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dimanche, 16 mars 2014

Mémoire du Temps passé !

Voilà !

 

La restauration du mécanisme de l’horloge de l’ancienne école est terminée.

Quelques semaines de travail ont été nécessaires et Roger n’a jamais baissé les bras devant l’ardeur de la tâche.

 

Mécanisme HORLOGE.jpg

 

Notre association s’est, une nouvelle fois, investie dans la préservation du patrimoine de notre village, et toute l’équipe des MémoiRes est fière de vous présenter cet objet d’un autre temps que nous ont confié nos élus.

Nous les remercions de nouveau pour le soutien qu’ils nous apportent dans notre démarche de mémoire.

 

Vous pouvez donc, depuis le lundi 10 mars, au Centre de Ressources venir admirer cette magnifique mécanique témoin de notre temps passé.

jeudi, 27 février 2014

Un métier éphémère, Garde fruits.

 Notre ami Jacques Cros nous a transmis un document qui concerne notre village, dont il a fait état sur son blog : http://cessenon.centerblog.net/dans une note intitulée :

A Puisserguier en 1908

 

mémoires de puisserguierCe document est un arrêté pris le 14 août 1908 par la municipalité en place et qui précise l’embauche (en « CDD ») d’un «garde fruits», sans précision de la durée du contrat, si ce n’est qu’il est limité « à la durée de la récolte pendante »

 

Article 1er - Le nommé MAILHAU Jean François, âgé de quarante six ans, domicilié à Puisserguier est nommé garde fruits temporaire de la commune de Puisserguier.

Article 3 - La durée des fonctions de garde fruits est limitée à la durée de la récolte pendante.

Art 5 - Le présent arrêté sera adressé à Monsieur le  Sous Préfet pour être soumis à son agrément.

Fait à Puisserguier le 14 août 1908

Le Maire

 

Arrêté, conforme à l’article 102 de la loi du  5 avril 1884, validé par la sous-préfecture de Béziers le 19 août et le garde-fruits a prêté le serment prescrit par la loi à  Capestang le 21 août. (Copie du document : Garde fruits de Puisserguier.pdf)

 

Le garde fruits est un ancêtre lointain de notre futur garde champêtre.

On le nommait également messier, messor, messelier.

C’était un garde champêtre temporaire, commis à la garde des fruits et des récoltes

Certains éléments de recherche cités ci-dessous vous donneront davantage de renseignements.

 

 

« Avant la Révolution de 1789, les terres nobles, celles tenues en fief, indépendamment de la barrière infranchissable que le droit exclusif de chasse élevait au profit des seigneurs, entre leurs domaines et les terres du simple habitant des campagnes, avaient leurs gardes particuliers.

Les terres roturières et les propriétés communales n'avaient généralement, pour les protéger contre le maraudage et les déprédations de toute nature, que la vigilance presque toujours impuissante de leurs possesseurs eux-mêmes.

Il y avait une police pour les villes, mais aucune pour les campagnes.

Les premières appellations du garde champêtre sont : Messor, messilier, messium cusios, messaer, messarius, mésségué, tous ces noms signifient « messier », de « messis », « moisson » celui qui garde les moissons ; on retrouve le nom de « messier » depuis le haut moyen âge jusqu'au début du XXe siècle.

Le « messier » à pour mission de surveiller les moissons, il officie sur des juridictions seigneuriales et est l'ancêtre d'une longue lignée de gardes ruraux qui deviendront quelques siècles plus tard les Gardes Champêtres d'aujourd'hui.

 

mémoires de puisserguier

 

Sources : http://ma-genealogie.over-blog.com/article-24886110.html

vendredi, 21 février 2014

Objets du passé, objets oubliés.

Le 12 mars 2013 nous avions été invités par l’association « Le Cep Biterrois » à assister à une conférence donnée par Me Caillard Pech de la Clauze sur de belles histoires d’eau.

Nous avions alors exprimé notre plaisir d’être présents à cette présentation, de qualité, d’œuvres d’art qui illustraient le propos de la conférencière.

