jacques

 

 

11 novembre 2011,

 

Les membres de notre association ont été très heureux de la participation (Traction FFI en vedette très remarquée) de l’association « Maquisard Représentation »  à la commémoration du 11 novembre à Puisserguier.

 

Nous attendons avec beaucoup d'intérêt vos prochaines manifestations (en projet pour notre village) que nous avons évoquées lors de nos rencontres à la vitrine.

Nous vous disons encore bravo et souhaitons un grand succès à votre association.
Corinne Milhet,

Présidente et toute l'équipe des mémoiRes.

mémoires de puisserguier

 

@ Un article très instructif et intéressant, qui est très pédagogique. Pour information, le sculpteur biterrois Jean Magrou a réalisé le Monument aux Morts des communes de Capestang et de Colombiers. Un de ses élèves a-t-il réalisé celui de Puisserguier ?

Pour revenir sur la cérémonie du 11 novembre dernier, la participation de l'association "Maquisards Reconstitution" a été largement appréciée. Même si quelques "réboussiers" ont trouvé leur présence "anachronique" pour un 11 novembre...

Ils reviendront, en plus grand nombre, pour le 8 mai prochain. Et leur démarche a été félicitée par les Anciens Combattants, au travers de leur Président, M. Bollinches.

Rendez-vous pour le 8 mai 2012 !

JP Sirat

 

@ Merci pour votre article très complet.

L’Association Maquisards Reconstitutions a été très honorée de l’accueil de Puisserguier, 

Merci à Mr le Maire,

Merci à nos élus pour leurs Accueils.

Une journée pleine d’émotion et de rencontres.

Nous avons eu de  nombreux contacts pour de  futures manifestations dans notre village, notamment le 8 mai avec un camp maquisards et normalement aussi un camp US, des véhicules, des défilés, et surement des surprises.

Pour répondre aux "réboussiers" une seule phrase compte :

 "Devoirs de Mémoires et qu'importe nos tenues"  à bientôt ....

Rendez-vous le 8 mai 2012 !

maquisardsreconstitutions@yahoo.fr

colangelo philippe

 

samedi, 09 novembre 2013

Qui a érigé celui de Puisserguier?

"La tradition que nous mettions en avant les Monuments aux Morts érigés suite à la victoire des Alliés à la fin de la Première Guerre Mondiale, c'est légitime et compréhensible, tant les communes de notre pays ont fait construire des Monuments aux Morts dès le  lendemain de celle que l'on "croyait la Der des Der"....

 

mémoires de puisserguierLes Poilus qui ont combattu dans l'enfer des tranchées le méritaient, près d'un quart des jeunes de 20 à 35 ans sont tombés sur les champs de batailles. D'autres sont revenus handicapés à vie, notamment les "Gueules Cassées".

S'il est nécessaire de faire un devoir de mémoire, il faut savoir que les premiers Monuments aux Morts sont antérieurs à la "Grande Boucherie" de 14-18.

 

Sous le premier empire, entre autres monuments, l'Arc de Triomphe honorait la Grande Armée napoléonienne, mettant en avant les Généraux de l'Empire. Point de flamme au soldat inconnu à cette époque.

mémoires de puisserguierAprès l'échec de Napoléon III et la cuisante défaite de 1870, de rares communes ont tenu à rendre hommage à leurs fils disparus lors de cette guerre.

Ainsi en Vic-en-Bigorre, en 1889, est construit un monument en l'honneur des morts de la guerre de 1870, inauguré en 1894, avec une statue représentant la revanche armée d'un gourdin contre les "Boches".

 

D'autres communes suivront: Montauban en 1895, puis Vernon dans l'Eure, Taninges en Savoie, et Aurillac en 1906 avec une œuvre de Jean-Baptiste Champeil, enfant du pays.

 

Mais force est de constater deux choses pour l'historien néophyte:

- peu de monuments ont été construits près des champs de bataille, surtout dans le Nord-est de notre pays.

- In fine, peu de Monuments aux Morts de cette guerre de 1870 ont été érigés dans les plus de 36000 communes françaises. Il est vrai que la France venait de connaître une cuisante et rapide défaite...

 

Ce n'était pas, sûrement l'heure d'honorer nos Morts tombés pour un régime (le Second Empire) qui allait laisser sa place à la Troisième République, qui voulait tourner la page du Bonapartisme.

