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lundi, 31 octobre 2011

La boulangerie Chamayou

Dans le tome 1 des Mémoires, j’avais évoqué avec grand plaisir, la boulangerie Chamayou, qui représentait pour moi un excellent souvenir d’enfance.

 

La boulangerie Chamayou a malheureusement disparu et a laissé la place à un restaurant. A l’époque de la parution de l’article, nous n’avions aucune photo  et nous nous étions contentés de la photo du restaurant, pour indiquer l’emplacement de la boulangerie.

 

Un parent de la famille Chamayou ayant  eu connaissance de nos modestes travaux,  a eu l’amabilité de nous faire parvenir des précisions très intéressantes sur cette famille.

 

Ainsi nous avons appris que Marie Culié, qui était née en 1870, dans le Tarn à Montazels (commune de Lacaze) avait épousé en 1887 Joachim Chamayou et qu’ils étaient venus s’installer, vers 1892, à Puisserguier, où Joachim exerçait le métier d’agriculteur.

De cette union naquirent deux enfants : Justin et Marie-Louise.

 

En 1916, les parents Chamayou, alors que Justin était encore soldat au front, acquirent la boulangerie sur la Promenade.

 

Boulangerie Chamayou.jpg

 

En 1919, Justin épousa Marie Coutal, dite Marinou, qui était née en 1895 à Calmezette dans le Tarn.

Le couple n’a pas eu d’enfants, mais Marie à servi de nourrice aux enfants de la famille Laure.

C’est d’ailleurs dans le tombeau de cette famille qu’ils sont enterrés tous les deux. Justin nous a quittés en 1979 et Marie en 1982.

 

De nombreux Puisserguiérains de ma génération et même des générations précédentes, se remémoreront avec plaisir ce sympathique couple de commerçant, qui a contribué à rendre meilleure la vie au village pendant des lustres. 

Narration/rédaction : Monique

dimanche, 30 octobre 2011

Clocher foudroyé !!!

ami de nos foyers.jpgDans le N°34 de « L'AMI DE NOS FOYERS » (Bulletin paroissial de Puisserguier) d’octobre 1934 on pouvait lire :

« CHOSES ET AUTRES »

 Le jeudi 23 août, la foudre, avec une explosion formidable est tombée sur le clocher où elle a fait une énorme brèche. Heureusement, il n’y a eu aucun accident de personne, mais la partie haute du clocher menaçant ruine, il a fallu la démolir. On la rebâtira plus tard. L’horloge a été brisée mais les cloches sont restées intactes.

 

Dans le N°36

M. le curé a ouvert une souscription pour la réparation du clocher. Toutes les familles de Puisserguier se feront un bonheur et un devoir de participer à cette souscription. Le montant en sera remis intégralement au Conseil municipal.

 

Dans le N°37

La souscription pour la réparation du clocher commencée le 1er novembre dernier, atteignait au 20 décembre la somme de 7 000 francs, grâce à la générosité d’un certain nombre de familles. Quelques personnes ont eu le geste large et l’une d’elles même très large.

L’horloge que la foudre avait à peu près détruite, au mois d’août, a été réparée et le 8 décembre, fête de l’immaculée-conception, nous avons eu le plaisir d’entendre sonner les heures sur la cloche qui avait été placée le 25 avril 1615.

 

Dans le N°40 (avril 1935)

Les travaux pour la réfection du clocher vont commencer incessamment.

 

Clocher église réparations.jpg

Photo des travaux, collection Falguéra. 

 

Dans le N°44

La réparation de notre clocher que la foudre avait très sérieusement endommagé, l’année dernière vient d’être terminée. La flèche est surmontée d’une belle croix en fer forgée, au haut de laquelle resplendit un très joli coq doré qui marque la direction du vent et qui, au soleil, brille d’un éclat merveilleux. Un paratonnerre protège désormais contre la foudre l’église et le clocher.

 

Clocher église .jpg

Documents aimablement prêtés par le Père Maxime.

mardi, 11 octobre 2011

Halte à Puisserguier au siècle dernier, Epilogue.

Journées Européennes et Mois du Patrimoine 2011.

 

Faire un bilan de ces journées vouées à la mise en valeur du patrimoine est un vrai casse tête. Comment exprimer et faire ressentir les émotions et l’ambiance !

 

Bien sûr, nous pouvons vous fournir des chiffres (comme l’année dernière nous avons comptabilisé le nombre précis d’entrées grâce à une distribution de billets donnant droit à une tombola gratuite. Les N° gagnants sont le 262 jaune et le 5 rouge).

 

Week end des Journées Européennes du Patrimoine : 491 visiteurs

Pourcentage de visiteurs locaux : 40%

Pourcentage de personnes extérieures au village : 60 %

 

mémoires de puisserguier

 

Mois du patrimoine du lundi 19 au jeudi 22 inclus (après midi) : 259 visiteurs

Pourcentage de visiteurs locaux et de personnes extérieures au village : 50/50%

 

Soit un total de 750 visiteurs sur les 6 jours.

 

Visite de l'exposition, cliquez sur : Diapo blog.pdf 

 

Nous tenons à remercier les sponsors et les personnes qui se sont investis afin que la fête soit belle….et elle l’a été !

 

Tout d’abord les Ets Julien, Maguy et José Pena qui ont cette année encore généreusement participé financièrement à la réussite de notre exposition.

 

Auxquels nous associons Nicole Garin du domaine Saint Paul (muscat), Mané Guell (vins Bio, légumes et fruits de saison), Patrice Belvisi de G20 (viennoiseries), Marc Valdes (impression décors), Georgette Andral (vin), Gérard Lamblain (Le Petit Journal), Mme et M. Jeanne ancien Ets pépinière Gau de Saint Chinian, (prêt d’arbres), la municipalité (enlèvement et retour des arbres).

 

mémoires de puisserguierPar ailleurs, plus de 200 personnes dont quelques résidents de la maison de retraite de Puisserguier ont pu cette année encore bénéficier de balades en calèche grâce à la générosité de Claudine et Jean Pierre. Nous les en remercions ainsi que pour le prêt de la superbe « Victoria » exposée dans la salle.

