samedi, 05 juillet 2008
Le Café de la Grille
Pour les gens de ma génération et même pour ceux de la génération précédente, le café de la Grille a toujours été synonyme de dancing.
Il appartenait, à l’époque, à Monsieur et Madame ILHES, grands-parents d’ Andrée Latorre-Roudier.
Le café avait deux entrées.
La salle de café, proprement dite, était située à l’emplacement du salon d’esthétique actuel. Le bar était dans le fond à gauche.
Collection M. Nadal café de la grille, blog.jpg
Lorsqu’on s’y rendait pour aller danser, ce qui était la plupart du temps le cas, on n’avait pas besoin de passer par la salle de café. On rentrait directement par la porte actuelle du Bar des Amis, porte qui s’ouvrait sur une grande salle garnie de tables et de chaises, c’est là que prenaient place les mères qui venaient « garder » leurs filles ou bien les personnes qui venaient voir les danseurs.
Photos serge bar des amis.jpg
Dans le fond une barrière en bois séparait la salle de la piste de danse dont le sol en ciment était poli par le frottement de milliers de semelles de danseurs.
Cette piste occupait tout le fond du café et faisait communiquer les deux salles. Dans le coin droit, un peu en hauteur, un renfoncement servait de scène qui accueillait l’orchestre, lorsqu’il y en avait un, pour une occasion exceptionnelle, telle que fête du village, mariage etc.
Les dimanches ordinaires, on dansait en fin d’après-midi et le soir après la sortie de la séance de cinéma, au son d’un tourne-disque qui était alimenté par le patron et même à une époque par un certain Ninelle, qui faisait office de disc-jockey.
C’étaient, bien évidemment, toujours les mêmes disques qui passaient et repassaient : Chiquito, Cerisiers roses et pommiers blancs, Rossignol des mes Amours, Maître Pierre, Etoile des Neiges, Le Dénicheur, La Java Bleue, Le plus beau de tous les tangos du monde. Riquita. La Paloma. Besame Mucho, enfin tout le répertoire de l’époque.
Je pense que de nombreux Puisserguiérains ont des souvenirs bien précis se rapportant à cet endroit.
Combien d’idylles se sont-elles nouées dans ces murs ?
Après Monsieur Ilhes plusieurs propriétaires se succédèrent et le dancing dura pendant encore longtemps.
Je ne saurai vous dire quand s’arrêta cette vénérable institution.
Je fais appel à la mémoire de nos lecteurs pour venir nous en parler et même nous raconter certaines anecdotes (*NDLR, ci-dessous, devenu café des sports) qu’ils ont sur ce lieu mythique de la jeunesse puisserguiéraine.
Collection Simone Cauquil café des sports.jpg
Narration/rédaction : Monique.
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vendredi, 04 juillet 2008
Le café de la pédale
Ci-dessous La promenade avec un café qui se situait à l'emplacement de l’actuelle banque, juste en face de l’ancienne pharmacie.
café de la pédale.jpg
Collection Jo Pagan, photos Serge
Célestin raconte :
« C’était connu sous le nom du café de la pédale. C’était un café hôtel restaurant qu’on appelait la pédale…
La jeunesse l’appelait ainsi parce que c’était le rassemblement des jeunes qui venaient parler sport.
En quelle année ?... Ecoute je suis né en 15, je devais avoir 14 ou 15 ans !
1929, 1930 ?
Il y a fort longtemps que c’est fermé.
Mobilisé, je suis parti en 1936, le café existait encore.
Ah, son nom c’était « l’hôtel restaurant Puech »
Et l’ami Célestin de poursuivre sur la pharmacie, mais c’est pour la prochaine note.
Narration Célestin/rédaction Serge
L'hôtel restaurant Puech était connu par tous les voyageurs de commerce qui s'y donnaient rendez-vous pour de bons repas. Je ne connais pas, non plus, l'année de cessation d'activité.
Le restaurant fut vendu ensuite, à Monsieur et Madame Guyot, mais sa notoriété se réduisit comme une peau de chagrin jusqu'à devenir une gargotte avec les différents propriétaires qui s'y succédèrent.
Monique
Je reviens sur le café de la pédale. J'en avais surtout entendu parler par mon père, qui était un ami du fils de Léa Puech. Le fils tenait le café et la mère faisait la cuisine.Je pense que Mme Puech était veuve.
Lorsqu'elle vendit son fond de commerce, comme elle était excellente cuisinière, pendant quelques temps elle loua ses services, pour des noces et repas de famille : baptême, communion etc. Elle habitait, à cette époque là, à "l'affenage", situé sur la place de l'église, entre l'ancien bureau de tabac et la charcuterie Pujol.
L'affenage était une sorte de relais de poste et aussi l'endroit où les marchands ambulants, qui venaient vendre sur la place du marché, amenaient leurs chevaux pour qu'ils s'y reposent et s'y restaurent.
Monique.
J'ai une photo du café de la pédale où les jeunes de l'époque sont assis en terrasse, dont mon grand-père Louis Frayssinet. La photo doit dater de 1927/28.