Mais l'heure était alors à la revanche contre l'ennemi d'hier, et ce n'est pas en construisant des Monuments aux Morts, résultants d'une défaite, voire d'une déroute, mais en martelant, avec propagande d'Etat, des plus jeunes aux plus anciens que l'on allait reprendre l'Alsace et la Lorraine.

Il faudra attendre la fin de la 1ère Guerre Mondiale pour voir notre sol se couvrir de stèles et de monuments commémoratifs, c'est vrai cette fois à l'issue d'une Victoire !

 

Ainsi, plus de 30000 Monuments aux Morts seront inaugurés en France entre 1918 et 1925. Mais connaît-on celui qui a érigé celui de Puisserguier?

Ciao, donque dicame que va bene, molto bene !!! Grazie mille !!!

JP SIRAT"

 

 

Erection du "Monument aux Morts"

de Puisserguier

 

Le Conseil Municipal a approuvé le projet d’érection d’un « monument aux morts pour la patrie » par délibération du 15 juin 1922.

 

DESCRIPTION DU MONUMENT :

« Il est formé d’un socle surmonté d’un tronc de pyramide de 3,45 m de hauteur, le tout en granit belge. Sur l’une des faces se dressent une statue de femme en marbre blanc de 1,75 m de hauteur, et dans un médaillon le buste de bronze d’un poilu.

La soumission pour l’exécution de ce travail a été consentie par monsieur Léon ROMBAUX entrepreneur-graniteur à JEUMONT (Nord) moyennant la somme de 23 000,00 F ».

 

mémoires de puisserguier

 

COUT :

Le cout total du monument est détaillé de la façon suivante :

23 000,00 Francs pour le monument et 1 000,00 Francs pour le charroi, + 2 000,00 Francs de maçonnerie (Rial) qui ne semble pas avoir été pris en compte dans le projet initial puisqu’il est question dans les délibérations et minutes diverses de la somme de 24 000,00 Francs (voir ci-dessous).

 

« Le Conseil Municipal du 8 juillet 1922 adopte les documents et vote la complète somme de 7039,85 F (solde dû par la commune après déductions des souscriptions) qui concourent avec le montant de la souscription publique qui s’élève à 24 000,00 F pour faire face au montant de la dépense.

Dépense arrêtée à la somme de 24 000 F »

 

ARTISANS :

Les personnes ayant travaillé sur ce projet sont :

Monsieur Rombaux (entreprise Rombaux-Roland – Monuments commémoratifs et particuliers - entrepreneur-graniteur à Jeumont , Nord) qui a exécuté le monument.

- Le dessin de la statue a été réalisé par Monsieur Coulon, architecte.

- Le sculpteur du médaillon est monsieur Hernot des beaux arts de Paris qui concourt pour le prix de Rome.

- Monsieur Rial Rozendo, maçon exécute les travaux pour l’amélioration des abords du monument, pour l’emplacement d’une grille.

 

mémoires de puisserguier

 

FINANCEMENT MONUMENT :

Souscriptions reçues à domicile par le comité et versées par le président du comité (monsieur Chappert Henri, 1er adjoint au maire), dans la caisse municipale.

1ère liste du 24 04 1920 rendue exécutoire le 3 mai 1920 produits de souscription, dons et quêtes à domicile : 16 758,25 F

2ème liste du 18 novembre 1921 rendue exécutoire le 24 novembre 1921, produits de dons anonymes versés au président du comité: 201,90 F

Total : 16 960,15 Francs

Versé au receveur municipal le 8 aout 1922

Financement commune : 7 039,85 F

En date du 10 mai 1924 arrêté signifiant l’attribution de la somme de 774,38 F par le ministre de l’intérieur pour l’érection du monument

Réception du monument 30 avril 1923 (PV établi)

 

DIVERS :

Lors de la réunion du 9 novembre 1922 la commission estime « qu’il convenait de donner un air plus martial à la figure qui orne le monument de Puisserguier »

 

mémoires de puisserguier

 

Détail facture Rial

« Déplacement de l’escalier, réparations des murs du parvis public et aménagement de l’emplacement pour une grille

Journées ouvriers maçon : 46 x 25 = 1150

Journées de manouvres : 19 x 16 = 304

Sable : 5m3 x 40 = 200

Sacs de chaux : 34 x 4 = 136

Sacs de ciment : 14 x 15 = 210 »