Jean Claude Séguela et son ami Gérard Daudé, qui ont non seulement travaillé en amont, en traduisant le poème « Le sénat » de notre ancien maire Edmond Garrigues, mais qui l’ont interprété pour le plaisir de toute l’assistance en occitan et en français.

Ils ont su également improviser une chorale « à la terrasse du café » autour de la guitare de Gérard.

 

mémoires de puisserguier

 

Leur présence à nos côtés a donné du sens au mot « amitié » (ils se sont spécialement déplacés des environs de Montpellier).

Merci également à Jacques Garrigues de nous avoir confié et autorisé à utiliser le poème de son père.

 

mémoires de puisserguierMonsieur Henri Obiols, ancien cordonnier de notre village qui a expliqué patiemment et si généreusement à nos visiteurs sa façon de travailler et l’utilisation de ses nombreux outils.

 

Comme l’année dernière, mention particulière à Alain Crouzat, qui a assuré le succès du tableau du maréchal-ferrant, en créant de toutes pièces une forge, un soufflet plus vrais que nature, et en mettant à disposition des visiteurs toute une panoplie d’outils et de matériel du forgeron.

N’oublions ses incontournables créations, Gaston et Mathilde devenus pour l’occasion les maraîchers de la place de la « mairie ».

 

mémoires de puisserguier

 

Félicitations à nos « tenanciers » du bar, Suzanne Verdeil, Mado Pallarès, Jean Louis Verdeil et Michel Pitié qui ont su faire face à l’afflux des consommateurs avec gentillesse, humour et sourires…

 

« Chapeau » à notre carré d’acteurs (scénaristes, réalisateurs et interprètes) : Emma Belmonte, Monique Colombié, Michel Lassiège et Roger Clairou.

Merci également à tous les bénévoles qui ont accepté de revêtir des costumes plus ou moins d’époque (notre collection de costumes étant assez limitée…) et aux personnes qui nous en ont prêté, notamment Andrée Arvieu, Andrée Lautier et le Cep Biterrois.

 

mémoires de puisserguier

 

Merci à Jean Claude Lechat qui a (entre autre) remplacé au pied levé, René indisponible. Aidé de Maryline et de Marie Thérèse, il a pris en main avec maestria la confection et la présentation du buffet offert aux bénévoles.

 

mémoires de puisserguierNous remercions très chaleureusement Céline Bunoz, du Pays Haut Languedoc et Vignobles qui a pris le temps de venir visiter notre exposition, de discuter et de s’intéresser au fonctionnement de notre association.

 

N’oublions pas, les personnes qui par le prêt d’objets, la confection de gâteaux, le prêt de véhicules, ou par leur présence au montage, démontage et investissement au cours de ces journées ont permis la réussite de cette manifestation :

Vous trouverez leurs noms dans la fiche ci-jointe. Remerciements.pdf

 

En ce qui concerne la communication, nous remercions tout particulièrement Arnaud Fauli, journaliste du Midi Libre avec lequel nous avons pu partager notre vision du patrimoine, et qui a su rendre compte dans une fabuleuse page consacrée à notre village de la richesse de notre « mémoire collective ».

 

mémoires de puisserguierNous avons pu cette année diminuer la frustration d’avoir seulement investi pour 2 petites journées comme l’année dernière, en prolongeant de 4 jours. Mais la chute n’en est pas moins rude ! Après ces 6 jours passés en compagnie de tous ces visiteurs, à expliquer et à échanger, nous nous sentons « vidés » mais heureusement très heureux des retombées positives bien au-delà de nos espérances.

 

Nous espérons avoir répondu aux attentes de ceux qui nous suivent, et avoir convaincu les sceptiques de notre investissement et de notre envie de sauvegarder et partager la mémoire de notre village et de ses habitants.

 

mémoires de puisserguier

 

Nous aurons besoin de l’appui et du soutien du plus grand nombre pour concrétiser de gros projets à l’étude, et nous comptons sur vous toutes et tous. Sans vous rien ne sera possible !

L’enthousiasme et la volonté ne sont pas inusables et il y a risque à ce que la lassitude et la déception prennent le dessus.

 

mémoires de puisserguierNous vous inviterons d’ici peu à participer à une Assemblée Générale Extraordinaire qui se déroulera le 7 octobre et qui aura pour sujet la présentation aux adhérents de notre projet de centre de ressources avant dépôt du dossier en mairie.

 

Merci encore.

Corinne et le bureau

 

mardi, 27 septembre 2011

Le livre d'Or des Journées du Patrimoine

L'équipe des MémoiRes remercie toutes les personnes qui nous ont très gentiment exprimé leur gratitude. 

Corinne & le bureau

 

 

Nos Visiteurs ont paraphé le Livre d’Or

 

mémoires de puisserguierUne  bien jolie présentation du village pour un nouvel arrivant. Beaucoup de plaisir pour moi de voir de vieilles photos qui me permettent déjà de mieux connaître mon nouveau village. Très accueillants.

Merci

Florent Garcia

 

Bravo pour l’implication des personnes qui sont à l’origine de cette exposition.

Florence

 

mémoires de puisserguierBravo à toute l’équipe pour ses animations et le tour de calèche, c’était très sympathique

Maryline et Lucie

 

Une très belle exposition, beaucoup de souvenirs nostalgiques, très belles photos et objets d’époque.

Bravo à toute l’équipe, c’est très, très sympa, super

Merci

MR de Cazouls les Béziers

 

Bonne continuation

Félicitations

Maryse, Alain Raynaud

 mémoires de puisserguier

Très belle exposition, un grand bravo à toute l’équipe des mémoiRes de Puisserguier.

F….

 

Très belle exposition, un grand bravo à toute l’équipe des mémoires de Puisserguier et encore félicitations.

L’expo que vous avez fait était magnifique j'avais l’impression de me retrouver à une autre époque, félicitations et encore merci pour cette journée à vous et votre équipe !!!!

Maria-Dolores Molina

 

mémoires de puisserguierMagnifique exposition qui relate l’immense travail réalisé par l’équipe des mémoires permettant ainsi d’avoir une idée plus précise de ce qu’était notre village.

Félicitations et merci à tous ;

Bernard et Maria Launé.

