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mercredi, 10 août 2011

Le Pressoir

Parlant du pressurage, j'ai mis la charrue avant les bœufs en évoquant le travail avant de s’arrêter sur l'outil: le PRESSOIR, "La prinsso", qui a son histoire ne serait-ce que par la place importante qu'il tenait dans les caves de chez nous où il occupait une bonne surface.

mémoires de puisserguier

Le magnifique pressoir du Pech St Paul
              Dans le bas du pressoir on trouvait la sole formée d'une bonne couche de ciment et tout autour un rebord en pierre ou en maçonnerie d'environ 20cm de hauteur. La sole accusait une légère pente vers un trou percé dans le rebord et muni d'un bec extérieur par lequel le vin extrait du pressurage coulait dans le " champot".

 Sur l'origine de ce mot je n'ai rien trouvé de certain. Il n'est pas impossible qu'il provienne du vieux français "escamper" qui signifie partir ou tomber.
Au centre de la sole, s'élevait la vis centrale. Les plus anciennes étaient en bois, et ensuite en métal et mesuraient une quinzaine de cm environ  pour une hauteur variant de 1,50 à 2 mètres. On peut retrouver encore certaines vis en vois transformées en lampadaires. Elles sont devenues des œuvres d'art.... parce  qu'elles le valent bien !

Les autres éléments du pressoir portaient des noms qui m'ont intrigué. Non pas à l'époque, mais aujourd’hui, près d'un siècle plus tard.

Ainsi les manteaux ou " mantals" dont on recouvrait la pressurée; faut il y voir un rapport avec par-dessus ou pardessus ?

Sur lous mantals étaient posées les anguilles. Là, j'hésite sur ce mot. Que viendraient faire ici des anguilles ? Ne s'agirait’ il pas plutôt des " enquilles" mot dérivé de l'occitan s'enquiller, signifiant se glisser, s’engager, s’introduire. Ces poutres de bois se glissaient  justement entre les manteaux et le souc.
Le souc, un mot qu'on pourrait penser provenir de souche puisqu'il était en bois. Je pense plutôt  - ça n'engage que moi- que ce terme provient  de l'occitan "souquer" qui signifie errer très fort. C'était bien le rôle du souc de serrer très fort la pressurée.

Le souc était arrimé au mécanisme qui permettait sa montée ou sa descente sur la vis centrale.

 

mémoires de puisserguier

 

Ce mouvement ascendant ou descendant était assuré par une roue, sorte d'énorme écrou placé sur la vis centrale et dont la rotation était rendue possible par un système de clavettes. Mais je n'ai jamais entendu prononcer le terme de clavettes. On disait "las pététos" doit on traduire par poupées, dès lors qu'elles bougeaient alternativement dans le mécanisme, un peu à la façon d'ainsi font les marionnettes. Ou bien en raison du bruit de clic-clac qu'elles produisaient, faut il chercher à partir du verbe péter, celles qui pètent. 

A vous de voir comme dirait Laspadès.

Narration, Jacques

mardi, 09 août 2011

Avec les pompiers ...

... de Puisserguier ou l’histoire d’une caserne

 

Etienne et Robert.jpgEn fin d’année deux amis nous ont quittés. Etienne Guell et Robert Lepetit, par le passé, ont servi le corps des sapeurs pompiers de Puisserguier.

 

Créé depuis une soixantaine d’années le corps des sapeurs pompiers de Puisserguier a connu différents lieux d’implantations.

 

Le premier bâtiment  les abritant devait être celui situé au fond de  la rue des Arts.

On peut d’ailleurs encore apercevoir en filigrane l’inscription « SAPEURS POMPIERS »

Un moment on a pu retrouver la caserne derrière la mairie (à l’emplacement de l’actuel G20) avant qu’elle ne soit déménagée rue Arago

Depuis quelques années les pompiers et leur matériel sont logés dans un grand bâtiment parfaitement adapté à leurs besoins.

 

Casernes pompiers.jpg

 

Deux anciennes pompes à incendie ont été sauvées de la destruction et soigneusement rangées.

L’une motorisée, est en parfait état et pourrait avantageusement constituer la première pièce d’un  éventuel futur musée.

L’autre, pompe à main (elle aurait été utilisée lors de l’incendie du café glacier), plus ancienne, a été entièrement restaurée grâce au talent de Julien Matignon et Alain Crouzat.

Pompes à incendies.jpg

 

Casques.jpg@ « Je pense que tous les habitants de Puisserguier peuvent être fiers de « leurs » pompiers. Qui n’a jamais été secouru par eux ? Personnellement je leur dois beaucoup : inondation, incendie, vent… Ils ont toujours été là très rapidement, efficaces et réconfortants. Un grand merci.

Marie »

 

@ « Comme marie, je suis très fière de nos sapeurs pompiers, très reconnaissante aussi, car je leur dois certainement d’être encore en vie aujourd’hui.

C’est très intéressant de connaître la date de leur fondation sur le village et leurs différents lieux d’implantation, mais je pense qu’il serait tout aussi intéressant de connaître le nom des pionniers en la matière et de leurs vaillants successeurs, tout au moins ceux des plus marquants : tels les frères Lignon, Henri Asset, etc.…

Que les autres veuillent m’excuser la liste n’est pas exhaustive.

Il va falloir remédier à cela, car je pense que les Puisserguiérains se rappelleraient d’eux avec bonheur.

Les hommes sont tout aussi importants que le matériel,  car souvenez vous à l’époque, les pompiers n’étaient pas équipés de bip, et à ma connaissance ne touchaient pas d’indemnités de présence.

Il est vrai qu’ils n’étaient pas aussi spécialisés qu’à l’heure actuelle. Promis juré, avec l’aide de Serge, je vais essayer de me mettre à la tâche.

Monique »

 

@ A l’heure où Monique écrivait, je scannais les calendriers que nous a prêtés Christophe Lepetit pour l’exposition de l’après midi du 31 octobre 2009. Ainsi j’ai pu relever quelques noms de chefs de corps qui se sont succédés depuis l’origine.