 

Travaux au cimetière :

Monsieur Joseph Bedos, entrepreneur domicilié rue Thiers à Cazouls les Béziers, a effectué les travaux de fournitures nécessaires pour l’entourage des tombes des soldats de la commune de Puisserguier inhumés dans le cimetière pour 4 000,00 F

9 bornes de 1,20 m en pierre granit et une chaîne assortie fonte peinte au minimum argent

Approbation en avril 1925

 

 

@ TOUTES MES FELICITATIONS POUR VOTRE TRAVAIL DE RECHERCHE! A l'heure où il est question d'honorer tous les soldats tombés sous d'autres fronts, et le plus souvent sous mandat International pour le maintien de la Paix (Proche-Orient, Afrique, Afghanistan,...) dans le Monde, ce qui est, pour moi, un noble dessein (Il existe des monuments en l'Honneur de tous les soldats disparus dans plusieurs dizaines de pays), votre travail de Mémoire sur le Monument aux Morts de notre commune est très clair et bien argumenté!

JPS

 

mémoires de puisserguier@ Par ailleurs, savez-vous que, de par le Monde, il existe des Monuments aux Morts "pacifistes" ? Largement fréquents dans les pays anglo-saxons, ils sont relativement rares en France. Mais certains méritent d'être signalés.

Dans le département du Rhône, à Dardilly, le monument porte une inscription "Contre la guerre, à ses victimes, à la fraternité des peuples", gravée sous une statue représentant une mère pleurant son enfant.

A Gentioux, dans la Creuse, le monument aux morts, en bronze, est souligné d'une phrase sans équivoque : "Maudite soit la guerre".

Près de chez nous, dans l'Hérault, le Monument aux Morts d'ANIANE est remarquable. Une inscription en occitan est gravée dans la pierre. "La guerra qu'on vougut es la guerra a la guerra, son morts per nostra terra et per touta la terra". En Français:" La guerre qu'ils ont voulue est la guerre à la guerre, sont morts pour notre terre et pour toute la Terre".

Un Monument pour les soldats morts pour l'Humanité entière...

JPS

 

vendredi, 08 novembre 2013

Mon école libre

 ecole grille.jpgJe vais vous parler de l’école libre, mais pas de l’école Sainte Thérèse, que la plupart d’entre vous ont connu.

L’école libre dans laquelle j’ai fait la majorité des classes primaires, dans les années 40, se situait à l’emplacement de l’actuel bureau de tabac, en face de notre Marianne.

 Cet immeuble appartenait alors à Madame Lavigne qui l’avait mis à la disposition de la paroisse.

On y accédait par la porte d’entrée, qui se trouve sur le côté du bureau de tabac.

 

mémoires de puisserguier

 

A droite, à la place du bureau de tabac on trouvait la salle de la classe maternelle, de là on passait directement dans la cour. Sur la droite de la cour se trouvait deux salles inoccupées et au fond deux WC, dont le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils étaient rudimentaires. Deux trous qui communiquaient en direct avec une fosse, sans chasse d’eau pour nettoyer le tout. Par temps chaud, bonjour les odeurs !!!

 

Sur la gauche de la cour, un escalier qui desservait un grand balcon sur lequel s’ouvraient deux classes. Pour la première CP, CE1 et CE2 et pour l’autre CM1, CM2 et Certificat d’Etudes.

 

Heureusement qu’à l’époque l’établissement n’était pas conventionné. L’enseignement y était assuré par deux jeunes filles, toutes les deux de Creissan, qui devaient avoir un brevet supérieur pour tout bagage.

Françoise Gontier (Aphrodise) avait en charge l’école maternelle et par la suite une des classes primaires, Marie-Louise Roumégas s’occupant de la seconde, lorsque Melle Malaterre s’arrêta.

 

Cette école étant confessionnelle, tous les dimanches les élèves s’y rendaient pour monter en rang à l’église, où elles occupaient les premiers bancs de gauche, les « filles de la laïque » étant placées juste derrière, sous la houlette de Melle Garriguenc qui s’occupait également du patronage.

