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mardi, 15 octobre 2013

La gare de mon enfance

En relisant le tome 1 des MémoiRes, dans l'article relatif à la gare de Puisserguier, je trouve une question qui m'avait échappé : Avez vous connu le bonheur de ces chemins de fer, pour aller où ?

Alors je réponds oui !

J’ai connu la gare de Puisserguier dans la fin des années 20 et le début des années 30, alors qu'elle était en plein essor, j'allais dire en pleine gloire. Car ce n'était pas une petite gare, vu le tonnage des marchandises qui y transitaient.
Sur  cette ligne, sur cette gare il y aurait de quoi écrire un livre. Pour l'immédiat, restons à l'essentiel.

Je dois d'abord préciser que ma connaissance des lieux vient de ce que j'y ai passé bien des jeudis de mon enfance, car mon père travaillait beaucoup par l'intermédiaire du réseau P.O. Midi qui deviendra plus tard la SNCF.

Et c'est d'ailleurs du fait de cette appartenance aux grands réseaux,  que cette ligne a connu pareille importance.

Des lignes de chemins de fer départementaux existaient bien dans la région, notamment Béziers / St Chinian ou Colombier / Maureilhan. Mais s'agissant de lignes à voie métrique, leur utilisation n'était envisageable que pour de courtes distances,  sinon il aurait fallu procéder à des transbordements entre les deux gares de Béziers Cet  inconvénient n'existait pas sur la ligne de Puisserguier, qui était reliée au réseau national. Et comme les transports routiers à grande distance  étaient à cette époque pratiquement inexistants, ne restait que le train pour expédier les produits régionaux vers les lieux de consommation. Ces produits étaient principalement le vin et le minerai. Oui ! Le minerai.
De St.Chinian à Murviel et Cazouls le vin était expédié principalement par la gare de Puisserguier vers les lieux de consommation.

Et quand on réalise qu'entre I925 et 1935 la moyenne annuelle de récolte de notre village ressort à 164.000 hectolitres,  si  on y ajoute  celles des villages voisins, ça représente  "un certain nombre " de wagons-foudres. Car au début, les wagons-citernes pas plus que les camions citernes n'existaient encore. Le vin était amené en gare en demi-muids et transvasé dans les wagons foudres.

En plus du vin il y avait le minerai. La bauxite des mines de Cazouls amenée en gare de Puisserguier par une noria de camions. En gare un quai de chargement était réservé à cette marchandise. Quand on lit sur internet que 1.700.000  tonnes de bauxite ont été extraites a Cazouls, quel beau trafic pour notre gare d'où elles partaient  je ne sais où.

Pour assurer le fonctionnement du service,   j'ai souvenance du chef de gare d'alors, un M. Serène,  logé au 1er étage du bâtiment et dont le fils a été, je crois, un joueur de l'A.S.Béziers.

M.  Serène était assisté de trois agents : M. Vidal, M. Thomas, doté d'un beau collier de barbe blanche, et M. Goarré.

A présent, pour visiter les lieux, plaçons-nous comme le photographe qui a pris le cliché figurant au milieu de la page 99 du Tome 1.

 

 

Gare de mon enfance1.jpg


Au premier plan, au pied du réverbère on aperçoit le butoir de la voie de garage où stationnaient les wagons en attente de chargement.

Le premier bâtiment, de moindre hauteur, était la "lampisterie" où était rangé le matériel d'exploitation : lampes, chariots, cales etc.

Dans le grand bâtiment, au 1er étage, se trouvait le logement du chef de gare. Au rez -de- chaussée, les deux portes devant le personnage donnent sur la salle d'attente et d'enregistrement de bagages ou des petits colis.

La troisième porte devant l'escalier donne sur le bureau des agents ou se trouvait notamment le télégraphe Morse qui m'intriguait beaucoup, principal instrument de communication entre les gares de la ligne.

Le dernier bâtiment, le hangar couvert avec le quai également couvert, enfin à hauteur du wagon, le quai découvert.

A l'opposé de ces quais se trouvait une cour pavée, surplombant le chemin du four a chaux et le Lirou. Cour bordée  par une voie de garage réservée au remplissage des wagons foudres et plus tard des wagons citernes.