 

mémoires de puisserguier

Le Petit Journal eaux 20 mars 2013.JPG

 

C’est donc très logiquement que cette année,

samedi 15 mars à 14 H 30,

nous avons accepté de nous associer au « Cep Biterrois »  pour organiser la prochaine conférence intitulée :

 « Objets du passé,

objets oubliés ».

 

Nous serons ravis de vous accueillir à la salle des Associations.

A noter, qu'exceptionnellement, une participation aux frais de 2 € vous sera demandée.  

mardi, 18 février 2014

Le Trastet... Sa devanture préservée !

Dans « Histoire de Bistrots » Pierre Berton raconte :

 http://evasion.midiblogs.com/archive/2010/11/16/histoire-... 

 

« Café le «  Trastet »

 

C’est probablement le plus vieux café de Puisserguier, car il était déjà présent dans les années 1870/1880.

Il appartenait aux grands parents de mon arrière grand mère Anita Phalippou. Le couple s’appelait Antoine et Augustine Castel, c’est pour cela que sur les plus vieilles photos on peut voir café CASTEL.

C’est dommage que la façade ne soit pas entretenue, elle est magnifique ! »

 

mémoires de puisserguier

 

Las, elle ne sera pas entretenue, mais l’équipe municipale a opté pour une solution permettant de la sauvegarder.

Dans un premier temps Julien, artisan menuisier du village l’a méthodiquement démontée (pièces après pièces) pour la stocker en lieu sûr et ainsi la conserver en l’état.

Plus tard, cette façade (témoin d’une autre époque) quelque peu restaurée, devrait trouver tout naturellement une place de choix dans le futur « centre de ressources ».

 

mémoires de puisserguier

 Tous les sympathisants des MémoiRes remercient sincèrement nos élus pour cette belle initiative.

lundi, 17 février 2014

4- Histoires de Bistrots

Je ne suis pas natif de  Puisserguier, mais j’ai beaucoup entendu d'histoires sur le village, par ma grand-mère (Simone Phalippou) et mes deux arrières grand-mères (Anita Phalippou et Paulette Pistre), dont je vous rapporte ce qu’elles m'ont raconté à travers quelques photos .

 

Le Café des Arts

 

Comme l'a dit précédemment  Marie Rose Gineste, de 1924 à 1934 c’est Henri Phalippou qui a été propriétaire du Café des arts sur cette période. Je sais peu de chose, la photo a été prise pour une fête de Puisserguier autour de  1928. Au milieu de la photo debout (avec les moustaches) on peut voir Henri Phalippou.

Peut être que certaines personnes reconnaitront des visages connus dans l’assemblée ?  Sur le balcon il y a un écusson avec un roi ? A-t-il un rapport avec l’union musicale qui se trouve dessus ?

 

Café des Arts.jpg

  

Sur la deuxième photo du café de Arts on peut remarquer que le nom a changé en même temps que la devanture : c’est le « Grand Café des Arts ».

Cette photo date de 1932, on peut le supposer, vu que les réparations  ont été réalisées vers 1931.

Sur la photo on peut voir assis en arrière plan avec la moustache Henri Phalippou, avec la casquette c’est Louis Phalippou, et l’enfant dans ses bras est Jacques Phalippou. A côte Marie Phalippou épouse d'Henri, et au milieu des trois femmes en train de coudre on peut voir Anita. 

Seul détail que je connaisse, mon grand père Jacques a fait ses premiers pas à travers les banquettes dans ce café.  En 1934 Henri a vendu le café des arts pour acheter le café de la bourse. 

 

Café de la Bourse

 

Cette photo  date de 1965, c’est à l’époque ou Roger et Marie Rose Gineste  en étaient propriétaires.

 

Café de la bourse.jpg

 

Henri Phalippou a été propriétaire du café de le Bourse de 1934 à 1946, mon arrière grand-mère racontait que lors des fêtes de Puisserguier (été et hiver), il y avait une foule considérable. Et lors de ces fêtes Henri avait le droit dans l’arrière salle du café d’organiser des jeux de casino (où certains propriétaires misaient gros), pour l’occasion il faisait venir des croupiers de Béziers. Peut être que d’autres personnes s’en rappellent ?