 

Ecole libre.jpg

Le 25 Novembre, jour de la Sainte Catherine, était jour de congé pour l’école. Le matin nous assistions à la messe et l’après-midi était consacré à remercier notre bienfaitrice qui pour cette occasion faisait livrer des corbeilles d’éclairs et de choux à la crème par Desplat le pâtissier. L’abbé  Claustre, curé du moment, était convié à la fête, au cours de laquelle une ou deux filles, les plus méritantes, avaient l’insigne honneur de lui réciter un compliment appris pour la circonstance.

 

Je pense que c’est durant l’année scolaire 45-46, que les sœurs de la Sainte Famille de Mende, prirent le relais de toutes les bonnes volontés qui avaient œuvré jusqu’alors au sein de l’école.

Sœur Alice avait en charge la classe maternelle, Sœur St Laurent s’occupait de la classe du CP, CE1-CE2, alors que la Mère s’occupait du CM1-CM2 et de la section du certificat d’études.

Les deux salles du bas, auparavant inoccupées, furent investies par un cours de sténo-dactylo-comptabilité et également un cours de coupe et de couture, dont s’occupait activement Sœur Marie de la St Face.

A cette époque, le renom de l’école qui était auparavant en déclin, remonta fortement.

 

Dans les années 50, Madame Lavigne étant décédée, ses héritiers vendirent l’immeuble.

C’est alors que l’école fut transférée dans l’immeuble Cadilhac et qu’elle prit le nom d’Ecole Ste Thérèse.

 

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Narration/Rédaction :Monique

samedi, 26 octobre 2013

Le salon de Jeanne

 Jeanne Coll, plus connue au village sous le nom de Jeanne Boujassy était coiffeuse, rue de la Bastille.

 

mémoires de puisserguierSa fille Carmen, nous raconte ses souvenirs.

 

" Le salon de ma maman, était une grande pièce ajourée par deux fenêtres.

Je revois deux fauteuils en cuir marron, avec appuie tête. Le bas de chaque fauteuil était en marbre blanc ; il y avait une pédale pour régler la hauteur.

En face des fauteuils, il y avait deux tablettes en marbre blanc, avec deux grands miroirs et deux repose-pieds au sol.

En entrant dans le salon il y avait un comptoir très grand, fait par M. Auziale père, au mur une vitrine, également faite par M. Auziale, où se trouvaient les produits de beauté : poudre, rouge à lèvres, vernis à ongles, poudre pour pommettes, eau de Cologne, parfums.

Que de souvenirs dans ce salon de coiffure et que de changements il y a eu depuis. (…)

 

mémoires de puisserguier

 

 Je revois l’appareil à permanentes, dangereux d’ailleurs, où la cliente était reliée par des fils électriques à un casque suspendu. Je montais sur un tabouret pour faire de l’air avec un carton à la cliente qui avait trop chaud.

Les mèches de cheveux étaient enroulées sur des bigoudis en fer serrés avec une pince.

Au final la cliente sortait frisée. Il fallait avoir beaucoup de dextérité et bien respecter les temps de pause pour ne pas avoir de perte de cheveux.

Maman lavait les cheveux avec un hydrocap, j’ai toujours entendu ce nom pour désigner finalement un récipient qui avait au-dessus une fermeture type douche.

On appuyait sur un bouton  pour faire couler l’eau que ma grand-mère faisait chauffer dans la cuisinière. Que de va et vient de la cuisine au salon ! (…)

 

Que de progrès depuis avec les chauffe-eau au gaz ou électriques.

 

Ensuite il y avait les fers à friser que l’on mettait sur un petit appareil composé d’un réservoir à alcool, surmonté d’une mèche et de deux supports.

Les fers étaient de plusieurs dimensions. Petits (les crans étaient petits), moyens (crans moyens), gros (crans gros)

Friser et cranter, c’était un travail d’artiste que je regardais faire avec admiration. Il ne fallait pas brûler les cheveux, ce qui était donc risqué.

Le principe était le suivant : une fois le fer chauffé moyennement, on l’essayait sur un papier journal, qui fumait évidemment. 

 

Ah ! Cette odeur !

 

mémoires de puisserguierEnsuite on faisait tourner le fer pour le refroidir sur un axe, ce qui demandait beaucoup d’agilité, ensuite on approchait le fer de la joue pour tester la chaleur et on commençait à cranter la chevelure, notamment le devant et les deux côtés. La mode étant aux coiffures crantées, qui n’avait pas son cran ?

La cliente ressortait frisée comme un mouton (deux permanentes par an étaient suffisantes) et avec un ou plusieurs crans.