 

 

Gare de mon enfance.jpg


La visite est terminée, mais pas mes souvenirs. J'ai déjà dit qu’entre 8 et 12 ans j'étais familier des lieux et finalement connu de tous, y compris du personnel roulant sur leur locomotive modèle 050 T. Parfois tandis qu'ils "faisaient la manœuvre " pour déplacer les wagons d'un lieu à l'autre de la gare, ils me prenaient a leur bord, m'expliquaient le fonctionnement de la machine, puis   bonheur suprême, sous leur surveillance, j'actionnais le levier ou l'inverseur pour faire avancer ou reculer ce monstre énorme.

Je ne suis pas prêt d'oublier.

Je n'évoque que pour mémoire le trafic passager, car il était pratiquement nul, sauf pour aller à Narbonne avant que les autobus Asset desservent cette destination.

Rédaction/narration : Jacques

M. Christian Rochette a retrouvé sur un site d'amis cheminots ces photos de wagons citernes estampillées "Marcel Rouanet - PUISSERGUIER (Hérault)". Il ne s'agit que de maquettes, mais quels beaux témoignages.

Wagon Marcel Rouanet 3.jpg

lundi, 07 octobre 2013

MOIS du Patrimoine 2013 : Les MémoiRes dans les pas de Jules Ferry

mémoires de puisserguier'est le thème proposé par notre association, les MémoiRes de Puisserguier, pour notre participation à cette nouvelle édition aux Journées européennes

et au Mois du Patrimoine qui se déroulent  

jusqu'au dimanche 13 octobre.

 mémoires de puisserguier

Est-il besoin de rappeler que notre Centre de Ressources, musée incontournable du village, qui vous accueillera est installé dans l’ancienne école publique, alliant ainsi le patrimoine « bâti » au patrimoine « humain » privilégié par notre dynamique équipe.

  

Dans ce cadre rempli de souvenirs nostalgiques, durant le week end des journées du patrimoine, des animations non stop vous feront retrouver la magie de Puisserguier, au siècle dernier !

 

Vous vous essaierez à l’écriture à la plume Sergent Major et à l’encre violette, au calcul mental, aux épreuves du certificat d’études primaires sur d’anciens pupitres en bois.

mémoires de puisserguier

 

Dans la cour, au moment béni de la récré, marelles, osselets, cordes à sauter et rondes enfantines vous feront retomber en enfance. Les moins assidus pourront se balader dans un intérieur d’autrefois, faire leurs courses dans les commerces d’antan. Ils pourront s’asseoir à la terrasse du “Grand café glacier” et prendre part à la “partie de cartes”…

Sous l’aile d’un “ancien”, ils retrouveront ou apprendront à connaître les objets et la culture de la vigne, la vie de la forge et du garage.

Un jeu de piste permettra de découvrir le village.

 *Les bénévoles de la bibliothèque municipale se joindront à la manifestation et ouvriront les portes au public, afin de permettre la découverte d’autres salles de classe et de présenter le très large éventail d’ouvrages.

A noter que l’association « Maquisards reconstitutions » partenaire des MémoiRes vous proposera son camp reconstitué installé sur le parking attenant au Centre de Ressources.

*Uniquement les 14 et 15 septembre 

 

mémoires de puisserguierAvec son slogan immuable : « Se rencontrer, rassembler, raconter » fondements des mémoiRes, notre association vous donne rendez vous durant ce mois exceptionnel.

 

  

 

dimanche, 06 octobre 2013

L’escobilhaire

Dans notre village, le ramassage des ordures ménagères n’a pas toujours été géré de la façon que nous connaissons actuellement.

Si je remonte loin dans mes souvenirs, je me rappelle, que la commune donnait en adjudication le ramassage des ordures à un particulier.

Je revois Monsieur Turuella, père de Jean et grand-père des frères Herrero, qui passait dans les rues du village avec son cheval attelé à un tombereau bleu.

 

mémoires de puisserguier

 

Ceci se passait dans les années 40 et à cette époque là, on ne connaissait pas les poubelles, tout au moins à Puisserguier. Ce qui veut dire que les ordures étaient déversées en tas, à même la chaussée, devant chaque maison. mémoires de puisserguier

Elles étaient ramassées avec une grande pelle et un énorme balai de bruyère. Je vous laisse penser le travail que cela représentait

Monsieur Turuella ne pouvant passer que dans les grandes artères, l’intérieur du village était nettoyé par une dame qu’on appelait la Marinou. Equipée d’une brouette, d’une pelle et d’un balai elle ramassait les ordures et les transportait à un endroit précis qui servait de relais.