 

Très belle exposition.

Des souvenirs ressurgissent avec émotion.

Merci de faire revivre nos « ancêtres ».

Michelle et Christian Devic

 

Magnifique expo. Après 25 ans passé à Puisserguier notre jeunesse revit

Merci

signature

 

Très belle exposition. Bravo à Tous

signature

 

mémoires de puisserguierMerci à tous les bénévoles de leur énergie pour nous offrir une Exposition aussi magnifique.

Famille Oules

 

Très bonne initiative que cette exposition sur le temps jadis.

Des souvenirs d’enfance ressurgissent.

Signature

 

Félicitations pour cette super expo ! Venus de loin nous apprécions le travail de tous ces bénévoles et les encourageons à continuer. Trouvez aussi un local à toutes ces belles choses !!!

Les Cantalous (Cantal)

 

Toutes nos félicitations pour ce travail de mémoires.

Jean et Jeanine Amiel-Vila

 

Super, très très bien, j’adore.

Olivier restaurant Ô Rempart .

 

Félicitations pour ce travail de mémoire et pour les efforts de présentation.

Très bon moment de convivialité.

Pascal Bouvier, Montady.

 

Très belle exposition, de très bons moments.

Véronique Bigey

 

mémoires de puisserguierUne exposition différente mais toujours très bien. Gardons ces objets du passé pour les générations suivantes.

Félicitations à tous pour le travail accompli.

Monique Nadal.

 

Magnifique travail…

Sophie

 

Félicitations pour cette exposition et merci beaucoup.

AY Raymond

 

Un grand bravo pour cette reconstitution remarquable d’une époque dont vous avez fidèlement récréé l’ambiance !

Il y a un travail titanesque mais la réussite est là et la mémoire revivifiée.

Avec mon admirative amitié.

J.C Séguéla.

 

mémoires de puisserguierVos benastrugui per la vostre trabalh.

Aqvela jornada es una capitada de las bèlas.

Plan merci tamben per la vostre acuèlh amistos.

De cor e d’oc.

G. Daudi

 

Encore merci à toute l’équipe.

M.

 

Bravo pour les idées

Les objets, la présentation

L’histoire du passé est un lien avec le présent.

Moula Brunet, Montouliers.

 

19 septembre 2011

 Encore mieux qu’en 2010 ! Des détails dans les décors procurent encore plus d’émotions.

Jean-Paul Sirat.

 

mémoires de puisserguierBonjour a vous –

nous vous remercions, bien sincèrement , pour nous avoir offert  une si jolie exposition - bravo pour votre travail, votre accueil , votre organisation, votre gentillesse - merci a tous les bénévoles - nous avons eu le plaisir de rencontrer des "copains d'avant" , de parler avec eux (Marie Thérèse Fabre, Simone, Claudine....j'en oublie) -j'ai été  touchée de retrouver mon frère sur des photos de classe - un seul regret : la journée a été trop courte - encore mille mercis- a bientôt - amicalement -

Monique et Gérard Mora

 

le 20 septembre 2011

Magnifique exposition qui me ramène au temps de ma jeunesse où mon Grand-Père maréchal ferrant travaillais dans un village varois. De beaux objets. Félicitations aux organisateurs et bon courage pour les prochaines expositins. Merci de penser à nos anciens.

Lalande, Hyères les Palmiers (Var)

 

mémoires de puisserguierBravo, super exposition et un grand grand Merci de nous faire revivre avec mon "Ancien Village". J'ai passé quelques très bonnes minutes dans Notre "Maison du Peuple".

Famille 3 générations

signature

 

Nous sommes contentes d'être passées par là avec ma frangine. On a retrouvé notre jeunesse pendant un court moment. Que de souvenirs !

Tous nos remerciements pour votre travail et votre dévouement.

Les soeurs Huguette et Liliane Bivière.

 

Quel mérite !... Tout est à louer. Félicitations.

J. Anglade

 

mémoires de puisserguierQuelle joie de retrouver tous ces souvenirs.

Nous vous félicitons pour ce travail admirable.

Continuez pour notre plaisir.

Courrech Juliette, Annie Cazeveille, Lynette Vaillière.

 

J'aime bien ce que vous avez fait, c'est à refaire !! bravo à vous et merci. Chloé, Nina et Lisa.

C'était super beau, je me suis régalée vous avez fait du super beau travail. Merci pour tout ce que vous avez fait, espérons que ça continue. Bon courage. Camille E

mémoires de puisserguierUne magnifique exposition. Bravo ! S. Martin (Dublin, Irlande)

Super exposition!.... Bravo ! Anita Martin (Dublin, Irlande).

Continuez, c'est magnifique. Merci pour tout ce travail. A l'année prochaine.
Albo

mémoires de puisserguierQuel travail ! et quel beau résultat. Merci pour ce retour vers le passé. Me Albo

 Bravo ! Agréablement surpris par cette rétrospective. A l'an que ven. Olmo Francis et Aline

 Félicitations.

L.B. Bronso

 

Que de souvenirs !... Le siècle dernier semble une époque très ancienne alors que tout me rappelle ma jeunesse.

merci.

Patricia et Nina

 

Félicitations pour cette magnifique exposition et surtout pour tout le travail que vous aves du faire en amont.

Merci.

Christiane et Denis Boehrer

 

Félicitations pour ce travail de recherhes, vous avez ravié des souvenirs.

Nadal Chantal, Francette.

 

Merci pour ce travail

signature

 

22.09.2011

Nous venons de visiter le "musée" de Puisserguier. Oui, musée car tous ces objets qui font partie du quotidien et du patrimoine de nous tous méritent d'avoir enfin une place définitive.

Nous espérons les revoir l'an procahin dans ce musée.

Eliane et Michel de Lamalou.

 

mémoires de puisserguierQue vous dire ? Sinon super travail.

Super équipe. Continuez si le courage vous est donné.

Merci de nous faire voyager dans le temps.
Une bise à vous tous, présents et absents.

Amitiés.
Maguy Pena.

 

Very interesting for us newcomens.