 

Café le «  Trastet »

 

C’est probablement le plus vieux café de Puisserguier, car il était déjà présent dans les années 1870/1880. Il appartenait aux grands parents de mon arrière grand mère Anita Phalippou. Le couple s’appelait Antoine et Augustine Castel, c’est pour cela que sur les plus vieilles photos on peut voir café CASTEL.

C’est dommage que la façade ne soit pas entretenue, elle est magnifique !

Narration/rédaction : Pierre Berton

 

Et c'est reparti pour le Tome 4 .....

Sortie Prévue le samedi 14 juin 

 

dimanche, 16 février 2014

Les outils d'écriture

mémoires de puisserguier

  

Derniers jours, une exposition permanente est proposée au 

 Centre de Ressources.

 

 

 

Son thème

 

L’Histoire

des Outils d’écriture

De l’origine à nos jours

(en 14 planches)

 

mémoires de puisserguier

 

Cette exposition est Visible dans le jardin attenant à la salle des associations. 

Elle est accessible (pendant la fermeture du Centre de Ressources) par l'issue sur l’extérieur (la clé se trouvant sur le trousseau de la porte de communication donnant sur les toilettes).

 

Fin février  les panneaux seront démontés mettant ainsi un terme à cette exposition.

 

dimanche, 09 février 2014

Une assemblée générale résolument tournée vers l’avenir !!!

 Ce Samedi 1er février, vous êtes venus très nombreux adhérents, ou sympathisants, ainsi que Mr le Maire et plusieurs élus, participer à l’assemblée générale de notre association.

 

 

 

mémoires de puisserguier

"Avant de commencer cette Assemblée Générale, j’ai voulu avoir une pensée pour Jean Paul, notre ami, soutien inconditionnel de l’association, qui nous a quittés trop tôt l’année dernière.

Ses commentaires éclairés, et sa présence discrète lors de nos manifestations nous manquent.

 

 

Le tome 4 lui sera dédié."

 

 

Un diaporama très détaillé a appuyé les rapports moral et financier de l’exercice 2013, ainsi qu’un bilan des activités de l’année écoulée riche en animations diverses et variées.

Cliquez sur : Diaporama Assemblée Générales des MémoiRes.pdf

 

Nous avons mis un point d’honneur à mettre en valeur les associations du village, ou d’ailleurs, qui se sont jointes aux « MémoiRes » pour un partenariat visant à rassembler nos concitoyens.

 

Partenariat qui devrait se poursuivre lors de la réalisation des très nombreux projets présentés pour l’année 2014.

Un des points culminants pourrait-être l’anniversaire du centenaire de la guerre de 1914-1918, à l’occasion de la commémoration du 11 novembre (une réunion préparatoire, à ce sujet, se tiendra prochainement au Centre de Ressources).

 

mémoires de puisserguier

 

Un des derniers chapitres abordés a été la présentation et la mise au vote des avenants aux statuts de l’association (établis avec l’aide d’un conseiller juridique) concernant les modalités de gestion et de devenir du Centre de Ressources des MémoiRes.

Conditions nécessaires et essentielles à la protection, non seulement de la propriété intellectuelle, mais également des objets confiés au musée afin qu’il n’y ait aucun risque de disparition importune et intrusive dans l’hypothèse d’une cessation d’activité de l’association.

 

Les différents points débattus ont été adoptés à la majorité, et chacun a pu ensuite partager, les délicieux royaumes de nos deux pâtissiers locaux.

 

Corinne 

mercredi, 22 janvier 2014

Sur Facebook un bel article de "Plaisirs D'Hérault"

 

Plaisir d'Hérault.jpg

 Ci- dessous l'article pour lequel nous remercions Mme Bavoillot de l'Agence de Développement Touristique, MONTPELLIER :

 (http://www.herault-tourisme.com/).