Lorsque le tombereau était plein il était déversé dans une décharge sauvage, à ciel ouvert. A ce moment là on les déversait à la Rouquette, avant de les amener bien plus tard, à l’endroit que l’on nomme actuellement le plan des quatre vents.

 

mémoires de puisserguier

 

Les décharges de cette époque n’étaient ni gardées, ni règlementées, ce qui faisait le bonheur des « fouineurs » et des collectionneurs. Si on se trouvait là au bon moment, on pouvait faire des trouvailles pour le moins intéressantes : vieux papiers de famille, vieux journaux, objets devenus aujourd’hui obsolètes mais qui actuellement font la joie des amateurs de vide greniers.

 

La mission de Monsieur Turuella ne s’arrêtait pas là. Lors des enterrements, il attelait son cheval au corbillard. Pour les enterrements il existait trois classes, (tout au moins à l’église) Lors des enterrements de première classe, le cheval était tout caparaçonné avec des « vêtements » noirs liserés de blanc, et le corbillard était orné de plumets noirs à chaque angle. Ce qui ne manquait pas d’impressionner la petite fille que j’étais alors. Du cheval on ne voyait que les jambes et deux yeux noirs qui perçaient à travers les fentes des oeillères.

 

Ce mode de ramassage prit fin sous la municipalité "Garrigue". La commune fit alors l’acquisition d’un camion benne que conduisait Robert Gleize, qui était assisté d’une personne qui déversait les poubelles dans la benne. Je pourrai citer plusieurs noms d’assistants mais le dernier fut, du moins je le pense, Roger Aguilar. Tous les déchets étant jetés en vrac, les jours de grand vent, le pauvre Roger, en prenait plein la figure, surtout en période hivernale, lorsqu’il y avait beaucoup de cendres.

Comme il n’y avait plus de cheval la commune fit l’acquisition d’un fourgon qui avait été réformé par les PFG, pour servir de corbillard. Deux employés municipaux étaient donc chargés des pompes funèbres. C’est état de fait perdura sous le long mandat de Lucien Dachary et sous celui de Francine Sénégas.

Plutôt que de remplacer le fourgon, qui était devenu obsolète, et de faire agréer une personne supplémentaire, Jean-Claude Jany qui entre temps était devenu le nouveau maire, préféra mettre un terme à cette longue coutume et délégua ce service à « une firme spécialisée » ce qui représente, sans conteste, un coût beaucoup plus élevé pour les familles.

Je regrette beaucoup cet état de fait, car c’est bien connu, actuellement on fait commerce de tout, même avec la mort.

Je ne vous dirai pas sous quel maire, (M. Dachary, Mme Sénégas ?) la commune se dota d’un camion benne performant, parfaitement adapté au ramassage des ordures ménagères, ce qui fut un progrès considérable, suivi d’un autre progrès lors de la fermeture de la décharge à ciel ouvert.

Elle avait beau être entourée d’un grillage d’une hauteur respectable, les vignes alentour bénéficiaient des apports de sacs plastique charriés par le vent, ce qui était tout d’abord très inesthétique et certainement pas très ragoûtant pour les propriétaires riverains, surtout au moment où la récolte était là, bien appétissante. 

 

mémoires de puisserguier

Dorénavant c’est la communauté des communes qui se charge du ramassage des ordures pour toutes les communes qui la composent, avec un immense plus, puisque nous sommes passés à l’heure du tri sélectif.

Narration/rédaction : Monique

 

 

@ Bonjour,

mémoires de puisserguierJ'ai 51 ans et suis originaire de Balaruc Le Vieux (La Capitale).

Dans ce Balaruc là, il y a le Truc de Balaruc et le Muge est l'animal totemique du village où vivent ses habitants, les Enfangach (les enfangués à cause de la vase de l'étang).

Bon, bref, jusqu'au début des années 70, j'ai connu l'escobilhaire dans ma commune et il avait les mêmes outils (cheval, puis tracteur avec un tombereau) et promenait une "tinette" où les particuliers vidaient leur pot de chambre.

 

mémoires de puisserguier

 

Il avait aussi les mêmes attributions qu'à Puisserguier concernant les Pompes Funèbres.