(Anglais nouvellement installés)

 mémoires de puisserguier

Midi libre, samedi 17 septembre

lundi, 05 septembre 2011

L’entreprise Prouzet

Les Puisserguiérains les plus âgés se rappellent certainement avoir connu, dans les années 1900, l’entreprise de peinture de Monsieur Prouzet qui demeurait dans la rue de la République, à l’endroit où plus tard habitait Monsieur Roques, également peintre de son état.

Prouzet01.jpg

Monsieur Prouzet n’avait qu’une fille Lucie, qui plus tard épousa Auguste Bourdel. De cette union naquit un fils Eugène qui le temps venu, fit l’apprentissage  du métier avec son grand-père. La succession était donc assurée.

 

En 1932, année du décès du grand-père, Eugène, peut-être un peu fatigué de la peinture, alla voir s’il faisait meilleur dans la viticulture et devint ramonet pendant une petite année. Il faut croire qu’il n’y trouva pas son compte, puisqu’il revint bien vite à ses pinceaux.

 

Lorsque le fils Pierre eut passé le certificat d’études, son père qui avait certainement rêvé pour lui d’une carrière de fonctionnaire, l’envoya au cours complémentaire de Capestang, comme beaucoup de petits puisserguiérains  de  cette époque.

C’était sans compter avec la volonté de Pierre que les études n’emballaient pas outre mesure, et qui ne rêvait que d’une chose, apprendre le métier sous la houlette de papa. Après une première année, le chemin de Capestang fut repris à la rentrée suivante, mais à la fin du premier trimestre, Monsieur Bourdel comprit qu’il ne fallait pas insister et se rendit à l’évidence.

Pierre me racontait récemment que lorsqu’il avait appris qu’il ne retournerait plus à l’école,  il en avait pleuré de joie.

Dans les années 52-53, la viticulture connut une grave crise et le travail se fit rare pour tout le monde, en particulier pour les artisans, qui dans nos régions dépendent en grande partie des propriétaires viticulteurs.

Pierre qui était alors formé au métier, s’exila à Toulouse où il travailla dans une entreprise pendant quelques mois et ensuite à  Béziers pendant deux ans et demi.

Lorsque Monsieur Bourdel prit sa retraite en 1968, c’est Pierre qui lui succéda, secondé pendant quelques années par son fils Gérard et André Soulagne.

Prouzet02.jpg

On peut donc dire que l’entreprise Prouzet a définitivement fermé ses portes en 1992, année où Pierrot a pris sa retraite.

J’ai pensé que je me devais de l’évoquer pour vous, puisqu’on peut dire qu’elle a pratiquement  régné pendant 90 ans sur la vie artisanale du village.

Rédaction/narration : Monique

jeudi, 11 août 2011

Vide grenier

Pour rappel, nous avons participé le dimanche 7 août au vide grenier, sur la promenade, avec ouverture de la vitrine.  Ci-dessous quelques lignes sur cette belle journée:

Traditionnellement, maintenant, et depuis son ouverture en avril 2010, la vitrine des MémoiRes s’associe aux animations, organisées par les autres associations, qui se déroulent  sur la promenade.

C’est ainsi que dimanche dernier, nous étions présents pour le vide grenier malgré quelques nuages menaçants et deux ou trois gouttes de pluie qui n’ont pas réussi à décourager les exposants, dont il faut noter, pour le bonheur de tous,  le nombre grandissant.

 

Vide grenier.jpg

 

Pour l’anecdote, nous sommes toujours amusés, mais ravis, d’être pris pour l’Office de Tourisme

Nous ne manquons pas, bien évidemment de donner toutes les informations nécessaires qui permettront aux passants de le retrouver.

 

Nous avons eu le plaisir d’accueillir plusieurs familles de touristes anglais ou suisses acquéreurs de nos livres, parmi elles les nouveaux propriétaires de l’ancienne mercerie « Au bon goût ».

Les Puisserguiérains se sont aussi arrêtés, nombreux, pour feuilleter les albums des « Cavalcades ».

C’est dans cette bonne ambiance de fête, avec nos voisins et Didier que nous saluons au passage pour son dynamisme et sa sympathie contagieuse, que nous sommes arrivés à 17 heures jouant avec certains les prolongations jusqu’aux environs de 18 heures.

 

Nous serons là, bien entendu, pour le prochain vide grenier du 4 septembre.

Corinne & le bureau

 

mercredi, 10 août 2011

Le Pressoir

Parlant du pressurage, j'ai mis la charrue avant les bœufs en évoquant le travail avant de s’arrêter sur l'outil: le PRESSOIR, "La prinsso", qui a son histoire ne serait-ce que par la place importante qu'il tenait dans les caves de chez nous où il occupait une bonne surface.

mémoires de puisserguier

Le magnifique pressoir du Pech St Paul
              Dans le bas du pressoir on trouvait la sole formée d'une bonne couche de ciment et tout autour un rebord en pierre ou en maçonnerie d'environ 20cm de hauteur. La sole accusait une légère pente vers un trou percé dans le rebord et muni d'un bec extérieur par lequel le vin extrait du pressurage coulait dans le " champot".

 Sur l'origine de ce mot je n'ai rien trouvé de certain. Il n'est pas impossible qu'il provienne du vieux français "escamper" qui signifie partir ou tomber.
Au centre de la sole, s'élevait la vis centrale. Les plus anciennes étaient en bois, et ensuite en métal et mesuraient une quinzaine de cm environ  pour une hauteur variant de 1,50 à 2 mètres. On peut retrouver encore certaines vis en vois transformées en lampadaires. Elles sont devenues des œuvres d'art.... parce  qu'elles le valent bien !

Les autres éléments du pressoir portaient des noms qui m'ont intrigué. Non pas à l'époque, mais aujourd’hui, près d'un siècle plus tard.

Ainsi les manteaux ou " mantals" dont on recouvrait la pressurée; faut il y voir un rapport avec par-dessus ou pardessus ?

Sur lous mantals étaient posées les anguilles. Là, j'hésite sur ce mot. Que viendraient faire ici des anguilles ? Ne s'agirait’ il pas plutôt des " enquilles" mot dérivé de l'occitan s'enquiller, signifiant se glisser, s’engager, s’introduire. Ces poutres de bois se glissaient  justement entre les manteaux et le souc.
Le souc, un mot qu'on pourrait penser provenir de souche puisqu'il était en bois. Je pense plutôt  - ça n'engage que moi- que ce terme provient  de l'occitan "souquer" qui signifie errer très fort. C'était bien le rôle du souc de serrer très fort la pressurée.