En 1951, Henri Bourdel, et en 1959, Kléber Cabannes (grand père de notre charcutière Chantal Pujol). Puis en 1972, Yves Mary, Roger Lignon en 1980.

En 1995 la responsabilité en revient à Michel Cubères et depuis 1998 Christophe Lepetit que nous remercions au passage pour l’aide qu’il nous a apporté pour notre après midi « Avec les pompiers ou l’histoire d’une caserne » et pour les journées européennes du patrimoine (les 18 et 19 septembre 2010).

Serge

Pompiers patrimoine.jpg

 

 

@« Les hommes sont plus importants que le matériel nous dit Monique, mais, et les femmes ? Quelle fut la première femme à rejoindre le corps des sapeurs pompiers de Puisserguier ? Quand ?

Renseignements pris auprès du capitaine Christophe Lepetit et de l’intéressée, la première femme incorporée a été Sonia Hild Colombié, en temps qu’infirmière.

Cela s’est passé en 1994 et depuis, d’autres filles ont suivi l’exemple. Par ailleurs, c’est en 1968 que Creissan a été jumelé au corps des pompiers de Puisserguier.

Serge »

camions.jpg

 

 

Petit retour en arrière sur le bal des pompiers

 

« Les origines du bal des pompiers : le sujet ne déchaine pas les thèses des historiens ! Du coup, difficile de savoir exactement quand et surtout pourquoi est né le bal des pompiers. La légende voudrait qu’en 1937 au centre de secours de Montmartre  à Paris, on organisât une grosse « after » pour remercier tous les corps de l’armée d’avoir participé au défilé des Champs Elysées. Le succès, porté par le front populaire, fut tel qu’après guerre, presque toutes les casernes de France ? SEULS LIEUX à pouvoir garantir une sécurité aux petits oignons, s’étaient mises au diapason de la musette »

D’après Internet 

 

Pompiers des temps modernes avec les Canadairs 

 

Cliquez sur, et patientez quelques instants :

 Diaporama CANADAIR.pps 

jeudi, 28 juillet 2011

Une matinée bien trop courte…

Dans le cadre de la Fête d’Eté, notre association a largement participé par sa présence à la réussite de la fête locale qui se déroulait ce dimanche matin sur la Promenade.

 

Tout d’abord avec l’ouverture de la vitrine dont le local semblait bien petit pour accueillir les visiteurs qui s’y sont succédés durant toute cette matinée.

A coté, un stand présentait une collection d’albums photos et de posters remémorant les fêtes à Puisserguier dont les inoubliables « Cavalcades » (la première eut lieu en 1950, la dernière en 1994).

Nombreux sont ceux qui se sont reconnus sur ces clichés qui seront consultables à la vitrine au cours des prochains vendredis pendant le marché.

 

fête d'été 24 07 2011 1.jpg

Un second stand, mettant à l’honneur Lyon et Villefranche sur Saône, à la manifestation d’Oc et d’Ailleurs, avait été érigé par un groupe d’adhérents de notre association.

C’est ainsi que les gourmets qui se sont pressés autour des stands ont pu apprécier les « Bugnes lyonnaises » ou le « saucisson brioché » préparés la veille par les Gones et leurs amis.

Ces spécialités culinaires étaient bien évidemment arrosées avec le troisième fleuve de la région : « Le Beaujolais » servis par les Caladois (les deux autres étant le Rhône et la Saône).

 

fête été 24 07 2011 2.jpg

 

Pour raison de congés, il n’y aura pas d’ « Après midi » en juillet et en août.

Le prochain rendez-vous est fixé pour l’ « Evènement » des 17 et 18 septembre à la maison du peuple, avec les Journées européennes du patrimoine où vous attendront, de nouveau, de très nombreuses surprises.

jeudi, 14 juillet 2011

La source Marcousse !

Dans le "tome 3 des Mémoires", j’avais eu l’occasion d’évoquer Antoine Chappert, enfant de Puisserguier qui a longtemps collaboré au « Chasseur Français » sous le pseudonyme de Frimaire.

Sa petite fille Cécile très touchée que nous ayons mis son grand-père à l’honneur, nous a fait parvenir une de ces chroniques où avec son  talent habituel, il raconte « son » Puisserguier et en particulier Saint Christophe, cher au cœur de tous les puisserguiérains.

J’ai pensé que ce serait dommage de la laisser tomber dans l’oubli et je vous la livre avec  un immense plaisir.

 

« La lune était encore dans son plein et le ciel scintillait d’étoiles. Sylvain Garrigue traversa le village endormi, suivit un instant la grand-route, prit à droite celle des coteaux et, arrivé au carrefour où se dresse, énorme, le vieux platane dont l’ombre recouvrait la route, s’engagea dans le chemin  qui monte à Saint-Christophe. Il grimpa la côte rude, arriva aux premiers taillis de jeunes pins où perdreaux et lapins trouvent un abri sûr et se trouva enfin au pied de la chapelle. Il s’arrêta un instant, respirant à grands traits l’air de la nuit finissante. Il était trop tôt pour se mettre en chasse. Il choisit pour s’asseoir, une grosse pierre auprès d’une vieille cabane écroulée, entre deux touffes de chênes verts, et attendit.

 

saint christophe 2.jpg

 

En bas, la grande plaine d’ombre qui s’étalait du pied de la colline jusqu’à  l’horizon invisible était piquée d’ilots de lumières, agglomérations encore endormies. Le chasseur les reconnut, nommant les villages, avec tout au loin, Béziers et sa colline illuminée. Sur la gauche, au fin fond de la nuit, le feu tournant d’Agde jetait, toutes les cinq secondes, l’éclat qui guide les marins en mer. Il semblait veiller sur la plaine, où son regard se posait en cadence. Et le calme qui régnait en paraissait plus profond.