Cordialement,

Eric.

P.S. : Pardon pour le cheval qui n'est pas un outil mais une bête magnifique. 

vendredi, 27 septembre 2013

Les Journées du Patrimoine des MémoiRes : Pari tenu !

mémoires de puisserguierour cette cinquième participation aux Journées européennes du Patrimoine, l’équipe complète des MémoiRes de Puisserguier était sur le pont pour recevoir notre public au Centre de Ressources, qui par ailleurs en ce 14 septembre fêtait le premier anniversaire de son ouverture.

mémoires de puisserguierNous associant pendant ces deux jours avec les bénévoles de la Bibliothèque municipale et la passionnante troupe de « Maquisards reconstitutions » (qui avaient dressé leur campement sur le parking), nous avons accueilli les visiteurs dans « notre musée » qui présentaient de très nombreuses modifications apportées à l’exposition depuis les JEP de 2012.

 

En effet, il était offert (entre autres) à la curiosité de chacun le salon de coiffure Falguéra,

mémoires de puisserguier

la véranda et son quotidien totalement réaménagée

mémoires de puisserguier

mémoires de puisserguier(notamment avec une cuisinière « pied selle de 1930 »), mémoires de puisserguier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mémoires de puisserguierune charrette et un tracteur, sans oublier les abondantes animations dont le pressage du raisin très apprécié, ou encore l’épreuve du certificat d’études primaires auxquels se sont prêtés joyeusement beaucoup de visiteurs.

 

mémoires de puisserguier

 

On aurait pu penser que dimanche, le vent violent dissuaderait le public, nous avons pu constater agréablement que la majorité des visiteurs qui se sont déplacés, n’ont pas hésité à venir de tous les villages environnants, voire de beaucoup plus loin.

Andrée « la Bibliothécaire » était ravie d’avoir tous ces gens venus d’ailleurs apprécier ses collections de livres.

Quant aux Maquisards, ils se sont fait une joie de présenter armes et matériels en rappelant aux visiteurs le devoir de MémoiRes.

 

C’est donc, encore une fois, une belle réussite pour tous nos bénévoles qui font preuve, depuis bientôt 7 ans, de beaucoup d’imagination et d’ardeur au travail, pour se renouveler, pour pouvoir présenter à nos concitoyens un espace socio culturel en constante mutation.

 

mémoires de puisserguier

 

Le bureau des MémoiRes vous rappelle que le Centre de Ressources sera de nouveau ouvert durant les 3 week-ends prochains, dans le cadre du Mois du Patrimoine, ainsi de les lundis (15H à 17H30) et vendredis (10H-Midi) aux heures habituelles d’ouverture. 

mémoires de puisserguier

En préambule, jeudi 12 septembre, avant l'ouverture des JEP la Communauté de Communes Canal Lirou avait invité les participants de l'édition 2013 à un circuit de visites passant par Creissan, Puisserguier et Montels (où en fin de soirée  un apéritif a été servi).

Ci-dessous le reportage photos de Claude B. lors du passage des invités au Centre de Ressources.

 

mémoires de puisserguier

 

Merci pour vos commentaires:

 

@ Ah que voilà de la belle culture populaire dispensée ! Bravo à vous deux et à tous vos "disciples" !

Bises admiratives .....

Jean Claude

 

@ Des amis m’avaient vanté votre centre de ressources. Je m’étais dit qu’ils exagéraient surement.

Je ne regrette pas de les avoir écoutés et d’être venu visiter (accompagné de mes deux filles et de mon épouse) votre étonnante caverne d’Ali Baba dont le sésame « entrée gratuite » rajoute au plaisir de cette visite. Je salue votre immense courage.

Votre initiative est à mille lieues de la plupart de ce qui nous est généralement proposé (soit peu de renouveau par manque d'imagination) pour ces journées du patrimoine, par trop d’associations sclérosées par des présomptueux plus préoccupés par leur personne que par le « patrimoine » dont ils sont sensés avoir la charge du devoir de mémoires. 

Encore une fois Bravo. Ne changez rien, continuez longtemps comme ça.

Pierre-Jean (Fabrègues)

 

Le Centre de Ressources fête son premier anniversaire !

mémoires de puisserguier

'Est en effet le 14 septembre 2012 que l’inauguration a eu lieu, la veille de l'ouverture des Journées Européennes du Patrimoine.