Le souc était arrimé au mécanisme qui permettait sa montée ou sa descente sur la vis centrale.

 

mémoires de puisserguier

 

Ce mouvement ascendant ou descendant était assuré par une roue, sorte d'énorme écrou placé sur la vis centrale et dont la rotation était rendue possible par un système de clavettes. Mais je n'ai jamais entendu prononcer le terme de clavettes. On disait "las pététos" doit on traduire par poupées, dès lors qu'elles bougeaient alternativement dans le mécanisme, un peu à la façon d'ainsi font les marionnettes. Ou bien en raison du bruit de clic-clac qu'elles produisaient, faut il chercher à partir du verbe péter, celles qui pètent. 

A vous de voir comme dirait Laspadès.

Narration, Jacques

mardi, 09 août 2011

Avec les pompiers ...

... de Puisserguier ou l’histoire d’une caserne

 

Etienne et Robert.jpgEn fin d’année deux amis nous ont quittés. Etienne Guell et Robert Lepetit, par le passé, ont servi le corps des sapeurs pompiers de Puisserguier.

 

Créé depuis une soixantaine d’années le corps des sapeurs pompiers de Puisserguier a connu différents lieux d’implantations.

 

Le premier bâtiment  les abritant devait être celui situé au fond de  la rue des Arts.

On peut d’ailleurs encore apercevoir en filigrane l’inscription « SAPEURS POMPIERS »

Un moment on a pu retrouver la caserne derrière la mairie (à l’emplacement de l’actuel G20) avant qu’elle ne soit déménagée rue Arago

Depuis quelques années les pompiers et leur matériel sont logés dans un grand bâtiment parfaitement adapté à leurs besoins.

 

Casernes pompiers.jpg

 

Deux anciennes pompes à incendie ont été sauvées de la destruction et soigneusement rangées.

L’une motorisée, est en parfait état et pourrait avantageusement constituer la première pièce d’un  éventuel futur musée.

L’autre, pompe à main (elle aurait été utilisée lors de l’incendie du café glacier), plus ancienne, a été entièrement restaurée grâce au talent de Julien Matignon et Alain Crouzat.

Pompes à incendies.jpg

 

Casques.jpg@ « Je pense que tous les habitants de Puisserguier peuvent être fiers de « leurs » pompiers. Qui n’a jamais été secouru par eux ? Personnellement je leur dois beaucoup : inondation, incendie, vent… Ils ont toujours été là très rapidement, efficaces et réconfortants. Un grand merci.

Marie »

 

@ « Comme marie, je suis très fière de nos sapeurs pompiers, très reconnaissante aussi, car je leur dois certainement d’être encore en vie aujourd’hui.

C’est très intéressant de connaître la date de leur fondation sur le village et leurs différents lieux d’implantation, mais je pense qu’il serait tout aussi intéressant de connaître le nom des pionniers en la matière et de leurs vaillants successeurs, tout au moins ceux des plus marquants : tels les frères Lignon, Henri Asset, etc.…

Que les autres veuillent m’excuser la liste n’est pas exhaustive.

Il va falloir remédier à cela, car je pense que les Puisserguiérains se rappelleraient d’eux avec bonheur.

Les hommes sont tout aussi importants que le matériel,  car souvenez vous à l’époque, les pompiers n’étaient pas équipés de bip, et à ma connaissance ne touchaient pas d’indemnités de présence.

Il est vrai qu’ils n’étaient pas aussi spécialisés qu’à l’heure actuelle. Promis juré, avec l’aide de Serge, je vais essayer de me mettre à la tâche.

Monique »

 

@ A l’heure où Monique écrivait, je scannais les calendriers que nous a prêtés Christophe Lepetit pour l’exposition de l’après midi du 31 octobre 2009. Ainsi j’ai pu relever quelques noms de chefs de corps qui se sont succédés depuis l’origine.

En 1951, Henri Bourdel, et en 1959, Kléber Cabannes (grand père de notre charcutière Chantal Pujol). Puis en 1972, Yves Mary, Roger Lignon en 1980.

En 1995 la responsabilité en revient à Michel Cubères et depuis 1998 Christophe Lepetit que nous remercions au passage pour l’aide qu’il nous a apporté pour notre après midi « Avec les pompiers ou l’histoire d’une caserne » et pour les journées européennes du patrimoine (les 18 et 19 septembre 2010).

Serge

Pompiers patrimoine.jpg

 

 

@« Les hommes sont plus importants que le matériel nous dit Monique, mais, et les femmes ? Quelle fut la première femme à rejoindre le corps des sapeurs pompiers de Puisserguier ? Quand ?

Renseignements pris auprès du capitaine Christophe Lepetit et de l’intéressée, la première femme incorporée a été Sonia Hild Colombié, en temps qu’infirmière.

Cela s’est passé en 1994 et depuis, d’autres filles ont suivi l’exemple. Par ailleurs, c’est en 1968 que Creissan a été jumelé au corps des pompiers de Puisserguier.

Serge »

camions.jpg

 

 

Petit retour en arrière sur le bal des pompiers

 

« Les origines du bal des pompiers : le sujet ne déchaine pas les thèses des historiens ! Du coup, difficile de savoir exactement quand et surtout pourquoi est né le bal des pompiers. La légende voudrait qu’en 1937 au centre de secours de Montmartre  à Paris, on organisât une grosse « after » pour remercier tous les corps de l’armée d’avoir participé au défilé des Champs Elysées. Le succès, porté par le front populaire, fut tel qu’après guerre, presque toutes les casernes de France ? SEULS LIEUX à pouvoir garantir une sécurité aux petits oignons, s’étaient mises au diapason de la musette »

D’après Internet 

 

Pompiers des temps modernes avec les Canadairs 

 

Cliquez sur, et patientez quelques instants :

 Diaporama CANADAIR.pps 

jeudi, 28 juillet 2011

Une matinée bien trop courte…

Dans le cadre de la Fête d’Eté, notre association a largement participé par sa présence à la réussite de la fête locale qui se déroulait ce dimanche matin sur la Promenade.