 

___ "Et si on remontait le temps, grâce à cette idée de visite insolite, partagée par notre Amie Mathilde ?"

 

Facebook Plaisir d'Hérault.jpg"Je ne peux vraiment pas garder cette découverte pour moi seule, c’est trop bien, comme dit mon neveu !

 

Puisserguier, petit village du... nord de Béziers sur la route du Minervois, habituellement je traverse sans m’arrêter… Pas cette fois quand j’appris que dans l’ancienne école communale, juste derrière la mairie, se trouvait la mémoire des villageois !

 

Vous me direz : encore un petit musée de plus !

 

 

Que nenni, c’est beaucoup mieux.

 

 

Dès le pas de la porte qui ouvre sur la cour, je me suis retrouvée dans l’ambiance de mon enfance. Tout y est, l’école et ses bureaux de bois avec l’encoche pour l’encre, le vieux tableau bancal, les cartes de France, de géographie, d’anatomie, et les manuels d’école recouverts comme à la maison. Ensuite on entre dans l’univers de la mercerie, de l’épicerie, du coiffeur, du garagiste, avec chaque fois une multitude d’objets aujourd’hui oubliés.

 

Dans la cour de l’école, les métiers et leurs outils sont mis en scène et rappellent que nos aïeux travaillaient dur une terre difficile.

 

 

Ce lieu de mémoire imaginé par une poignée de passionnés est tout simplement magique, pour l’instant la visite est gratuite, alors….

Bon, j’ai mon certificat d’étude à passer, je m’en vais réviser tout de suite." ___

 

Les Infos :

Les infos : http://centrederessourcesdesmemoires.blogs.midilibre.com/

http://centrederessourcesdesmemoires.blogs.midilibre.com/

 

f 130 personnes aiment ça..

Ci-dessous, Les Commentaires (et pour ceux qui sont sur facebook, le lien) :

 https://www.facebook.com/plaisirsdherault

 

f Nostalgie des jours anciens.

Catherine Rothfuss Grebenieff

 

f Tout le monde peut le visiter ?? Merci !

Duchesse Béatrice Du Calvère

 

f Houa ! J'ai connu ces tables ; bon souvenir, mais ça me rajeunie pas du tout. Merci pour ce souvenir.

Marie-paule Collette

 

f Pas la nostalgie des temps anciens, mais une certaine qualité de vie, la simplicité des moments de vie et le cœur des hommes encore quelque peu naturel.

Marti-Kozak Michèle

 

f Oui Béatrice, tout le monde peut visiter. Vous aurez toutes les infos en lien avec le site web que nous vous indiquons dans le texte.

Plaisirs d'Hérault

 

f Tout à fait ça !!

Rosita Mia

 

f C'est une excellente initiative, qui rend nostalgique il est vrai, mais ce n'est pas désagréable, plein de souvenirs ressurgissent :)

Jeanne Calvayrac

 

f Merci c'était le temps de la plume, l'encre et l'encrier... Le tableau noir mais vraiment noir... Je peux partager!!!

Adnane Fahsi

 

f Super !!!! Tant de souvenirs remontent .... Par exemple : j'étais en CM1.... au bord de mon encrier, il y avait un peu de poussière ... j'ai soufflé vigoureusement dessus pour la faire partir .... Et j'ai reçu toute l'encre violette au visage !!!! J’en ris maintenant .... Mais sur le coup ....désabusée, vexée !!!!! En plus ... dur à faire partir !!!!!

Jocelyne Durand

 

f Puisserguier est un village de mon enfance. J'ai fait le CP, le CE, le CE 2, le CM1. Nous y sommes allés un dimanche après-midi /quelle émotion de retrouver La classe, la cour, le préau... comme dans mes souvenirs.

D’autre part ils ont fait un travail considérable de mémoire / photos d’élèves, de fêtes paroissiales, de vie courante... De vieux métiers c'est formidable.