 

1 an !...

 

... avec 2136 visiteurs qui ont franchi le seuil de notre petit musée pendant cette année.

 

Nous sommes donc très heureux et très fiers de vous avoir accueilli si nombreux.

Nous espérons que vous prendrez autant de plaisir en venant vous joindre à nous pour cette nouvelle édition des Journées Européennes et du Mois du Patrimoine qui ont débuté en ce jour d’anniversaire.

 

mémoires de puisserguier

Et de nouveau un très grand merci à toutes celles et à tout ceux, d’ici ou d’ailleurs, qui nous ont aidé à réaliser ce rêve qui a paru insensé à plus d’un.

http://centrederessourcesdesmemoires.blogs.midilibre.com/...

mercredi, 28 août 2013

Un ami nous a quitté !

 

Jean Paul  est parti.

Il était un des plus fervents lecteurs et défenseurs des « MémoiRes », et son implication et sa gentillesse nous étaient indispensables.

Sa culture, son ouverture d’esprit, sa disponibilité et son attachement à ses convictions ont fait de lui un être à part.

 

Peut être n’avait-il pas trouvé sa place dans ce monde si dur à cause de sa fragilité et de sa sensibilité.

 

Nous l’aimions pour ce qu’il était et comme il était.

Il va nous manquer comme il nous manquait déjà.

 

Nous pensons très fort à sa famille et à ses fils et leur présentons nos plus sincères condoléances.

 

Corinne et le bureau des MémoiRes

 

mémoires de puisserguier

 

@ Hier encore....

Jean Paul est parti, trop vite, rejoindre ses amis du Rock'N'Roll qu'il affectionnait tout autant que moi. J'espère qu'ils lui accorderont une place de choix au paradis des Rockers.

En mars 2012, nous avions croisé, ensemble, la route 66 de Mister DICK RIVERS.

Et comme le chantait Eddy Cochran.... Remember Jean Paul.

Rockin'Daddy

mémoires de puisserguier

 

 Les obsèques de Jean Paul ont eu lieu mémoires de puisserguier

ce mercredi 28 août à 14 H 30 au Pech bleu de Béziers.

Il nous a définitivement tiré sa révérence, accompagné par cette émouvante ballade de circonstance des Rolling Stones  :

"You can't always get what you want" ("Tu ne peux pas toujours faire ce que tu veux") :

http://www.youtube.com/watch?v=PkGrkNu6mDg 

 

mardi, 27 août 2013

Mardi 27 août, les Brescoudos !

 Les *Brescoudos* à PUISSERGUIER.

 

Comme chaque année, c’est avec un très grand plaisir que les membres des MémoiRes de Puisserguier, sur invitation de l’équipe municipale, aideront à la logistique d’accueil de cette formidable manifestation autour de ces mythiques motos « Harley Davidson » des Brescoudos.

mémoires de puisserguier

 

A noter que l’an dernier,en nous quittant, notre ami, leur Président Christian Peyras, nous a suggéré  d'ouvrir cette année le centre de ressources, afin d’y accueillir les motard(e)s  qui désireraient venir le visiter pendant cette pause.

Reportage Brescoudos sur Fr3 : http://youtu.be/SJZrzkJmIKQ 

Affiche-2013-Custom.jpg  Programme-Brescoudos2.jpg  Programme-Brescoudos1.jpg 

 

mémoires de puisserguier

 

lundi, 19 août 2013

La 2000ème au centre de ressources.

En cette période estivale, l’intérêt pour le centre de ressources ne fléchit pas.

 

Comme tous les lundis notre équipe des MémoiRes de Puisserguier accueillait les visiteurs avec cependant une ouverture plus particulière.

 

En effet, en la personne de Mlle Pauline Gobillot, d’Argenteuil, en vacances dans sa famille à Creissan, le seuil des 2000 visiteurs a été atteint, et ce, en moins d’un an !

 

Ensemble avec sa sœur, son grand oncle et ses parents, ils ont longuement visité le « Musée » des Mémoires.

De découvertes en émerveillement, ils se sont (passage obligé dans la classe) volontiers soumis au devoir d’écriture. L’encre violette, les buvards, les plumes sergent major, les taches de l’atelier d’écriture ont, de nouveau, crées des instants magiques partagés dans une joie communicative.