 

Tout d’abord avec l’ouverture de la vitrine dont le local semblait bien petit pour accueillir les visiteurs qui s’y sont succédés durant toute cette matinée.

A coté, un stand présentait une collection d’albums photos et de posters remémorant les fêtes à Puisserguier dont les inoubliables « Cavalcades » (la première eut lieu en 1950, la dernière en 1994).

Nombreux sont ceux qui se sont reconnus sur ces clichés qui seront consultables à la vitrine au cours des prochains vendredis pendant le marché.

 

fête d'été 24 07 2011 1.jpg

Un second stand, mettant à l’honneur Lyon et Villefranche sur Saône, à la manifestation d’Oc et d’Ailleurs, avait été érigé par un groupe d’adhérents de notre association.

C’est ainsi que les gourmets qui se sont pressés autour des stands ont pu apprécier les « Bugnes lyonnaises » ou le « saucisson brioché » préparés la veille par les Gones et leurs amis.

Ces spécialités culinaires étaient bien évidemment arrosées avec le troisième fleuve de la région : « Le Beaujolais » servis par les Caladois (les deux autres étant le Rhône et la Saône).

 

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Pour raison de congés, il n’y aura pas d’ « Après midi » en juillet et en août.

Le prochain rendez-vous est fixé pour l’ « Evènement » des 17 et 18 septembre à la maison du peuple, avec les Journées européennes du patrimoine où vous attendront, de nouveau, de très nombreuses surprises.

jeudi, 14 juillet 2011

La source Marcousse !

Dans le "tome 3 des Mémoires", j’avais eu l’occasion d’évoquer Antoine Chappert, enfant de Puisserguier qui a longtemps collaboré au « Chasseur Français » sous le pseudonyme de Frimaire.

Sa petite fille Cécile très touchée que nous ayons mis son grand-père à l’honneur, nous a fait parvenir une de ces chroniques où avec son  talent habituel, il raconte « son » Puisserguier et en particulier Saint Christophe, cher au cœur de tous les puisserguiérains.

J’ai pensé que ce serait dommage de la laisser tomber dans l’oubli et je vous la livre avec  un immense plaisir.

 

« La lune était encore dans son plein et le ciel scintillait d’étoiles. Sylvain Garrigue traversa le village endormi, suivit un instant la grand-route, prit à droite celle des coteaux et, arrivé au carrefour où se dresse, énorme, le vieux platane dont l’ombre recouvrait la route, s’engagea dans le chemin  qui monte à Saint-Christophe. Il grimpa la côte rude, arriva aux premiers taillis de jeunes pins où perdreaux et lapins trouvent un abri sûr et se trouva enfin au pied de la chapelle. Il s’arrêta un instant, respirant à grands traits l’air de la nuit finissante. Il était trop tôt pour se mettre en chasse. Il choisit pour s’asseoir, une grosse pierre auprès d’une vieille cabane écroulée, entre deux touffes de chênes verts, et attendit.

 

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En bas, la grande plaine d’ombre qui s’étalait du pied de la colline jusqu’à  l’horizon invisible était piquée d’ilots de lumières, agglomérations encore endormies. Le chasseur les reconnut, nommant les villages, avec tout au loin, Béziers et sa colline illuminée. Sur la gauche, au fin fond de la nuit, le feu tournant d’Agde jetait, toutes les cinq secondes, l’éclat qui guide les marins en mer. Il semblait veiller sur la plaine, où son regard se posait en cadence. Et le calme qui régnait en paraissait plus profond.

Bientôt les étoiles commencèrent à s’éteindre une à une. D’abord celles de l’Orient, qui s’éclaircissait et où l’on devinait comme une naissance de lumière, puis celles du zénith. Derrière, du côté des montagnes, le ciel était encore d’un bleu noir et gardait tous ses scintillements. Mais ils disparurent eux aussi, peu à peu. Il ne resta plus, bientôt, que trois petites étoile autour de la lune, dont la lueur commençait à se ternir. Sur le ciel devenu verdâtre, se découpaient en noir, les deux cyprès qui montent la garde devant la porte de la chapelle et les silhouettes des quelques grands pins qui sont sur la terrasse et dont le dôme sombre dépassait le toit de la bâtisse que la lune blanchissait. On eût dit une estampe japonaise, encre de Chine sur lavis bleu. Plus loin moutonnait la sombre masse indécise du bosquet de pins qui couvre le faite de la colline.

Mais déjà l’horizon se précisait. Une traînée de brume rose naissait du côté de la mer. Dans les bas-fonds, commençait à se dessiner la forme de minuscules coteaux. Une troupe de petits nuages, perdus dans l’immensité du ciel, commença à s’illuminer, quelques-uns ressemblant à ces anges joufflus que l’on voit sur les tableaux de nos églises. La lumière naissait, encore faible, mais qui croissait de minute en minute. Des pies s’éveillèrent et jacassèrent dans les pins, annonçant le jour qui venait. Et, soudain, on entendit rappeler les perdreaux. D’un  côté à l’autre, ils se répondaient dans le petit jour. Les taillis de pins, au vert tendre, commençaient à s’éclairer de cette lueur rose qui est la couleur des matins d’été, ainsi que le faîte des collines, alors que les plaines étaient toujours dans l’ombre où les lumières ne brillaient plus. Le phare avait éteint son œil tournant. Le grand mystère silencieux qui régnait sur le monde s’évanouissait. Le soleil, peu à peu, d’abord arc, puis demi-cercle, puis boule rutilante, sortit de l’horizon, et la lumière ruisselante, coula dans l’immensité des garrigues et des vignes.

Il était temps de se mettre en chasse. Notre homme se leva, les yeux remplis du spectacle qui venait de se dérouler devant lui et le cœur gonflé d’amour pour ce coin de terre où il était né. Au bruit qu’il fit, trois  perdreaux partirent dans un impressionnant roulement d’ailes, du pied de la terrasse où ils étaient venus sans qu’il s’en aperçut. Il en culbuta un, dans la vigne abandonnée qui touche à la chapelle et contempla, un instant les vives couleurs de sa livrée chamarrée. Les autres avaient foncé vers les bas-fonds.