Christiane 

 

@ Merci à l'OTICM et, notamment à Muriel Milhau, de nous avoir amené en visite Mathilde Bavoillot, d'Hérault Tourisme, qui nous avait fait part de son enthousiasme et que nous remercions très sincèrement de l'avoir exprimé si spontanément et si sincèrement.

Bien cordialement.

___ Visite virtuelle sur diaporama réalisé par nos amis de Portiragnes lors des JEP 2012.

http://www.kizoa.fr/diaporama/d3230710k4580765o1/les-m%C3... ___   Corinne, présidente 

f Ah ! J’ai connu ça et les buvards   

Marie-jeanne Andrieu

 

f Ce n'est pas simplement une exposition, vous pouvez vous assoir, écrire à l'encre violette avec un porte plume, faire une dictée, passer votre certificat d'étude ..... Super moment convivial !

Marie Antoinette Bonneau

 

f Une visite dans le lieu insolite des MémoiRes de Puisserguier ...
Merci à Mathilde et à Plaisirs d'Hérault pour ce bel article !

Allez vous aussi y faire un saut dans le temps !

Ouvert le lundi de 15h à 17h30 - le vendredi de 10h à 12h - Les Dimanches et jours de manifestation locale ... ou sur RDV au 06 76 47 20 57

Office de tourisme du Canal du Midi 

 

f Mon enfance a l'école !

Régis Adnot

 

jeudi, 16 janvier 2014

Avec le temps !

 Oh temps! Suspends ton vol..., c’est sans doute ce que la pendule de l’école laïque de Puisserguier avait, peut-être, essayé de faire en ne fonctionnant plus depuis de nombreuses années.

 

Placée sur le fronton de la façade de ce magnifique bâtiment de notre patrimoine, dans lequel s’est installé le centre de ressources des MémoiRes, cette horloge était paralysée par la vieillesse.

 

Or depuis quelques jours les aiguilles ont repris vie et tournent de nouveau autour de leur cadran redonnant ainsi l’heure aux passants qui voudraient bien faire le geste de lever la tête.

 

mémoires de puisserguier

 

En effet les services municipaux après avoir déposé le mécanisme vétuste l’ont remplacé par du matériel neuf.

 

Dans le tome 2 de la série "Puisserguier raconte ses mémoires" nous avions évoqué les deux horloges du village, celle de l’église et celle de l’école où il était dit que c’était un mécanisme à poids.

Concernant l’école, on y accédait  par l’appartement du directeur (aujourd’hui occupé par un locataire) à l’aide d’une longue échelle.

Le préposé au remontage était un employé de la mairie qui devait chaque semaine prendre l’heure à l’horloge parlante au poste de radio (au 4ème top il sera...) pour une mise à l’heure exacte.

 

Après enlèvement du local où il se trouvait, le mécanisme de l’horloge a été confié aux mémoiRes de Puisserguier dont les bénévoles s’activent à sa remise en état (démontage des éléments, nettoyage, remontage et protection contre la corrosion) pour pouvoir le présenter au public en l’exposant sous une pergola qui sera installée dans le jardin d’entrée du centre de ressources .

 

mémoires de puisserguier

 

Il faut, de nouveau, remercier la municipalité pour cette initiative de sauvegarde de notre patrimoine qui est en parfaite harmonie avec le devoir de mémoires que se sont fixés les membres de notre association en créant ce musée de la vie d’autrefois à Puisserguier qu’est le centre de ressources.

 

Une interrogation demeure néanmoins.

Cette horloge, sur le coup de midi, sonnera-t-elle l’heure ?

Ou pas ?...

 mémoires de puisserguier

 Chanson Horloge -Roger.jpg

 

 

 

vendredi, 10 janvier 2014

Les MémoiRes entrent dans leur septième année !

Au moment de vous adresser leurs meilleurs vœux pour 2014 « les MémoiRes de Puisserguier » ont jeté un coup d’œil dans le rétroviseur pour mesurer la tâche accomplie.