Pour marquer cet évènement, avant le départ de cette famille, nous avons remis une bouteille de vin, dans un joli coffret, offerte par Nicole Garin du Pech St Paul, ainsi qu’un diplôme en « Qualité de 2000ème visiteur du Centre de Ressources » très appréciés par la jeune vacancière.

 

mémoires de puisserguier

 

Notre bureau profite de ces quelques lignes pour remercier très sincèrement les personnes qui ont répondu présentes à leur appel de dons d’objets. Ils vont enrichir les décors pour les prochaines journées européennes du Patrimoine 2013.

 

mémoires de puisserguier

 

Nous vous invitons d’ailleurs, cordialement, le vendredi 30 août, à 18 H 30 à la salle des associations, à la dernière réunion de préparation logistique de cette grande manifestation.

Corinne

 

mardi, 13 août 2013

Retour à la Coop ! Une réussite.

mémoires de puisserguierour la traditionnelle fête locale, ce dimanche 28 juillet, notre association « les MémoiRes de PUISSERGUIER », sur le thème « Que reste-t-il de notre Coop ? », accueillait le public au Centre de Ressources.

 

Des bouteilles sauvées de la vinothèque de la Cave, et de nombreux  documents d’époque, ont permis de redécouvrir ou de revivre l’histoire de ce lieu patrimonial inauguré en 1937.

Cette exposition, véritable « commémoration de la viticulture locale », a attiré près d’une centaine de visiteurs, dont certains, retombant dans leur passé, ont été émus aux larmes.

Une grande satisfaction pour les membres de notre bureau qui s’étaient investis, depuis quelques semaines, pour rendre hommage à cette formidable aventure humaine.

 

 

mémoires de puisserguier

 

 

En prime, de belles surprises ont été proposées.

Les amateurs de choses rares n’ont pas été déçus en découvrant, entre autres, une magnifique charrette ayant appartenu à M. Paul St Martin (offerte à l’association par son petit-fils Noël), ou ce vieux « Energic » de 1952 donnée par Marie Hélène.

 

mémoires de puisserguier

 

L’encre violette, de l’atelier d’écriture, a de nouveau fait son petit effet, chacun s’essayant à écrire avec la fameuse plume sergent major.

 

« Se rencontrer, rassembler, raconter », le slogan de notre association n’a pas, une fois encore, été vains mots.

 

En tirant le bilan très positif de cette journée, les membres de notre équipe, redynamisés, se sont quittés pour mieux se retrouver dans les jours prochains, afin de s’attaquer au chantier de mise en place des Journées Européennes du Patrimoine de septembre.

 

A noter que la loterie a aussi obtenu un franc succès.

Ce sont les N° 501 (Bernard Launé, pour le vin) et N° 610 (Claudine Caille, pour l’huile) qui ont remporté les mises.

 

***

La nouvelle loterie, du dimanche 4 août, n'a pas été tirée (faute d'une désertion précoce du vide grenier pour cause de "canicule").

Le tirage a eu lieu vendredi 9 août, à la vitrine.

 

Cest le N° 228 (Thierry Rosier) qui l'a emporté.

Merci à tous ceux qui détenaient des billets pour leur compréhension.

 

***

Prochainement nous atteindrons le seuil des 2000 visites au Centre de Ressources.

 

Le 2000ème visiteur se verra remettre une bouteille de vin offerte par le Pech St Paul.

vendredi, 26 juillet 2013

Avancées des travaux du Centre de Ressources

mémoires de puisserguiereut être la chaleur, ou peut être un peu de lassitude, mais j’ai zappé le journal de la fin du mois de juin !!!

 

Alors afin de ne pas vous pénaliser et de vous informer au mieux des nouvelles, ces quelques lignes devraient vous permettre de tout savoir !

D’autant que certains de nos lecteurs et soutiens assidus se trouvent bien loin ! Petit coucou à Sylvie et Eric, nos « petits suisses » préférés…

 

Depuis notre dernier entretien, pas mal de choses ont bougées.

 

La véranda est enfin « hors eau » !!!

La municipalité a fourni les plaques et les accessoires (pour un montant de 570.23 €) ainsi que la logistique pour le transport (camion et employés).

Serge et Roger ont posé les belles plaques vertes qui nous permettent enfin de songer au ré aménagement intérieur sans soucis.