Bientôt les étoiles commencèrent à s’éteindre une à une. D’abord celles de l’Orient, qui s’éclaircissait et où l’on devinait comme une naissance de lumière, puis celles du zénith. Derrière, du côté des montagnes, le ciel était encore d’un bleu noir et gardait tous ses scintillements. Mais ils disparurent eux aussi, peu à peu. Il ne resta plus, bientôt, que trois petites étoile autour de la lune, dont la lueur commençait à se ternir. Sur le ciel devenu verdâtre, se découpaient en noir, les deux cyprès qui montent la garde devant la porte de la chapelle et les silhouettes des quelques grands pins qui sont sur la terrasse et dont le dôme sombre dépassait le toit de la bâtisse que la lune blanchissait. On eût dit une estampe japonaise, encre de Chine sur lavis bleu. Plus loin moutonnait la sombre masse indécise du bosquet de pins qui couvre le faite de la colline.

Mais déjà l’horizon se précisait. Une traînée de brume rose naissait du côté de la mer. Dans les bas-fonds, commençait à se dessiner la forme de minuscules coteaux. Une troupe de petits nuages, perdus dans l’immensité du ciel, commença à s’illuminer, quelques-uns ressemblant à ces anges joufflus que l’on voit sur les tableaux de nos églises. La lumière naissait, encore faible, mais qui croissait de minute en minute. Des pies s’éveillèrent et jacassèrent dans les pins, annonçant le jour qui venait. Et, soudain, on entendit rappeler les perdreaux. D’un  côté à l’autre, ils se répondaient dans le petit jour. Les taillis de pins, au vert tendre, commençaient à s’éclairer de cette lueur rose qui est la couleur des matins d’été, ainsi que le faîte des collines, alors que les plaines étaient toujours dans l’ombre où les lumières ne brillaient plus. Le phare avait éteint son œil tournant. Le grand mystère silencieux qui régnait sur le monde s’évanouissait. Le soleil, peu à peu, d’abord arc, puis demi-cercle, puis boule rutilante, sortit de l’horizon, et la lumière ruisselante, coula dans l’immensité des garrigues et des vignes.

Il était temps de se mettre en chasse. Notre homme se leva, les yeux remplis du spectacle qui venait de se dérouler devant lui et le cœur gonflé d’amour pour ce coin de terre où il était né. Au bruit qu’il fit, trois  perdreaux partirent dans un impressionnant roulement d’ailes, du pied de la terrasse où ils étaient venus sans qu’il s’en aperçut. Il en culbuta un, dans la vigne abandonnée qui touche à la chapelle et contempla, un instant les vives couleurs de sa livrée chamarrée. Les autres avaient foncé vers les bas-fonds.

Alors la chasse commença de coteau en coteau, de remise en remise, dans le parfum des lavandes en fleur, du thym aux touffes dures, du romarin vert tendre, plantes qui sont celles de la terre rouge des garrigues….

(…) Garrigue descendit vers la fraîche source de Marcousse. Son chien y arriva bien avant lui et se vautrait déjà dans l’eau claire quand il fut au bas de  la côte.

 

source Marcousse.jpg

Photos Marc Valdes

Il resta là un moment, à l’ombre du platane qu’une main prévoyante semble avoir planté là tout exprès pour les chasseurs. En a-t-il abrité sous son ombrage des chasseurs et des chiens ! En a-t-il entendu des rires et des histoires ! Et que de perdreaux aussi il a vu venir boire, le matin ou le soir, quand le calme règne sur la garrigue ! Voyez-les descendre, glissant entre les touffes. Sont-elles agiles ces menues pattes rouges et rapides ! De temps en temps, l’un s’arrête et écoute. Rien pas de bruit suspect. On peut descendre. Tiens, un appel, là-bas. On répond et bientôt arrive, toutes ailes déployées, le frère isolé. Les voilà tous sur le petit mur qui surplombe la fontaine. Encore un coup d’œil aux alentours, puis un petit saut en bas et les pattes rouges s’alignent le long du filet d’eau. Les têtes se penchent, se relèvent, se penchent encore. Comme c’est bon ! Puis un peu de baignade. Frou, frou, frou… font les ailes qui éclaboussent de perles de cristal les dos sombres et les flancs bariolés. Encore quelques gorgées, car la journée a été chaude. On court un peu sur le chemin, et puis brrr ! Tout le monde en l’air, en route pour la remise proche, dans le vallon que l’ombre, déjà, envahit !

(…) Onze heures sonnèrent en bas au vieux clocher du village. Le soleil dardait des rayons de feu sur les vignes désertes. Alors le chasseur sauta dans le chemin et redescendit la colline. »

Rédaction, Monique

mercredi, 29 juin 2011

Le Père Abram conté par Florence Ferrari.

L’effervescence régnait au sein de l’association dès hier matin (samedi 25 juin)….

 

Nous attendions tous avec impatience la venue de Florence Ferrari, écrivain et conférencière qui nous avait fait l’honneur d’accepter de venir nous parler du père Abram, héros de son roman « Le passeur d’âmes ».

Après les présentations, à son arrivée à la salle des associations, nous avons fait plus ample connaissance au cours d’un excellent repas convivial au restaurant « ô remparts ».

Le sympathique propriétaire qui fêtait son premier mois d’activités nous a offert quelques unes de ses spécialités dont nous n’avons pu lui soutirer les secrets… Vous pourrez toujours essayer d’aller les découvrir, vous ne serez pas déçus… 

 

Vers 15 heures, entourée d‘une nombreuse assemblée très attentive, Florence a exposé la vie du père Abram, natif de Puisserguier. Ses recherches lui ont permis de nous présenter le parcours initiatique de ce formidable personnage.

 

Prêtre, directeur d’un orphelinat, engagé socialement au cœur d’un pays magnifique en proie à des bouleversements importants, cet homme avant-gardiste n’a pas hésité à troquer sa soutane pour la salopette et le chapeau de paille d’un ouvrier agricole.

Nous avons également appris avec quelle hargne, obstination et volonté, il a fait de quelques lopins de terre, une pépinière ayant pignon sur rue non seulement dans le pays, mais à l’export.

Il a su également se battre contre l’ordre établi afin d’imposer ses idées et conserver cette structure qu’il avait su mettre en valeur pour le bien des orphelins locaux ou venus de la métropole.