Je regardais maman manipuler ses fers avec réussite au final et toujours surprise du résultat.

Je mesure le chemin parcouru avec la minivague et le brushing.

On faisait aussi des anglaises au fer. Le cheveu était enroulé sur le fer chaud et ressortait en tire bouchon. J’ai donc eu mon lot d’anglaises lors de ma communion solennelle. (…)

 

Cela se faisait, bien sûr, sur cheveux longs et je suppose que les coiffeuses devaient avoir mal aux poignets car il fallait forcer.

 

mémoires de puisserguierJe me rappelle de petits fers à friser pour messieurs, pour friser les moustaches et les rouflaquettes.

La mode étant la même pour tout le monde, et elle a duré longtemps,  il fallait donc avoir des crans.

Le cran était une ondulation qu’il ne fallait pas rater, sinon le résultat était catastrophique, on cassait le cheveu.

Les crans pouvaient aussi se faire, avec les doigts,  sur cheveux mouillés après le shampoing, on les appelaient les crans à l’eau. Quel travail ! (…)

 

Je me souviens également  des séchoirs sur pieds, très bruyants.

Puisserguier avait plusieurs coiffeuses et coiffeurs. (…)

 

Une fois par an, avait lieu une réunion entre coiffeurs pour l’application égale des tarifs, ce qui ne serait pas admis actuellement.

Quelques anecdotes me reviennent en mémoire, par exemple Mme Aymard qui partait faire ses courses  en laissant la cliente sous le séchoir, Maman qui coiffait le soir tard, après souper, les commerçantes qui à cette époque là ouvraient en continu ; cela les arrangeait bien.

J’ai conservé l’hydro cap ainsi que les fers et le réchaud, le matériel était solide à cette époque.

En revanche les séchoirs et l’appareil à permanente n’ont pu être conservés.

Que de souvenirs dans ma tête, des gestes mais aussi des odeurs !!!

 

mémoires de puisserguier

 

En conclusion la description de l’évolution du fer à friser et à cranter.

A l’origine, manches en fer non isolés. Vint ensuite une amélioration par des manches en bois.

Puis il y eu le fer à gaufrer les cheveux.

Bien plus tard, ce fut l’apparition du babyliss, (fer électrique avec un thermostat)"

 

Carmen Coll

jeudi, 24 octobre 2013

Rencontres autour de l’Occitan !

 

Bonjour,

Nous vous rappelons que nous avons mis en place le  Cercle occitan des MémoiRes.

 

Les rencontres ont lieu tous les :

 jeudis à 17 heures au Centre de Ressources.

 

La durée de la séance est de 1 h 30.

 

Activité ouverte à tous et gratuite

 

N'hésitez pas à en parler autour de vous.

 

Le bureau tient à remercier très sincèrement Anne Marie et Pierre Faure pour leur investissement bénévole et leur gentillesse.

Sans eux notre idée n'aurait pu être concrétisée.

 

Petit à petit, comme vous le voyez, la vie du Centre de Ressources continue à s’organiser.  

 

Bien cordialement.

Corinne et le bureau

  Cercle Occitan des MémoiRes

Centre de ressources, Rue de la gaie sortie

34620 PUISSERGUIER

04 67 93 79 58 / 06 76 47 20 57

 

mémoires de puisserguier

 

Tous les jeudis à 17 heures

Au Centre de Ressources des MémoiRes

Ouvert à tous

Gratuit

vendredi, 18 octobre 2013

Les MémoiRes revisitent le Certif...

mémoires de puisserguier   

 

 

 

 

imanche soir, 13 octobre, les membres de notre association clôturaient le mois du patrimoine et mettaient un terme à toutes ces belles journées, riches de précieuses rencontres, avec un public friand de la mémoire de son passé plus ou moins proche.

 

En effet, plusieurs centaines de visiteurs (principalement venus de l’extérieur) ont franchi le seuil du Centre de Ressources pendant ces 4 semaines dédiées au Patrimoine vécu de notre village.

 

Le bilan demeure, plus que jamais, encourageant pour la continuité des activités des MémoiRes (aujourd'hui en pleine maturité), au regard de l’intérêt grandissant de toutes ces personnes qui ont passé beaucoup de temps à écouter nos bénévoles  leur conter et leur expliquer l’histoire de ces objets emmagasinés depuis plus de 7 ans (pour se faire une idée, environ 2700 pièces répertoriées)

 

Le Centre de Ressources étant un lieu vivant et en perpétuelle mutation, il propose des nouveautés à chaque manifestation, tant au niveau des expositions que des actions.