A ce propos nous recherchons une cuisinière ancienne et un petit buffet pour reconstituer la cuisine, et une coiffeuse pour le coin chambre. Si vous possédez ces meubles dans vos caves ou greniers, et si vous avez envie de nous aider, contactez-nous s’il vous plait.

 

mémoires de puisserguier

 

L’auvent est terminé.

Nous remercions Philippe et Marc Beraud pour nous avoir fourni et amené à domicile les tuiles qui nous manquaient nous permettant ainsi de recouvrir le toit dans le style local.

Anne Marie, Pierre, Michel, Mané ont donc pu s’occuper de l’aménagement.

 

Serge a terminé l’alimentation électrique des toilettes et de l’auvent.

Il a posé des spots d’éclairage pour une mise en valeur des objets exposés.

 

Nous avons récupéré 2 très belles pièces (CJP a été mis à nouveau à contribution pour récupérer l'une d'elle et une autre,  conséquente, a pris place dans la cour grâce à l’aide d’ amis viticulteurs)  qui raviront les anciens et intrigueront les touristes…

Mais vous saurez en venant visiter !!!

 

mémoires de puisserguierL’électricien mandaté par la mairie est venu alimenter et poser le réverbère dans le jardin.

 

Autres infos :

 

Le cahier « Saint Christophe, histoire d’une colline » est en voie d’achèvement.

Une relecture sérieuse s’impose et le top sera donné à l’imprimeur.

La sortie se fera au cours du mois du patrimoine, soit le samedi 28 septembre, soit le samedi 5 octobre.

A cette occasion, « l’auteur » vous proposera une conférence sur le travail effectué et répondra à vos questions.

Nous vous informerons en temps voulu.

 

Nous vous attendons nombreux dimanche, jour de fête locale, afin de vous présenter toutes ces nouveautés, et partager avec vous un moment de la journée « hors du temps »…

 

Lors de votre visite au Centre de Ressources, nous vous offrirons un « pass » mis en place par le service tourisme de la CC. Il vous permettra une fois les 4 cases tamponnées par un partenaire de l’OTICM de gagner un petit cadeau à retirer dans les locaux de l’office de Puisserguier ou Capestang.

 

Corinne

 

lundi, 15 juillet 2013

Bal des Pompiers ? Origine de cette tradition !

Chaque 14 juillet se tient le célèbre bal des pompiers.

 

Mais quelle est l'origine de cette fête ?

 

Comment et où a-t-elle été initiée ? Petit point d’histoire avant d’aller danser.

 

Le 14 juillet ne serait pas le 14 juillet sans… le mythique bal des pompiers (qui, en passant, a généralement lieu le 13 juillet) !

La tradition, née à Paris juste avant la Seconde Guerre mondiale, s’est étendue aux autres villes françaises au fil des années. Si les platines de DJ y remplacent de plus en plus les orchestres, ces soirées continuent de réunir les habitants d’un même quartier dans une ambiance de guinguette, populaire et bon enfant.

 

Qui a eu l’idée d’ouvrir les portes des casernes aux Français, le 14 juillet ?

 

L’histoire du bal des pompiers remonte au début du XXe siècle. À cette époque, les hommes du feu ont pour habitude de célébrer la fête nationale avec leurs familles. Mais en 1937, un événement va bousculer cette tradition à jamais…

 

 

Un premier bal des pompiers à Montmartre

 

Alors qu’elle rentre du défilé militaire d’un pas cadencé, la brigade des sapeurs-pompiers de Montmartre se fait suivre par un petit groupe de badauds jusqu’à la caserne. Le sergent Cournet demande au colonel Buffet, responsable des lieux, l’autorisation d’ouvrir les portes aux curieux et de poursuivre la fête tous ensemble. Celui-ci accepte. Citoyens et pompiers célèbrent pour la première fois le 14 juillet lors d’un grand bal commun ! Feux de Bengale, démonstrations de gymnastique, simulations de départ de feu… les sapeurs-pompiers mettent le paquet côté animation.

Forte de son succès, l’idée se propage aux autres casernes parisiennes les années suivantes.

La guerre de 1939-1945 met en suspens cette tradition, mais, depuis, plus aucun 14 juillet ne se déroule sans bal des pompiers, notamment à Paris.

D'après internet.

 

Nos Pompiers participent activement à la vie associative de notre village.