Alors la chasse commença de coteau en coteau, de remise en remise, dans le parfum des lavandes en fleur, du thym aux touffes dures, du romarin vert tendre, plantes qui sont celles de la terre rouge des garrigues….

(…) Garrigue descendit vers la fraîche source de Marcousse. Son chien y arriva bien avant lui et se vautrait déjà dans l’eau claire quand il fut au bas de  la côte.

 

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Photos Marc Valdes

Il resta là un moment, à l’ombre du platane qu’une main prévoyante semble avoir planté là tout exprès pour les chasseurs. En a-t-il abrité sous son ombrage des chasseurs et des chiens ! En a-t-il entendu des rires et des histoires ! Et que de perdreaux aussi il a vu venir boire, le matin ou le soir, quand le calme règne sur la garrigue ! Voyez-les descendre, glissant entre les touffes. Sont-elles agiles ces menues pattes rouges et rapides ! De temps en temps, l’un s’arrête et écoute. Rien pas de bruit suspect. On peut descendre. Tiens, un appel, là-bas. On répond et bientôt arrive, toutes ailes déployées, le frère isolé. Les voilà tous sur le petit mur qui surplombe la fontaine. Encore un coup d’œil aux alentours, puis un petit saut en bas et les pattes rouges s’alignent le long du filet d’eau. Les têtes se penchent, se relèvent, se penchent encore. Comme c’est bon ! Puis un peu de baignade. Frou, frou, frou… font les ailes qui éclaboussent de perles de cristal les dos sombres et les flancs bariolés. Encore quelques gorgées, car la journée a été chaude. On court un peu sur le chemin, et puis brrr ! Tout le monde en l’air, en route pour la remise proche, dans le vallon que l’ombre, déjà, envahit !

(…) Onze heures sonnèrent en bas au vieux clocher du village. Le soleil dardait des rayons de feu sur les vignes désertes. Alors le chasseur sauta dans le chemin et redescendit la colline. »

Rédaction, Monique

mercredi, 29 juin 2011

Le Père Abram conté par Florence Ferrari.

L’effervescence régnait au sein de l’association dès hier matin (samedi 25 juin)….

 

Nous attendions tous avec impatience la venue de Florence Ferrari, écrivain et conférencière qui nous avait fait l’honneur d’accepter de venir nous parler du père Abram, héros de son roman « Le passeur d’âmes ».

Après les présentations, à son arrivée à la salle des associations, nous avons fait plus ample connaissance au cours d’un excellent repas convivial au restaurant « ô remparts ».

Le sympathique propriétaire qui fêtait son premier mois d’activités nous a offert quelques unes de ses spécialités dont nous n’avons pu lui soutirer les secrets… Vous pourrez toujours essayer d’aller les découvrir, vous ne serez pas déçus… 

 

Vers 15 heures, entourée d‘une nombreuse assemblée très attentive, Florence a exposé la vie du père Abram, natif de Puisserguier. Ses recherches lui ont permis de nous présenter le parcours initiatique de ce formidable personnage.

 

Prêtre, directeur d’un orphelinat, engagé socialement au cœur d’un pays magnifique en proie à des bouleversements importants, cet homme avant-gardiste n’a pas hésité à troquer sa soutane pour la salopette et le chapeau de paille d’un ouvrier agricole.

Nous avons également appris avec quelle hargne, obstination et volonté, il a fait de quelques lopins de terre, une pépinière ayant pignon sur rue non seulement dans le pays, mais à l’export.

Il a su également se battre contre l’ordre établi afin d’imposer ses idées et conserver cette structure qu’il avait su mettre en valeur pour le bien des orphelins locaux ou venus de la métropole.

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Illustrations, collection Florence Ferrari

Il fut ensuite question du roman, avec la présentation des personnages secondaires : frère Clément, Lylianne, les orphelins, et la lecture de quelques pages du livre.

Florence s’est ensuite prêtée de bon cœur au jeu des questions réponses et à la dédicace des ses œuvres exposées à l’occasion.

 

Nous tenons à la remercier très sincèrement pour l’extrême intérêt de sa conférence, sa convivialité, son professionnalisme et sa simplicité.

C’est un vrai bonheur de côtoyer des personnes telles que Florence Ferrari, érudites, cultivées et lettrées qui savent se rendre accessibles et qui se font un réel plaisir de partager leurs connaissances et leur savoir, donnant ainsi envie de s’intéresser à leur art.

Nous avions eu la chance de partager également ses valeurs avec monsieur Jean Claude Séguéla.

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Nous ne pouvons que vous conseiller de lire « le passeur d’âmes » qui met non seulement un de nos concitoyens à l’honneur, mais qui vous permettra de « sentir » les odeurs exotiques de l’Algérie, et de rentrer au cœur d’une belle histoire romanesque.

Vous trouverez ce livre à la bibliothèque municipale, ou auprès de l’auteur si vous désirez l’acheter en vous rendant sur son site http://www.florence-ferrari.com/ que nous vous conseillons de toute façon d’aller visiter.

 

Nous voulons également souhaiter un prompt rétablissement à Andrée Lautier qui devait être parmi nous, puisque la bibliothèque municipale était associée à cet évènement.

Un accident malencontreux nous a privé de sa présence. Nous l’avons beaucoup regretté, mais nous la rassurons, elle a été bien représentée par ses « collègues  bibliophiles », à savoir, Christiane Roure, et Janine & Jean Amiel, qui nous ont fait tous trois le plaisir de nous rendre visite au gré de leurs disponibilités.

Merci à eux.

La journée s’est terminée lors du départ de Florence vers 19 heures après l’apéritif traditionnel.

 

Nos prochains rendez-vous :

 

- Dimanche 3 juillet, ouverture de la vitrine à l'occasion du retour du vide grenier, organisé par le CLAP, sur la promenade.

- Vendredi 8 juillet, 3ème réunion de préparation des JEP à 18 h 30 à la salle des associations.

- Dimanche 24 juillet,  participation à la fête d’été.