Père Abram.jpg 

Illustrations, collection Florence Ferrari

Il fut ensuite question du roman, avec la présentation des personnages secondaires : frère Clément, Lylianne, les orphelins, et la lecture de quelques pages du livre.

Florence s’est ensuite prêtée de bon cœur au jeu des questions réponses et à la dédicace des ses œuvres exposées à l’occasion.

 

Nous tenons à la remercier très sincèrement pour l’extrême intérêt de sa conférence, sa convivialité, son professionnalisme et sa simplicité.

C’est un vrai bonheur de côtoyer des personnes telles que Florence Ferrari, érudites, cultivées et lettrées qui savent se rendre accessibles et qui se font un réel plaisir de partager leurs connaissances et leur savoir, donnant ainsi envie de s’intéresser à leur art.

Nous avions eu la chance de partager également ses valeurs avec monsieur Jean Claude Séguéla.

Florence Ferrari 25 juin.jpg

 

Nous ne pouvons que vous conseiller de lire « le passeur d’âmes » qui met non seulement un de nos concitoyens à l’honneur, mais qui vous permettra de « sentir » les odeurs exotiques de l’Algérie, et de rentrer au cœur d’une belle histoire romanesque.

Vous trouverez ce livre à la bibliothèque municipale, ou auprès de l’auteur si vous désirez l’acheter en vous rendant sur son site http://www.florence-ferrari.com/ que nous vous conseillons de toute façon d’aller visiter.

 

Nous voulons également souhaiter un prompt rétablissement à Andrée Lautier qui devait être parmi nous, puisque la bibliothèque municipale était associée à cet évènement.

Un accident malencontreux nous a privé de sa présence. Nous l’avons beaucoup regretté, mais nous la rassurons, elle a été bien représentée par ses « collègues  bibliophiles », à savoir, Christiane Roure, et Janine & Jean Amiel, qui nous ont fait tous trois le plaisir de nous rendre visite au gré de leurs disponibilités.

Merci à eux.

La journée s’est terminée lors du départ de Florence vers 19 heures après l’apéritif traditionnel.

 

Nos prochains rendez-vous :

 

- Dimanche 3 juillet, ouverture de la vitrine à l'occasion du retour du vide grenier, organisé par le CLAP, sur la promenade.

- Vendredi 8 juillet, 3ème réunion de préparation des JEP à 18 h 30 à la salle des associations.

- Dimanche 24 juillet,  participation à la fête d’été.

 

Corinne

jeudi, 09 juin 2011

Baracots de vignes

Le printemps aidant sûrement, Faverole nous a proposé cette charmante fugue amoureuse.

 

"J'ai été prise d'une envie de pousser la porte de ces fabuleux "baracots" de vignes...

 

Trésors d'un autre temps...

 

mémoires de puisserguier

 

Il suffit de fermer les yeux pour se retrouver plongée dans l'ambiance d'une journée de vendange, d'un petit matin de printemps quand André arrive à la vigne pour greffer ou d'un instant furtif lorsque les jeunes gens de l'époque, amoureux transis parfois, dessinaient des cœurs percés d'une flèche.

Instants de vie... à Puisserguier ".

Faverole

 

mémoires de puisserguier

@ Bravo à Faverole pour son sens artistique !!! 

Il suffisait d'ouvrir la porte pour retrouver tous ses trésors, témoins d'un passé révolu. Seulement voilà il fallait y penser.

 Merci de l'avoir fait pour nous.

Monique

@ Je me joins à Monique pour féliciter et remercier Faverole pour cette excellente idée et pour ces si émouvantes et touchantes photos.

Corinne

En continuant de feuilleter l'album de Faverole, d'autres souvenirs s'offrent à nous :

 

mémoires de puisserguier


Sur le seuil d'entrée, probablement la date de construction, malheureusement, le "maître d'œuvre" n'a pas apposé sa signature.

Comme souvent, près de ces baracots, on trouve une citerne recueillant les eaux de pluie pour les sulfatages…

.... ou comme ici, un puits, qui malgré la sècheresse contient encore pas mal d'eau,

Mais voilà, au détour d'un chemin, la désagréable surprise. .

Des vandales étaient passés par là!!!

Dommage, on n'en fabrique plus!"


La dernière photo de Faverole, celle du baracot saccagé, me rappelle une chanson d'Anne Sylvestre à la fin des années 70, dont je vous livre quelques phrases :


"La maison, depuis ce crime, n'a plus d'âme ni de nom,
Mais elle n'est pas victime, c'est de sa faute, dit-on
Il paraît qu'elle a fait preuve d'un peu de coquetterie
avec sa toiture neuve et son jardin bien fleuri.
Quand on n’a pas de serrure, il faut avoir un gardien
C'est chercher les aventures que de fleurir son jardin."
A leù Barthàs"
 

lundi, 06 juin 2011

Du père Abram au passage Clémentine

Salle des associations, à 14 heures.

 Samedi 25 juin 2011, les membres de notre association « Les MémoiRes de Puisserguier », avec la participation de la Bibliothèque municipale, vous invitent à venir rencontrer Florence Ferrari.

http://www.florence-ferrari.com/

 mémoires de puisserguier

Ecrivain conférencière Florence Ferrari présentera ses livres dont « Le passeur d’âmes », roman inspiré de la vie du père Abram, natif de Puisserguier.

Le père Abram, né en 1812, missionnaire, s’installe en 1851 à Misserghin, en Algérie,  pour créer un orphelinat, une école d’horticulture et une pépinière. Avec le frère Clément, il invente la Clémentine (d’où le passage Clémentine à Puisserguier).

 

Dans une interview au quotidien Midi libre en 2005, nous pouvions lire :

ML : Le héros du livre, le père Abram, est un personnage réel vraiment hors du commun…

FF : Ce prêtre a accompli une œuvre considérable dans les domaines de l’éducation et da la santé. Il méritait bien que l’on en fasse un personnage de roman. C’est d’abord un homme d’église peu conformiste. Il doit se battre contre une hiérarchie qui juge ses méthodes trop libérales. Sa mission déborde largement le cadre religieux. Son apostolat est aussi un apostolat social car il est à la fois prêtre, médecin et chef d’entreprise.