 

mémoires de puisserguier

Bals d'antan , 

Avez vous souvenir d'un bal des pompiers à Puisserguier vécu avec un grand parent ? Racontez-nous ! 

mercredi, 10 juillet 2013

Congés pour le Cercle occitan des MémoiRes

 Jusqu'en Septembre !

 

mémoires de puisserguier

 Bonjour,

 

Notre dernière rencontre avant la rentrée de Septembre a eu lieu le jeudi 4 juillet.

Nos animateurs et nos sociétaires occitanistes ont tous besoin d’être en vacances et ils l’ont bien mérité.

Le moment venu en Septembre, nous communiquerons la date de la reprise      

Nous voulons remercier Anne-Marie et Pierre, qui permettent de renouer avec notre langue si riche, si belle, si musicale.

Nous remercions également ceux qui se risquent à lire, à parler, à traduire, à chanter et qui finissent par rire.

Nous sommes heureux d’avoir proposé  dans notre association ce nouveau groupe actif et distrayant.

Bonnes vacances.

mémoires de puisserguierCorinne

PS : ci-après un petit cadeau de notre ami Pèire,  la traduction du mail en occitan...

 

 

Bonjorn,

Nòstra darrièra rencontre abans la dintrada de Setembre, serà dijòus 4 de Julh.

 Los nòstres animadors e los nòstres « sòcis occitanistas » an besonh d’èsser en vacanças. L’an totes plan meritat !

En Setembre, vengut lo moment, comunicarèm la data del recomençament.

Volèm mercejar Anna-Maria e Pèire, que permetan de tornar trempar dins aquèla « Lenga nòstra », tan rica, tan bèla, tan musicala.

Mercejam tanben los que riscan de legir, de parlar, de revirar, de cantar e que risan fin finala.

 Sèm uroses d’aver prepausat aquel actiu, distrasent e novèl grop dins nòstra associacion.

Bonas vacanças.

Pèire

lundi, 08 juillet 2013

Le Tomata

Le Tomata 

 

Puisque la saison des tomates bat son plein, j’ai décidé de vous parler du tomata.

  

Le tomata, mais qu’est-ce "encore" ?

Une très vieille recette que nos grand-mères se transmettaient de mère en fille, dans l’Hérault et même  dans l’Aude.

 

A l’époque pratiquement tout le monde avait un jardin, et lorsque arrivait le milieu de l’été et que les tomates étaient à pleine maturité, alors débutait la fabrication du tomata,

 

Le plus souvent dans un pot en grès, qui servait le reste du temps à conserver le confit, on mettait les tomates trop mûres assaisonnées de sel pour leur conservation.

De temps en temps on procédait à l’égouttage de l’eau qui se produisait et lorsque le pot était rempli, on versait le tout dans un grand torchon qu’on nouait en baluchon suspendu à un manche à balai qui reposait sur deux chaises. Les tomates s’égouttaient ainsi dans une bassine pendant un jour ou deux.

C’est alors que dans toutes les maisons on baignait dans l’odeur un peu fadasse de la tomate mûre et le cliquetis des gouttelettes qui tombaient dans les bassines en zinc.

 

A l’issue de cet égouttage la purée de tomate, ainsi obtenue, était malaxée avec du sel, mais je ne me hasarderais pas à vous donner les proportions exactes de peur de vous induire en erreur.

Le tomata était ensuite stocké dans des pots en verre, genre pots à confiture, et pour qu’il se conserve plus facilement, en l’absence de réfrigérateur, une mince couche d’huile d’arachide était versée sur le dessus, afin d’éviter la moisissure qui n’aurait pas manqué de se produire au contact de l’air.

 

mémoires de puisserguier

 

Nos grand-mères, qui n’étaient pas très fortunées, avait ainsi inventé ce que nous appellerons l’ancêtre du concentré de tomate, qui leur servait tout au long de l’année, lors de la fabrication de leurs ragoûts.

 

Les très rares personnes qui ne possédaient pas de jardin, pouvaient acheter leur tomata tout fait, auprès des maraîchers du village, qui à l’époque étaient forts nombreux. Moyennant un travail supplémentaire, les tomates qu’ils ne pouvaient pas vendre leur apportaient ainsi un complément de recette fort apprécié, les temps étant durs pour tout le monde.

 

Narration/rédaction : Monique