 

Corinne

jeudi, 09 juin 2011

Baracots de vignes

Le printemps aidant sûrement, Faverole nous a proposé cette charmante fugue amoureuse.

 

"J'ai été prise d'une envie de pousser la porte de ces fabuleux "baracots" de vignes...

 

Trésors d'un autre temps...

 

mémoires de puisserguier

 

Il suffit de fermer les yeux pour se retrouver plongée dans l'ambiance d'une journée de vendange, d'un petit matin de printemps quand André arrive à la vigne pour greffer ou d'un instant furtif lorsque les jeunes gens de l'époque, amoureux transis parfois, dessinaient des cœurs percés d'une flèche.

Instants de vie... à Puisserguier ".

Faverole

 

mémoires de puisserguier

@ Bravo à Faverole pour son sens artistique !!! 

Il suffisait d'ouvrir la porte pour retrouver tous ses trésors, témoins d'un passé révolu. Seulement voilà il fallait y penser.

 Merci de l'avoir fait pour nous.

Monique

@ Je me joins à Monique pour féliciter et remercier Faverole pour cette excellente idée et pour ces si émouvantes et touchantes photos.

Corinne

En continuant de feuilleter l'album de Faverole, d'autres souvenirs s'offrent à nous :

 

mémoires de puisserguier


Sur le seuil d'entrée, probablement la date de construction, malheureusement, le "maître d'œuvre" n'a pas apposé sa signature.

Comme souvent, près de ces baracots, on trouve une citerne recueillant les eaux de pluie pour les sulfatages…

.... ou comme ici, un puits, qui malgré la sècheresse contient encore pas mal d'eau,

Mais voilà, au détour d'un chemin, la désagréable surprise. .

Des vandales étaient passés par là!!!

Dommage, on n'en fabrique plus!"


La dernière photo de Faverole, celle du baracot saccagé, me rappelle une chanson d'Anne Sylvestre à la fin des années 70, dont je vous livre quelques phrases :


"La maison, depuis ce crime, n'a plus d'âme ni de nom,
Mais elle n'est pas victime, c'est de sa faute, dit-on
Il paraît qu'elle a fait preuve d'un peu de coquetterie
avec sa toiture neuve et son jardin bien fleuri.
Quand on n’a pas de serrure, il faut avoir un gardien
C'est chercher les aventures que de fleurir son jardin."
A leù Barthàs"
 

lundi, 06 juin 2011

Du père Abram au passage Clémentine

Salle des associations, à 14 heures.

 Samedi 25 juin 2011, les membres de notre association « Les MémoiRes de Puisserguier », avec la participation de la Bibliothèque municipale, vous invitent à venir rencontrer Florence Ferrari.

http://www.florence-ferrari.com/

 mémoires de puisserguier

Ecrivain conférencière Florence Ferrari présentera ses livres dont « Le passeur d’âmes », roman inspiré de la vie du père Abram, natif de Puisserguier.

Le père Abram, né en 1812, missionnaire, s’installe en 1851 à Misserghin, en Algérie,  pour créer un orphelinat, une école d’horticulture et une pépinière. Avec le frère Clément, il invente la Clémentine (d’où le passage Clémentine à Puisserguier).

 

Dans une interview au quotidien Midi libre en 2005, nous pouvions lire :

ML : Le héros du livre, le père Abram, est un personnage réel vraiment hors du commun…

FF : Ce prêtre a accompli une œuvre considérable dans les domaines de l’éducation et da la santé. Il méritait bien que l’on en fasse un personnage de roman. C’est d’abord un homme d’église peu conformiste. Il doit se battre contre une hiérarchie qui juge ses méthodes trop libérales. Sa mission déborde largement le cadre religieux. Son apostolat est aussi un apostolat social car il est à la fois prêtre, médecin et chef d’entreprise.

 

Vous pouvez lire l’histoire du père Abram dans le cahier « Les personnalités du village » publié par l’association en septembre 2009.

 

A 15 heures, avec illustrations sur diaporama, Florence Ferrari vous parlera plus longuement de ce héros.

Elle répondra ensuite à toutes les questions que vous voudrez bien lui poser puis dédicacera très volontiers livres et photos.

 

Une bien belle journée en perspective.

 

L’entrée est gratuite, et la convivialité coutumière des MémoiRes assurée.

 

 

 

@ Bonjour
Je voudrais ajouter quelques précisions  à vos documents. Je suis la descendante de CAILLIER Félix, horticulteur ayant fait ses classes au Jardin du Luxembourg à Paris puis ayant été jardinier en chef des jardins de Villandry  et qui décida en 1850 de partir en Algérie. On lui octroya une terre à Misserghin  sur laquelle il planta des orangers achetés par lui au Jardin du Luxembourg et où il fonda une école d'horticulture. Il devint même le jardinier de la commune et planta dans les rues de nombreux orangers. En 1851 un procès l'opposa aux pères blancs ses voisins .Notre famille pense que c'est notre ancêtre qui "inventa" la clémentine.

Toute cette histoire est basée sur des documents officiels qui se trouvent aux archives d'Algérie. Je pense donc que vous devriez en tenir compte.

Avec mes salutations CAILLIER

@ Cher lecteur,
Je ne souhaite vous blesser en aucune façon et les arguments qui suivent sont le fruit d'une réflexion qui n'engage que moi. Je ne prétends nullement détenir la vérité;Félix Caillier né en 1809 et  décédé à Misserghin en 1859 aurait selon vous découvert la clémentine ... à quelle date?, une date forcément antérieure  à sa mort... or nous n'entendons parler de la clémentine qu'en 1892 de façon confidentielle (au sein de l'orphelinat) et officiellement en 19O2... Cinquante années séparent donc ces évènements! Le différent qui a opposé M. Caillier au père Abram ne peut donc être lié à la clémentine... D'autre part, le père Abram n'était pas un père blanc. Il appartenait à la congrégation de "Notre Dame de l'annonciation". L'orphelinat deviendra "congrégation du saint Esprit" à partir de 1892 à la mort du père Abram et ne sera géré que bien plus tard par les pères blancs (qui ne sont créés qu’en 1868). Florence ferrari