 

Vous pouvez lire l’histoire du père Abram dans le cahier « Les personnalités du village » publié par l’association en septembre 2009.

 

A 15 heures, avec illustrations sur diaporama, Florence Ferrari vous parlera plus longuement de ce héros.

Elle répondra ensuite à toutes les questions que vous voudrez bien lui poser puis dédicacera très volontiers livres et photos.

 

Une bien belle journée en perspective.

 

L’entrée est gratuite, et la convivialité coutumière des MémoiRes assurée.

 

 

 

@ Bonjour
Je voudrais ajouter quelques précisions  à vos documents. Je suis la descendante de CAILLIER Félix, horticulteur ayant fait ses classes au Jardin du Luxembourg à Paris puis ayant été jardinier en chef des jardins de Villandry  et qui décida en 1850 de partir en Algérie. On lui octroya une terre à Misserghin  sur laquelle il planta des orangers achetés par lui au Jardin du Luxembourg et où il fonda une école d'horticulture. Il devint même le jardinier de la commune et planta dans les rues de nombreux orangers. En 1851 un procès l'opposa aux pères blancs ses voisins .Notre famille pense que c'est notre ancêtre qui "inventa" la clémentine.

Toute cette histoire est basée sur des documents officiels qui se trouvent aux archives d'Algérie. Je pense donc que vous devriez en tenir compte.

Avec mes salutations CAILLIER

@ Cher lecteur,
Je ne souhaite vous blesser en aucune façon et les arguments qui suivent sont le fruit d'une réflexion qui n'engage que moi. Je ne prétends nullement détenir la vérité;Félix Caillier né en 1809 et  décédé à Misserghin en 1859 aurait selon vous découvert la clémentine ... à quelle date?, une date forcément antérieure  à sa mort... or nous n'entendons parler de la clémentine qu'en 1892 de façon confidentielle (au sein de l'orphelinat) et officiellement en 19O2... Cinquante années séparent donc ces évènements! Le différent qui a opposé M. Caillier au père Abram ne peut donc être lié à la clémentine... D'autre part, le père Abram n'était pas un père blanc. Il appartenait à la congrégation de "Notre Dame de l'annonciation". L'orphelinat deviendra "congrégation du saint Esprit" à partir de 1892 à la mort du père Abram et ne sera géré que bien plus tard par les pères blancs (qui ne sont créés qu’en 1868). Florence ferrari

 

vendredi, 03 juin 2011

Portiragnes en visite,… et après midi de fête des Mères.

Ce vendredi 20 mai, la « vitrine des MémoiRes » nous a semblé bien étroite pour recevoir nos amis de Portiragnes.

Blogueur des premiers jours, grâce à leur blog : « Portiragnes passion »  http://portiragnespassion.over-blog.com/, créé en 2005, Francis Couradin et sa petite bande très dynamique et motivée, nous ont rendu une amicale visite.

 

mémoires de puisserguier

 

La discussion s’est déroulée à bâtons rompus, sur les animations et les publications de chacun. Conseils, propositions, projets se sont échangés dans une sympathique pagaille.

Ce groupe d’amis est en passe de créer une association, afin de mieux structurer leur travail.

A leur demande, nous leur avons expliqué bien volontiers,  l’historique et l’aboutissement des MémoiRes de Puisserguier.

 

Nous pensons qu’il est très instructif et profitable de partager et d’analyser avec des « confrères ». Cela est toujours positif pour tous.

Nous leur souhaitons donc  bon vent dans leur future aventure, et continuerons à suivre leur parcours déjà bien entamé…

 

mémoires de puisserguierCe dernier week end de fête des Mères puisserguiérain était bien chargé en festivités, et nous espérons que les locaux y ont trouvé leur compte…

 

Suite à une sympathique invitation du CLAP, nous nous sommes rendus, madame la secrétaire et moi, au vernissage de l’exposition de peinture.

Nous présentons nos excuses de n’avoir pu assister au discours de l’organisatrice, faute d’informations plus précises.

 

Dès le lendemain, samedi, nous avons accueilli les intrépides, mais non moins nombreux visiteurs, qui ont bravé une chaleur terrible qui invitait davantage à la sieste qu’aux sorties dans les rues du village….

Certains d’ailleurs n’ont pas manqué de nous faire la réflexion… Nous les remercions très sincèrement de leur courage.

 

Les outils de M. Saurat ont fait la part belle à cet après midi, durant laquelle anciens artisans, curieux et passionnés ont pu conforter et comparer leurs expériences et se livrer au jeu des questions-réponses.

M. Saurat, qui ne pouvait malheureusement pas être présent  aurait sans nul doute apprécié les commentaires de satisfaction des connaisseurs sur la qualité de ses outils.

 

mémoires de puisserguier

 

Quelques visites plus tard, nous avons procédé au tirage de la tombola,  et le n° 33 s’est vu attribué le puzzle de 100 pièces de la Marianne.

 

La fraîcheur retrouvée de la fin d’après midi nous a amené à un apéritif prolongé mais fort sympathique  bien au-delà de l’horaire prévu.

Corinne.

 

samedi, 14 mai 2011

Menuisier et Tonnelier d’autrefois… Leurs Outils.

Les membres de notre bureau des  « MémoiRes de Puisserguier » vous invitent à leur prochain après midi du samedi 28 mai, à partir de 14 heures à la salle des associations.

 

Cette journée, intitulée « Des outils de menuiser et tonnelier d’autrefois »  sera l’occasion de venir admirer une infime partie de la collection privée de M. René Saurat qui s’est très aimablement, et momentanément, séparé de ses trésors (l’un d’eux remontant à 1887) pour cette occasion unique.

 

outils d'autrefois.jpg

 

Parallèlement, comme lors de chaque après midi tous les albums photos seront disponibles pour remonter dans le temps des souvenirs de Puisserguier du siècle dernier.

 

En période de fête des Mères, un puzzle (100 pièces) de la Marianne fera l’objet d’une tombola (le tirage aura lieu en fin d’après midi).