 

Un bilan impressionnant que personne n’aurait pu prédire en ce milieu de 2007, année de rencontre de quelques passionnés qui prirent le pari, un peu fou, de raconter l’histoire de leur village en ouvrant un blog « des chroniques de Puisserguier » sur Midi blogs et de devenir ainsi des « passeurs » de MémoiRe !.

 

Blog qui compte bientôt plus de 210 000 visites.

 

Dès l’origine de notre association un slogan se précise :

« Se rencontrer, rassembler, raconter ».

 

Se rencontrer, c’est pour cela qu’on été créés les Après midi autour des MémoiRes qui ont attiré, tous les mois une nombreuse assistance, sur des thèmes variées concernant la vie d’autrefois. Puis l’ouverture de la vitrine sur la promenade (aujourd’hui encore, point stratégique d’accueil) les vendredis jours de marché, et lors des diverses animations locales.

 

Rassembler, un large public qui a notamment répondu présent lors des cinq participations (2009-2013) aux Journées Européennes et mois du Patrimoine, avec près de 3000 visiteurs.

 

Raconter, challenge réussi avec la parution de 11 publications diffusées à plus de 2100 exemplaires.

 

L’engouement  grandissant du public, pour les activités proposées par notre association, a abouti à la réalisation du projet ambitieux qu’a été l’ouverture (en septembre 2012) du Centre De Ressources des MémoiRes, avec l’appui de la Municipalité, du Pays haut Languedoc et du Conseil général.

Ce lieu vivant, et en perpétuelle mutation, propose des nouveautés à chaque manifestation, tant au niveau des expositions que des actions. Tout juste après 14 mois d’existence, plus de 2800 visiteurs y ont été accueillis !

Le tout couronné par le premier prix de l’Hérault  décerné par la Banque Populaire dans la catégorie « Patrimoine»

 

Se rencontrer a aussi conduit notre équipe des MémoiRes à des partenariats inter associatifs locaux ou extérieurs pour participer à diverses manifestations, souvent caritatives.

C’est bien un large programme qui vous attend encore pour cette prochaine année 2014.

Fiers d’avoir modestement participé au rayonnement culturel local et hors territoire, tous les membres de notre association comptent sur vous, pour les soutenir et assurer la continuité de nos activités.

 

L’équipe des MémoiRes remercie très sincèrement toutes les nombreuses personnes qui ont permis de mener à bien cette extraordinaire aventure humaine et culturelle, et souhaite, à chacun d’entre vous, une bonne et heureuse nouvelle année 2014.

Corinne et le bureau

mémoires de puisserguier

 

lundi, 30 décembre 2013

Un immense Merci !!!

 

L’équipe des MémoiRes, sans réserve et sincèrement, remercie de tout cœur tous ceux, nombreux (plus de 150 visiteurs..),  qui nous ont permis de nous sortir de l’isolement dans lequel nous avons été placés, conséquence des travaux inachevés sur la promenade.  

Merci puisqu’ainsi, toute la journée, nous avons donc pu vivre avec beaucoup de bonheur, et de réconfort, le va et vient permanent de ces tout jeunes accompagnés de nos anciens dans notre Centre de Ressources qui en a encore ému plus d’un.

2013 15 déc 104.jpg

Notre billetterie pour la loterie de Noël a été un succès. 

 Ci-dessous, Les heureux gagnants de la tombola de Noël des MémoiRes

804, le coffret de vin du terroir :

Mr Joël Torrente

811, la bouteille de Muscat (offerte par le Pech St Paul) :

Me Monique Colombié

846, les 6 sous verres pub anciennes :

Mr ou Mme Pagan (de Creissan)

*pour recuperer votre lot, tel : 04 67 93 79 58* 

 

 

Dans l’attente de partager de nouveau d’excellents moments ensemble, encore une fois : MERCI à TOUS. 

lundi, 23 décembre 2013

Noëls d’autrefois

 Malgré les moyens limités de ma famille, je me souviens des Noëls de ma petite enfance, que j’attendais toujours avec grande impatience.