 

mémoires de puisserguierParmi les diverses et multiples animations proposées pendant ces week end la palme revient aux épreuves du "Certif" qui ont obtenu un étonnant succès.

Etonnant, de même, le résultat des examens puisque 57% des "élèves" se sont vu remettre le fameux diplôme.(Liste des lauréats : Reçus à l'examen du Certif.pdf )

 

Le pressurage du raisin, l’origami resteront aussi autant de bons souvenirs.

 

Les membres de notre bureau remercient toutes les personnes qui ont permis que cette nouvelle participation de notre association aux journées européennes et au mois du Patrimoine rime avec succès. Nous vous donnons d’ores et déjà rendez vous :

 

- Le samedi 23 novembre 2013 pour la présentation (par l’auteur) et la diffusion du cahier « Saint Christophe, histoire d’une colline », 

- puis le samedi 7 décembre pour le « bar à soupes » des MémoiRes au profit du Téléthon.

 

mémoires de puisserguier

Sur rendez-vous possiblité de visite en soirée (nocturne) 

Le Centre de Ressources est ouvert tous les lundis de 15 H à 17 H et les vendredis de 10 H à 12 H ou sur rendez-vous.

Entrée libre et gratuite.

 

La vitrine des MémoiRes restera fermée jusqu’au 31 décembre en raison des travaux sur la promenade.

 

NB. : Ci-dessous les N° tirés au sort le 13 octobre

- n° 766 Tombola, gagnant du coffret "produits régionaux"

- n° 333 Tickets visiteurs, gagnant d'une bouteille de vin.

mercredi, 16 octobre 2013

Une bien belle idée !

« Maman, j’aimerais bien fêter mon anniversaire dans cette école ! » s’était exprimée la petite Marie Alice lors de sa visite du Centre de Ressources lors des journées européennes du patrimoine...

 

mémoires de puisserguierL’idée, étonnante à priori, a été adoptée sans hésitation, par les membres de notre bureau, et ce mercredi une douzaine de fillettes accompagnées de quelques mamans étaient présentes bien avant l’heure d’ouverture.

 

C’est ainsi que, tout l’après midi, ces « élèves » ont écouté attentivement nos animateurs leur expliquer la vigne et leur raconter la vie quotidienne de leurs arrières grands parents.

 

mémoires de puisserguierPuis ce fut le tour de l’atelier d’écriture à la plume sergent major et à l’encre violette.

Enfants et mamans se sont pris au jeu avec beaucoup d’intérêt et d’application.

 

L’atelier d’origami, proposé par Claude, a permis un retour à une période plus contemporaine et la confection de grues, et de fleurs, a passionné ce jeune auditoire.

 

mémoires de puisserguierAvant le goûter, la cour de l’école a retrouvé un moment sa vie d’antan avec les enfants jouant à la marelle ou à la corde à sauter.

 

Décidemment dans l’entourage des MémoiRes de Puisserguier,  adhérents et sympathisants ne  manquent pas d’originalité, d’imagination et d’enthousiasme.

 

 

Le slogan « Se rencontrer, rassembler, raconter » est une fois encore en pleine adéquation avec la philosophie de notre équipe.

 mémoires de puisserguier

mardi, 15 octobre 2013

La gare de mon enfance

En relisant le tome 1 des MémoiRes, dans l'article relatif à la gare de Puisserguier, je trouve une question qui m'avait échappé : Avez vous connu le bonheur de ces chemins de fer, pour aller où ?

Alors je réponds oui !

J’ai connu la gare de Puisserguier dans la fin des années 20 et le début des années 30, alors qu'elle était en plein essor, j'allais dire en pleine gloire. Car ce n'était pas une petite gare, vu le tonnage des marchandises qui y transitaient.
Sur  cette ligne, sur cette gare il y aurait de quoi écrire un livre. Pour l'immédiat, restons à l'essentiel.

Je dois d'abord préciser que ma connaissance des lieux vient de ce que j'y ai passé bien des jeudis de mon enfance, car mon père travaillait beaucoup par l'intermédiaire du réseau P.O. Midi qui deviendra plus tard la SNCF.

