Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog


dimanche, 21 avril 2013

Le Tomata

Le Tomata 

 

Puisque la saison des tomates bat son plein, j’ai décidé de vous parler du tomata.

  

Le tomata, mais qu’est-ce "encore" ?

Une très vieille recette que nos grand-mères se transmettaient de mère en fille, dans l’Hérault et même  dans l’Aude.

 

A l’époque pratiquement tout le monde avait un jardin, et lorsque arrivait le milieu de l’été et que les tomates étaient à pleine maturité, alors débutait la fabrication du tomata,

 

Le plus souvent dans un pot en grès, qui servait le reste du temps à conserver le confit, on mettait les tomates trop mûres assaisonnées de sel pour leur conservation.

De temps en temps on procédait à l’égouttage de l’eau qui se produisait et lorsque le pot était rempli, on versait le tout dans un grand torchon qu’on nouait en baluchon suspendu à un manche à balai qui reposait sur deux chaises. Les tomates s’égouttaient ainsi dans une bassine pendant un jour ou deux.

C’est alors que dans toutes les maisons on baignait dans l’odeur un peu fadasse de la tomate mûre et le cliquetis des gouttelettes qui tombaient dans les bassines en zinc.

 

A l’issue de cet égouttage la purée de tomate, ainsi obtenue, était malaxée avec du sel, mais je ne me hasarderais pas à vous donner les proportions exactes de peur de vous induire en erreur.

Le tomata était ensuite stocké dans des pots en verre, genre pots à confiture, et pour qu’il se conserve plus facilement, en l’absence de réfrigérateur, une mince couche d’huile d’arachide était versée sur le dessus, afin d’éviter la moisissure qui n’aurait pas manqué de se produire au contact de l’air.

 

mémoires de puisserguier

 

Nos grand-mères, qui n’étaient pas très fortunées, avait ainsi inventé ce que nous appellerons l’ancêtre du concentré de tomate, qui leur servait tout au long de l’année, lors de la fabrication de leurs ragoûts.

 

Les très rares personnes qui ne possédaient pas de jardin, pouvaient acheter leur tomata tout fait, auprès des maraîchers du village, qui à l’époque étaient forts nombreux. Moyennant un travail supplémentaire, les tomates qu’ils ne pouvaient pas vendre leur apportaient ainsi un complément de recette fort apprécié, les temps étant durs pour tout le monde.

 

Narration/rédaction : Monique

 

lundi, 15 avril 2013

5 ans ! Un vrai bonheur.

 Samedi soir, l’association a fêté ses 5 ans !

 

Encore une fois, ce fut un vrai bonheur de retrouver adhérents et sympathisants autour d’un repas festif et de très bonne qualité à la Table de Roueïre.

 

Le traditionnel apéro « marquisette » toujours très apprécié a inauguré les agapes.

Nous remercions Laurent pour la qualité et l’originalité de ses plats et la finesse de son dessert gourmand, Mélanie et Alexis pour leur service très chaleureux.

 

Nous tenons à remercier tout particulièrement la délégation des « Ch’tis et amis d’Ayalou » très largement et très sympathiquement représentée.

Merci également celles et ceux qui n’ont pas hésité à se déplacer spécialement des communes alentours.

Et merci à tous de nous avoir donné la possibilité de mieux nous connaître et de resserrer des liens amicaux et affectifs qui sont le « carburant » indispensable à notre association.

 

mémoires de puisserguier

 

 

Un grand merci également à notre ami Ernest, pour nous avoir accompagné tout au long de ce repas par ces évocations philosophiques personnelles, malgré la disparition douloureuse de son épouse Fernande, qui pour l’occasion était, heureusement, descendue de son paradis…..

 

mémoires de puisserguier

 

Nous les remercions très, très sincèrement de nous avoir permis d’assister à un mini spectacle drôle et très sympathique, et d’avoir ainsi permis de créer une atmosphère très conviviale.

 

« On se dit rendez-vous dans 1 an ».

Le lendemain, dimanche, se joignant à la fête des fleurs et jardins, organisée par l’A.L.P, nous avons ouvert le Centre de Ressources qui a accueilli plus de quarante visiteurs avides de se replonger dans la vie d’autrefois.

Corinne et le bureau

vendredi, 15 février 2013

Bûgnes lyonnaises à la Vitrine !!!

Vendredi 15 à la vitrine, sur le marché,...

puis samedi 16 février (salle des associations) à l’issue de l’Assemblée Générale, les « Gones » de l’association vous proposent les bugnes lyonnaises.

Bûgnes.jpg

 

Vente au profit des travaux du Centre de Ressources.

 

@ Dommage que je sois si loin !

Je les dévore des yeux.

Bon succès pour l'AG et la vente des bugnes lyonnaises.

Amitiés à toute l'équipe des mémoires.

Sylvie

 

mercredi, 22 août 2012

TROBAS DEL MEOU PAÏS est paru !

Les MémoiRes de Puisserguier ont eu une nouvelle fois le plaisir d'accueillir  samedi 23 juin, un large éventail d’adhérents et de sympathisants pour la sortie du cahier de poèmes (en patois) d’Edmond Garrigues  « TROBAS DEL MEOU PAÏS ».

 

Nous avons été très déçus le matin par l’annonce de dernière minute de la petite fille de monsieur Garrigues qui clôturait les désistements de Jacques, et Gabriel Garrigues, pour des raisons personnelles.

Mais ce triste concours de circonstance ne nous a pas empêchés de mettre à l’honneur leur ancêtre Edmond, au milieu de nombreux visiteurs qui l’avaient connu ou qui connaissaient sa famille.

Notamment cette jeune Puisserguiéraine, qui, partie faire ses études à Valence, et qui s’y est mariée, a rencontré par hasard, Jacques Garrigues avec lequel des liens se sont tissés autour de leur village commun.

 

Chacun a pu évoquer ses rencontres, ses contacts, ses souvenirs avec Edmond Garrigues  que ceux qui l’ont connu se sont accordés à décrire très discret, distingué, à l’écoute et proche de ses administrés.

Sur les murs quelques photos le représentaient lors d’une fête d’été à Puisserguier, ce village qu’il aimait tant, ou bien lors d’un congrès des maires, ou encore à son domicile avec son épouse.

Beaucoup de visiteurs ont été étonné d’apprendre qu’il était né à Puisserguier, et qu’il avait écrit de si jolis poèmes.

 

mémoires de puisserguier

 On pouvait lire sur une affiche les derniers mots écrits sur son cahier, où il précisait avec beaucoup d’humour, mais néanmoins autorité :

 

Aï escrich coumo sabi é sé sos pas countènt,

Té diraï coumo l'aoutré :

« As qu'a prendré uno plumo, ensajo d'én faïre autént ».

 

« J’ai écrit comme je sais et si tu n’es pas content,

 Je te dirai comme l’autre :

« Tu n’as qu’à prendre une plume et essayer d’en faire autant. »

 

Un ancien maire, ou plutôt une « ancienne maire », Francine Sénégas, et le maire actuel, Jean Noël Badenas ont tenu à rendre hommage à leur illustre « prédécesseur » par leur présence.

 

mémoires de puisserguier

 

Pour clôturer la journée, les visiteurs ont été conviés à un apéritif dînatoire (préparé avec dextérité et gentillesse par notre ami J.C, malgré la fatigue d’une précédente soirée bien remplie…) offert et servi dans le jardin, sur lequel s’ouvre la vitrine de la future « épicerie » du centre de ressources actuellement en chantier.