 

Ce n’était pas l’abondance, car dans mes chaussures, je trouvais le plus souvent une orange, un père Noël en chocolat, ou une petite crèche miniature avec un petit Jésus tout rose car il était en sucre candi.

mémoires de puisserguierUne année où le père Noël devait être plus riche j’eu la surprise de trouver une trousse d’école en cuir.

 

Puis vinrent les années de la triste guerre. Mon papa, comme beaucoup d’autres, étant mobilisé, avec maman nous nous repliâmes chez les grands parents à Puisserguier.

 

Les Noëls puisserguiérains ressemblaient à tous les Noëls de France, du moins je le suppose. Cependant dans notre Languedoc, le sapin n’avait pas droit de cité. C’était plutôt la crèche et ses santons de Provence, que l’on décorait avec du papier spécial crèche, pour simuler les montagnes, que l’on achetait au Bon Goût ou au Bazar Compans, les plantes d’asperges sauvages tenaient lieu de verdure, et la neige était représentée par des touffes de coton hydrophile ou bien par de la farine qu’on saupoudrait sur l’ensemble.

 

mémoires de puisserguier

 

Bien entendu l’église paroissiale comportait une grande crèche qui était traditionnellement érigée dans la chapelle Notre Dame de Lourdes.

C’était des jeunes filles qui se chargeaient de la décoration. Ce qui m’attirait beaucoup était la présence d’un ange qui tenait une bourse dans ses deux mains. Lorsqu’on glissait son obole dans la fente de la bourse, l’ange vous remerciait en hochant la tête. J’ai retrouvé le même ange dans une église du Berry, puisque papa y était en poste, lors de la Noël 1943. Comme l’église était située à côté de l’école où je me rendais tous les jours, c’est bien souvent que j’allais rendre visite à l’ange avec les piécettes que j’avais pu grappiller à droite ou à gauche, pour le plaisir de le voir remercier de la tête, mais en plus les piécettes déclenchaient une musiquette : il est né le Divin Enfant ou les Anges dans nos campagnes.

 

Bien des années plus tard nous avons amené une de nos trois petites filles visiter la crèche animée chez les Frères de Fonserane. La présence du petit ange déclencha la même réaction. Heureusement que j’avais prévu la chose, car le contenu en pièces du porte monnaie y est entièrement passé.

 

Les premières années de guerre furent très dures, vu les restrictions.

Adieu les ripailles d’avant guerre, adieu les lotos où l’on gagnait la volaille pour les fêtes : chapons, dindes et oies grasses.

 

Je me rappelle d’une année, où pour maintenir quand même la tradition, un cafetier s’était débrouillé pour organiser un loto et mon grand-père avait gagné une oie vivante, mais la pauvre bête était tout, sauf grasse.

mémoires de puisserguierC’est Madame Galinier, la grand-mère de Monique Nadal, qui tous les soirs venait la gaver. Je la regardais faire, avec étonnement. Cette pauvre bête avec son entonnoir dans le bec me faisait pitié.

Le gavage ne dura pas bien longtemps, car il n’y avait pas trop de maïs. Je me pose encore la question de savoir où mes grands-parents l’avaient trouvé.

Grasse ou pas, cette oie fut la bienvenue pour les fêtes de fin d’année.

 

Chaque année on attendait avec impatience d’entendre sonner Nadalet.

10 jours avant la Noël, tous les soirs après l’angélus, les cloches sonnaient pour annoncer la venue de Noël.

Ma « mamète » chantait alors : « Nadalet, nadalet s’en va, laïsso lou qué tournara ».

Hélas, il est parti mais n’est jamais revenu, tout au moins à Puisserguier, car je sais que dans certaine commune du Tarn cette coutume perdure encore.

 

A défaut d’autre distraction nous attendions avec impatience la messe de Minuit, qui avait bien lieu à Minuit et non à 18 heures.

A cette époque là, chaque paroisse avait son curé. Comme c’était la guerre et qu’il y avait la défense passive, les rues n’étaient pas éclairées et bien souvent nous partions à la messe le calhel à la main pour nous éclairer.