Et c'est d'ailleurs du fait de cette appartenance aux grands réseaux,  que cette ligne a connu pareille importance.

Des lignes de chemins de fer départementaux existaient bien dans la région, notamment Béziers / St Chinian ou Colombier / Maureilhan. Mais s'agissant de lignes à voie métrique, leur utilisation n'était envisageable que pour de courtes distances,  sinon il aurait fallu procéder à des transbordements entre les deux gares de Béziers Cet  inconvénient n'existait pas sur la ligne de Puisserguier, qui était reliée au réseau national. Et comme les transports routiers à grande distance  étaient à cette époque pratiquement inexistants, ne restait que le train pour expédier les produits régionaux vers les lieux de consommation. Ces produits étaient principalement le vin et le minerai. Oui ! Le minerai.
De St.Chinian à Murviel et Cazouls le vin était expédié principalement par la gare de Puisserguier vers les lieux de consommation.

Et quand on réalise qu'entre I925 et 1935 la moyenne annuelle de récolte de notre village ressort à 164.000 hectolitres,  si  on y ajoute  celles des villages voisins, ça représente  "un certain nombre " de wagons-foudres. Car au début, les wagons-citernes pas plus que les camions citernes n'existaient encore. Le vin était amené en gare en demi-muids et transvasé dans les wagons foudres.

En plus du vin il y avait le minerai. La bauxite des mines de Cazouls amenée en gare de Puisserguier par une noria de camions. En gare un quai de chargement était réservé à cette marchandise. Quand on lit sur internet que 1.700.000  tonnes de bauxite ont été extraites a Cazouls, quel beau trafic pour notre gare d'où elles partaient  je ne sais où.

Pour assurer le fonctionnement du service,   j'ai souvenance du chef de gare d'alors, un M. Serène,  logé au 1er étage du bâtiment et dont le fils a été, je crois, un joueur de l'A.S.Béziers.

M.  Serène était assisté de trois agents : M. Vidal, M. Thomas, doté d'un beau collier de barbe blanche, et M. Goarré.

A présent, pour visiter les lieux, plaçons-nous comme le photographe qui a pris le cliché figurant au milieu de la page 99 du Tome 1.

 

 

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Au premier plan, au pied du réverbère on aperçoit le butoir de la voie de garage où stationnaient les wagons en attente de chargement.

Le premier bâtiment, de moindre hauteur, était la "lampisterie" où était rangé le matériel d'exploitation : lampes, chariots, cales etc.

Dans le grand bâtiment, au 1er étage, se trouvait le logement du chef de gare. Au rez -de- chaussée, les deux portes devant le personnage donnent sur la salle d'attente et d'enregistrement de bagages ou des petits colis.

La troisième porte devant l'escalier donne sur le bureau des agents ou se trouvait notamment le télégraphe Morse qui m'intriguait beaucoup, principal instrument de communication entre les gares de la ligne.

Le dernier bâtiment, le hangar couvert avec le quai également couvert, enfin à hauteur du wagon, le quai découvert.

A l'opposé de ces quais se trouvait une cour pavée, surplombant le chemin du four a chaux et le Lirou. Cour bordée  par une voie de garage réservée au remplissage des wagons foudres et plus tard des wagons citernes.

 

 

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La visite est terminée, mais pas mes souvenirs. J'ai déjà dit qu’entre 8 et 12 ans j'étais familier des lieux et finalement connu de tous, y compris du personnel roulant sur leur locomotive modèle 050 T. Parfois tandis qu'ils "faisaient la manœuvre " pour déplacer les wagons d'un lieu à l'autre de la gare, ils me prenaient a leur bord, m'expliquaient le fonctionnement de la machine, puis   bonheur suprême, sous leur surveillance, j'actionnais le levier ou l'inverseur pour faire avancer ou reculer ce monstre énorme.

Je ne suis pas prêt d'oublier.

Je n'évoque que pour mémoire le trafic passager, car il était pratiquement nul, sauf pour aller à Narbonne avant que les autobus Asset desservent cette destination.

Rédaction/narration : Jacques

M. Christian Rochette a retrouvé sur un site d'amis cheminots ces photos de wagons citernes estampillées "Marcel Rouanet - PUISSERGUIER (Hérault)". Il ne s'agit que de maquettes, mais quels beaux témoignages.

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