 

Notre équipe pourra aussi revenir, pour ceux qui étaient absents à la réunion du  6 mai, sur les préparatifs des journées européennes du Patrimoine en répondant à toutes vos questions concernant cette manifestation des 17 et 18 septembre organisée à la Maison du Peuple.

(A noter que la seconde réunion de préparation se déroulera le vendredi 17 juin à 18 H 30).

mercredi, 27 avril 2011

Emulation !...

mémoires de puisserguierNous constatons avec plaisir que notre association qui, depuis août 2007, revalorise et met en avant le patrimoine local, a créé des émules, et nous en sommes ravis.

 

Aussi nous vous conseillons de prendre connaissance des blogs suivants qui ont bien compris toute l’importance de valorisation et de sauvegarde de cette richesse pour l’intérêt de tous !

 

Bravo !!!.

 

http://aresp.blogs.lindependant.com/

http://www.clap-puisserguier34.org/ 

 

 

jeudi, 14 avril 2011

Une semaine de belles rencontres...

La dernière semaine d'avril a été très riche pour notre association.

En effet, les 26 et 30 avril, deux après midi ont permis une fois encore de passer de bons instants autour des mémoires du village.

Prévue depuis un bon moment la présentation de notre association au Cep Biterrois, n’avait pas encore été possible, le calendrier des uns et des autres ne le permettant pas.

 

Ce mardi 26 avril, journée hebdomadaire de rencontre des adhérents du Cep, a donc permis à réussir à caler la date.

Une vingtaine de personnes était présente.

 

Cep Biterrois 26.04.2011.jpg

 

Nous avons présenté l’association, sa création, son historique, son fonctionnement, ses actions, et ses projets grâce à un diaporama suivi par une assemblée attentive.

Nous avons exposé nos parutions, et quelques classeurs de documents, notamment celui des photos de classes qui a toujours un vif succès.

 

Cep Biterrois2 26.04.2011.jpgNous avons eu d’agréables surprises, notamment le don d’un superbe cadre dans lequel se trouve surement la première photo de la Marianne, le texte gravé au dos du cadre précise :

 

« Expédié par la mairie de Puisserguier. Remis à mon domicile. 4 avril 1887.  Lissac Victor. Conseiller municipal

 

… et le prêt de photos anciennes pour scannage et présentation.

Nous remercions beaucoup Manette.

Merci également la Présidente de l’association qui nous a fait un généreux don pour encourager nos projets.

 

Cet après midi très agréable s’est terminée autour d’un goûter convivial.

 

Samedi 30 avril, "Et maintenant ?... La suite !" avec la projection d'un film sur un musée des commerces anciens et une exposition d'affiches de boutiques d'autrefois visaient à évoquer l'organisation des journées européennes du patrimoine, en septembre, et la constitution d'un dossier sur le projet de création d'un Centre de Ressources des MémoiRes.

 

mémoires de puisserguier

En vous donnant rendez-vous vendredi 6 mai à 18 H 30, pour la première réunion de préparation des journées du patrimoine (Salle des associations), nous réitérons nos remerciements à tous ceux qui par leur participation et leurs marques d'amitiés nous permettent de consolider la présence des MémoiRes de PUISSERGUIER auprès des Puisserguiérains.

mercredi, 13 avril 2011

Notre prochain Rendez-vous...

Après midi autour des Mémoires

Samedi 30 avril

A 14 heures

Salle des associations

Et maintenant ?

La Suite !...

 

C’est le slogan que nous avons choisi pour annoncer notre prochain après midi du samedi 30 avril, à partir de 14 heures à la salle des associations.

 

Début avril nous vous avons invité, à un dîner à la table de Roueïre, pour célébrer le troisième anniversaire de l’association créée le 9 avril 2008.

Quelques cinquante participants ont contribué à ce que cette occasion soit une fête conviviale et sympathique !

 

Et maintenant ? Cette soirée a montré une nouvelle fois la vitalité de notre association.

 

La suite !... Notre Présidente, Corinne, vous parlera des projets immédiats (organisation des journées européennes du patrimoine en septembre) et de ceux à plus longs termes (comme la création d’un Centre de Ressources des MémoiRes).

Pour étayer ses propos un film sur un musée des commerces anciens sera projeté et il sera accompagné d’une exposition d’affiches de boutiques d’autrefois.

 

Affiche 30 avril 2011.jpg

 

 

Ces projets devront permettre de consolider la présence des moiRes de PUISSERGUIER auprès des Puisserguiérains.

Encore une fois les membres du bureau ont pu apprécier toutes les marques d’amitié et, réitèrent très sincèrement leurs remerciements pour la confiance témoignée qui va leur permettre de persévérer, avec passion, dans ce travail de sauvegarde du patrimoine humain et de mémoire du village.

dimanche, 10 avril 2011

Marianne, le cahier : extraits.

Nous vous offrons ci-après quelques extraits des chapitres tirés de notre cahier : 

« Marianne, histoire d’un monument »

dans lequel sont présentés des copies de documents, photos, calque, trouvés aux archives du Conseil Général.

 

Les Mariannes en général

Origine du nom de "Marianne" donné à la République par Christian Laux et Paul Hormière

 « Marie-Anne était un prénom banal, répandu dans les classes populaires... Marie est la mère du Christ et Anne la mère de Marie ». …….

Son utilisation comme symbole de la République a été attribuée à une chanson révolutionnaire en occitan, la Garisou de Marianno (la Guérison de Marianne), composée par le cordonnier-poète Guillaume Lavabre de Puylaurens (Tarn). »……………

Les Mariannes de l'Hérault, tiré de l’étude effectuée par Andrée et Jean Piacère dans la revue du G.R.E.C. (Groupe de Recherches et d’Etudes du Clermontais) paru en juin 1995.

L’Hérault compte actuellement 52 de ces monuments en place publique : 35 en pied et 17 bustes. Avec l’Aude il est l’un des mieux achalandés en la matière ! La première commune de L’Hérault qui décide d’ériger une Marianne, est Marseillan, inaugurée le 1er novembre 1878, elle est considérée comme la plus ancienne de France

On distingue les statues en pierre et celles de « série ».