Le plus dur n’était pas de tenir le coup pour ne pas dormir durant la messe, les chants et le folklore de la cérémonie, étaient là pour nous tenir éveillés, mais d’attendre l’heure pour s’y rendre. La soirée était bien souvent occupée par des jeux de cartes, qui nous faisaient patienter.

 

Au retour de la messe, les adultes buvaient un bon vin chaud et j’avais droit à un bol de chocolat.

 

mémoires de puisserguierAvant de regagner mon lit, que le « moine », avait gardé bien chaud, je n’oubliais pas d’aller voir le contenu de mes chaussures dans la cheminée.

 

Le lendemain j’allais faire le tour de la famille pour savoir si le père Noël avaient été plus généreux. C’est bien souvent que je me retrouvais avec deux ou trois oranges ou suprême gourmandise, avec quelques clémentines.

Je pense qu’il devait en être de même dans bien des familles.

A cette époque où l’abondance n’était pas au rendez-vous, il fallait savoir se contenter de peu.

 

Les réveillons et les repas avec leur débauche de nourriture n’avaient pas encore cours et les parents savaient raison garder. Ils ne s’endettaient pas pour offrir les derniers jouets à la mode à leurs enfants, jouets que bien souvent ceux-ci ne regardent plus dès le lendemain de la fête.

 

Cependant je peux vous assurer que nous n’en étions pas plus malheureux pour autant.

 

Narration/Rédaction : Monique

jeudi, 12 décembre 2013

les MémoiRes, ciel bleu, soupes et Téléthon

C’est par un exceptionnel beau temps et un magnifique ciel bleu présents toute la journée, que notre équipe a participé au téléthon 2013 organisé par les Sapeurs pompiers et la municipalité.

 

Dès 21h30 vendredi soir, et jusqu’à plus de minuit, nos « hôtes », les membres de l’association « Maquisards reconstitution » dressaient leur « tente US » de plus de 100 m2, au beau milieu de l’espace du Millénaire.

 

mémoires de puisserguier

 

C’est à l’intérieur de cet abri bien douillet, sous lequel nous avons été conviés à nous installer, que nous avons pu  proposer au public, au profit du Téléthon, les soupes cuisinées par René.

Malgré le temps clément, ses soupes se sont vendues comme des « petits pains » ! et il a même fallu en repréparer en fin de matinée…

 

Les maquisards, quant à eux, présentaient leur exposition de matériels militaires et leur boutique de vente de DVD ou T-shirts et ont « tenté », à plusieurs reprises, par leurs « patrouilles » dans le village de réveiller les habitants bien frileux malgré le beau temps.

 

mémoires de puisserguier

 

Vers 15 h 30 l’arrivée de l’équipage des pompiers volontaires sur leur « Rosalie » a été un grand moment.

Leur exploit d’avoir relier Toulouse à Puisserguier, sur ce frêle moyen de transport a été applaudi par l’assistance.

Les enfants se sont vu offrir un ballon et un petit papillon pour le message, avant le lâcher toujours très impressionnant et émouvant.

 

mémoires de puisserguier

 

Avant la clôture et après les comptes, nous avons remis au responsable des Pompiers organisateur, un chèque de 200,00 €  représentant l’intégralité des recettes.

L’association prenant à son compte les dépenses (verres, bols, etc…) et une adhérente, membre du bureau, offrant les ingrédients nécessaires aux soupes.

 

Nous regrettons que les « officiels » du Téléthon présents au moment des discours, n’aient pas eu la curiosité de rendre visite aux différentes associations participantes.

 

Il nous semble important que le travail des bénévoles soit autant reconnu, sinon plus encore, que la remise de leurs chèques.

 

Dommage !

 

Nous regrettons également que les « Puisserguiérains » n’aient pas senti la nécessité de sortir de chez eux en plus grand nombre, notamment certains organisateurs dynamiques qui savent pourtant ce que veulent dire investissement, préparation, organisation…

 

Bien dommage !!