Le nombre de ces statues en pierre est de 3. Elles sont à : Marseillan, Montblanc et Pour les œuvres de série les auteurs recensent : 10 Mariannes « au flambeau », 8 « à la pique », 8 « à la Paix », 4 « aux Droits de l’Homme ». La Marianne de Puisserguier est de ce dernier style.

Ce type de Marianne, dite des Droits de l'Homme, se retrouve dans le département de l'Hérault, à Puisserguier, Gigean et Villeneuve-lez-Béziers…………………………

Les Mariannes "aux droits de l'homme"

Ce sont de grandes statues, assez massives, qui dégagent une impression d’assurance, de force et de puissance, dont l’Hérault possède 4 exemplaires : Puisserguier (1885), Pézenas (1887), Gigean (1893) et Villeneuve les Béziers (1900).

Fort originales, elles se dressent bien haut, de leur bras droit tendu au dessus de leur tête, un foudre jupitérien portant l’inscription ; « droits de l’Homme ». Leur bras gauche s’appuie sur un

faisceau de licteur d’où  dépasse une pique. Leur longue chevelure est coiffée du bonnet phrygien. Une tunique aux plis lourds retombant sur leurs pieds nus laisse voir un sein dénudé.

 

Ces œuvres sont dues au sculpteur Charles Capellaro, et proviennent de la fonderie Durenne, de Sommevoire (Hte Marne) sauf celle de Puisserguier qui provient des fonderies Gourp à Paris………..

 

 

mémoires de puisserguier

 

 

La Marianne de Puisserguier

 

Sculpteur : CAPELLARO Charles  (1826 à Paris -1899 à Paris)

Fondeur : Jules GOURP (12 mars 1857 à Laurens (34), 14 Avril 1917 à Chelles (Seine Maritime)).

 Conforme par ailleurs au modèle type, longue chevelure descendant le long du dos, bonnet phrygien , bras gauche appuyé sur le faisceau de licteur d’où émerge une pique, sa tunique découvre le sein droit, non pas dénudé, mais revêtu d’une cuirasse romaine, frappée d'un camée (tête représentant généralement une divinité).

Sur le côté droit du socle on lit « Gourp à Paris » et sur le côté gauche, le nom du sculpteur :

« C. Capellaro 1885 », ainsi que « M. Lepet fondeur ».

 Le socle en pierre porte sur la face avant les armoiries de la ville au-dessous desquelles, on lit :

République Française, la ville de Puisserguier 1885

Et sur chacune des trois autres faces, l’un des éléments de la devise républicaine : Liberté, Egalité, Fraternité » ;

Dans le conseil municipal républicain de l’époque, il y a les prudents : le Maire, qui ne veut pas engager le budget dans des dépenses « fantaisistes », alors que tant de projets utiles sont ajournés, et les audacieux, qui tiennent à leur statue et qui ne comprennent pas « que des hommes qui se disent républicains, marchandent quelques milliers de francs pour une dépense éminemment démocratique ».

Mr le Maire, fait observer que chacun a le droit d’entendre le républicanisme à sa manière et que, pour son compte personnel il ne croit déroger à ses principes et à ses idées en s’opposant à une dépense dont il ne reconnaît pas l’utilité ».

 

Le vote qui aura lieu au scrutin public donnera 14 voix pour le projet, 5 contre, et 2 qui n’ont pas pris part au vote.

……………………………..

 

Les archives du conseil général de l’Hérault

 Le monument « statue de la République » se décompose en 3 éléments : la statue (Capellaro, Gourp), le piédestal (entrepreneur de Pézenas, cité dans une lettre du 3/08/1885) et le « trottoir » (gravats provenant d’un grand puits communal en  démolition, travaux effectués par Dunom)

 Le coût total du monument s’élève à : 8770,10 francs soit environ 24 000 €,

4 000,00 francs pour le sculpteur soit environ 10 900 €

2 500,00 francs pour le fondeur soit environ 6 800 €

2 270,10 francs pour le piédestal, le socle et la grille (Saulières, Dunom) soit environ 6 190 €

 Le devis estimatif des travaux, pour la construction d’un piédestal entouré d’une grille destiné à supporter la statue de la république, a été établi le 7 mars 1885 et se décompose comme suit :

 

Déblai pour la fondation, y compris l’enlèvement hors la ville 2m50 x 2m50 x 0,70 : 4,37 X 0.70 = 6 f 55

Maçonnerie ordinaire pour fondations avec chaux du Teil et sable de rivière 2m50 x 2m50 x 0,70 : 4,37 X 15 f 00 = 65 f 55

Pierres de taille de Beaucaire portant moulure….y compris fournitures, taillée pour….base du piédestal 2.50 x 2.50 x… .Socle 1.40 x1.40 x 2.25 = 4.41 : 12,98 X 100.00= 1 298 f 00

Grille en fer forgé d’une hauteur totale de 1 m 50 y compris fournitures pour main d’œuvre pesant 900 K : 900 X 1.00 = 900 f 00

Montant total des travaux = 2 270 f 10

Le Préfet semble réticent sur certains points, et le souligne en ses termes dans sa lettre du 3 août 1885 : :  ……..Le prix de 6500 francs pour la statue (en fonte) parait bien élevé, le devis ne dit pas si c’est une œuvre originale faite spécialement pour la commune de Puisserguier.

Il y a une grande différence entre le prix et celui qui est demandé pour la statue de Bessan qui a cependant 2 m 80 de hauteur et qui ne coûte que 2 000 francs rendue sur place…………………………

La lettre écrite par le maire, L Bonnet en réponse au Préfet donne des indications et arguments complémentaires. Il précise que le sculpteur a facturé son œuvre 4 000,00 francs et le fondeur 2 500,00 francs, ce qui donne un coût total de la statue de 6 500,00 francs. Nous apprenons également que le trottoir du piédestal (l’assise de base supportant le piédestal et la statue) a été élaboré avec des matériaux provenant de la démolition d’un ancien puits communal.

 Extrait de la lettre 

Pour vous prouver le soin qu’apporte Mr Capellaro à notre projet, je vous donne ci-dessous copie de la lettre qu’il écrivait à Mr Gourp, fabricant de bronze au début de cette affaire :

« Les conditions de prix que je vous ai faites (4 000 f) en acceptant de me charger de l’exécution d’un modèle de statue de la République, ce pour la ville de Puisserguier, sont évidemment exceptionnelles ; toutefois, comme j’attacherai à cette œuvre toute l’importance qu’elle comporte au point de vue artistique, je me réserve d’en surveiller la fonte que je n’accepterai que conforme à mon modèle original. Il n’en sera fondu qu’une à cette taille ».

Nous pouvons donc affirmer que nous aurons une œuvre originale et artistique. Le prix de 6 500 francs n’est pas élevé, il ne nous aurait pas été possible d’attendre un prix inférieur. Nous avions demandé des prix à divers artistes, et tous demandaient au moins 7 000 francs. Il reste défalcation faite des 4 000 francs pour l’artiste, des 2 500 francs pour fondre la statue sur plâtre, or la fonte sur plâtre revient 4 fois plus chères par la difficulté, la délicatesse que comporte le moulage…………………………………..

 La statue a été réceptionné le 1er janvier 1886 comme l’atteste le PV de réception ci-après,  établi à cette date et signé par Le maire : J Bonnet, Monsieur Gourp, les membres du conseil municipal : Petit Joseph et Bernard Célestin, et vu et approuvé pour le Préfet, le 6 janvier 1886, par le conseiller de préfecture

 Procès verbal de réception « Le premier janvier 1886, nous soussignés, Petit Joseph et Bernard Célestin, membres du conseil municipal, nous sommes rendus sur la promenade publique à l’effet de vérifier si la statue de la république avait été faite conformément aux clauses et conditions du traité.

Nous avons reconnu que la statue est en bon état et n’y avons aperçu aucun vice de conception.

En conséquence nous sommes d’avis qu’il y a lieu de recevoir définitivement ce travail.

Cette réception a eu lieu en présence de M. le Maire et de M. Gourp, fondeur.

Fait à Puisserguier, le premier janvier mille huit cent quatre vingt six

Le maire : J Bonnet

Monsieur Gourp

Les membres du conseil municipal : Petit Joseph et Bernard Célestin

Vu et approuvé pour le Préfet, le 1janvier 1886, le conseiller de préfecture »

Une facture datée du 19 janvier 1886 établie par monsieur Armingaud François détaille les frais d’inauguration de la Marianne

« Doit la mairie de Puisserguier à monsieur Armingaud François la somme de cinq cent cinquante francs dont le détail suit :

Fête de l’inauguration de la statue de la république

Location de drapeaux, oriflammes, écussons et boites d’artifices cent cinquante francs, ci : 150

Ornementations de la mairie cinquante francs, ci :50

Frais de décoration des places et avenues de la ville deux cent francs, ci : 200

Frais du camionnage du matériel de la décoration et de l’ornementation cinquante francs, ci : 50

Total cinq cent cinquante francs, ci 550

Certifié exact et véritable le présent décompte s’élevant à la somme de cinq cent cinquante francs

Vu et réglé le mémoire ci-dessus se montant à la somme de cinq cent cinquante francs

Le maire : Bonnet

Vu et approuvé. Montpellier le 19 janvier 1886

Pour le Préfet, Le conseiller de préfecture délégué »

Les frais de l’inauguration, dont nous n’avons pu trouver la date précise, s’élève à 700,00 francs soit environ 2 000 €.

 

 

mémoires de puisserguier

 

 

Toilettage de l’été 2010 : Déroulement de la rénovation.

 

Sablage statue pour décaper les couches de peintures vertes successives.

Vernissage pour conserver la couleur naturelle de la fonte.

Mise au jour des inscriptions du sculpteur et des fondeurs.

Dépose des plaques usées par le temps et taillage des nouvelles excavations qui recevront les nouveaux blocs sculptés ou gravé s (Liberté, égalité, Fraternité...) Les pierres et les plaques ont été travaillées pendant de longues heures dans les ateliers municipaux avant d’être acheminées pour l’assemblage.

démolition du banc de pierre avant reconstitution avec emblème de la vigne...

Sculpture du pélican Le Pélican sur le socle de la Marianne était beaucoup trop dégradé. Aucune photo qui aurait permis un agrandissement n’a été retrouvée. Il a fallu s’inspirer de la seule sculpture dont la fidélité était restée intacte. C’est donc le Pélican ornant le fronton de la maison du peuple qui a servi de modèle.

 La Cuirasse : comme nous l’indiquons en début d’ouvrage, la Marianne de Puisserguier (première de la série des 4 statues de l’Hérault) est unique par le fait que sous sa robe, elle est vêtue d’une cuirasse (comme celles que portaient les Romains ou les Grecs de l’antiquité) sur laquelle à la hauteur de la poitrine se trouve un camée qui semble être la représentation d’un soleil divin

Il est apparu, au cours des travaux, que les différentes légendes n’ont pas été confirmées, ni par la découverte d’un trésor, ni par celles de bouteilles de vins qui auraient été enterrées lors de la construction du socle.

Dorénavant la légende est devenue réalité.

En effet avant de couler le béton de l’assise du banc, Annie Martin (adjointe au Maire) et José Munoz ont déposé une bouteille (vide) de vin rouge « Grillière » pour la prospérité, dans laquelle se trouve un parchemin comportant le nom du personnel technique, du conseil municipal et celui du sculpteur

 

 

mémoires de puisserguier

 

  

Sources 

Christian Laux, et Paul Hormière.

Andrée et Jean Piacère

Michel Gourp, Jacques Cros

Mairie Puisserguier

Mémoires de Puisserguier :

Archives Conseil Général de l’Hérault

 

Crédit photos

 Internet, Jean Noël Badénas, Antoine Comes, Annie Martin, Mora Monique, Serge.