Je tiens à vous féliciter pour ce site. Moi qui venait passer mes vacances d'été à Puisserguier entre le bureau de tabac et le château, ça fait chaud au coeur. Cordialement
Eric
Collection Eric F. Photo Eric, café de la pédale 1928.jpg
Sur cette photo vous devriez reconnaître de gauche à droite : Mrs Louis Frayssinet, Taixe "dit Chouchou", Falcou, Vernet et Barthez.
Pour les autres, nous l'espérons, vos mémoires vont nous aider à compléter la liste des patronymes.
Eric ne se doute pas à quel point lui aussi nous fait chaud au coeur. S'il en était besoin, des témoignages comme le sien nous montrent combien nous avions raison de nous lancer dans cette belle aventure : faire revivre le Puisserguier d'autrefois.Par son intermédiaire, sa maman pourrait peut-être nous raconter son enfance au château ? Ce serait vraiment sympa.
Monique
Bonjour à vous. Combien vous avez raison Monique.Je viens pour hélas poser une question .
Si j'ai bien compris l'hôtel restaurant Puech était sur la promenade. Mon amie Hélène m'a parlé d'une "pension" qui accueillait les saisonniers. Ce lieu se trouvait sur la placette derrière l'autre sortie du café des Arts.
Pouvez vous nous en dire plus? Merci d'avance.
Maryse
Je vais tâcher de répondre à Maryse. Avant de le faire j'ai pris des renseignements, car je n'avais jamais entendu parler de l'endroit qu'elle évoque.Il est exact que sur la placette, qu'on appelait autrefois le plan de l'hôpital, la grand-mère de Robert, Monique et Carmen Coll : Carmen Boujassy, tenait un genre de pension de famille. Elle logeait et nourrissait, pour la plupart des émigrés espagnols qui venaient en France pour chercher du travail, et qui trouvaient là un lieu d'accueil dans une ambiance familiale.
Tout en rendant service, elle avait trouvé là, le moyen d'améliorer son quotidien.
Monique.
Un peu tard je reviens sur la photo prise à la terrasse du Café de la Pédale. J'ai appris récemment que l'élégante dame chapeautée était Gilberte Camillière, soeur de Martha la sage femme que j'ai évoquée dans le blog.Gilberte était une excellente pianiste qui, à l'époque, avait fait de la musique de bal avec mon papa. C'était elle, également, qui agrémentait en jouant du piano, les séances de cinéma muet qui étaient données dans une petite salle derrière le café de la Bourse.
Monique
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mercredi, 02 juillet 2008
L’incendie du Grand Café Glacier
En haut de la Promenade, à l’emplacement de l’atelier de menuiserie de Monsieur Bousquet, se trouvait, à l’époque, un café qu’on appelait le Grand Café Glacier.
Collection Georgette Andral Grand café glacier.jpg
Une nuit glaciale de l’hiver 46, le café s’embrasa comme une allumette sous l’effet d’un court circuit. Le feu avait trouvé un combustible de choix puisque tout l’intérieur était revêtu de boiseries et que la façade elle-même était également en bois, sans compter toute la réserve de bouteilles et de bonbonnes d’alcool qu’on entendait exploser.
Mes parents, alertés par le crépitement des flammes, se mirent à la fenêtre. De chez nous on pouvait voir la lueur des flammes qui se reflétaient sur la façade de la maison Richard.
Arrivés les premiers sur les lieux, mon père et quelques autres personnes, se rendirent dans la rue Mirabeau, dans laquelle donnait l’arrière du café, pour tenter de dégager les propriétaires qui ne pouvaient sortir.
Photos Serge
A l’époque point de pompiers. La commune possédait une modeste pompe à main dont il fallait remplir le récipient avec de l’eau qu’on prenait à la fontaine toute proche en faisant la chaîne avec des seaux en toile.
Documents internet
Il s’avéra rapidement que les efforts dérisoires déployés étaient inutiles. D’autre part, le froid était tellement intense, que l’eau qui tombait sur les vêtements se gelait de suite.
On ne pouvait plus rien faire pour l’immeuble. Les personnes étaient sauvées c’était le principal.
Dans les jours qui suivirent, la solidarité puisserguiéraine dût s’exercer pour offrir un gîte et un couvert aux propriétaires en difficulté.
Je ne me rappelle plus très bien, ce qui se passa par la suite, à l’époque je n’avais que 14 ans.
Ce que je sais, c’est que plus tard, ces mêmes personnes achetèrent le Café de la Bourse qui appartenait alors à la famille Phalippou, les parents de Marie-Rose Gineste.
Narration/rédaction Monique.
Bonjour,Je suis la fille de Lucien Fernandez qui a pris la gérance du Café de la Bourse de 1950 à 1956, où j'ai passé les premières années de ma vie, qui restent à jamais gravées dans mon coeur,
Je suis arrivée par hasard sur ce site, et plein de souvenirs me sont revenus : le camion de Sénégas le "marchand d'huile", les pélerinage à ST Christophe, etc..
et l'évocation de la Famille Phalippou (Louis et Anita) qui sont aussi dans mon coeur.
Merci pour tout.
Sylvette
Bonjour Sylvette,Très heureuse que ce blog vous permette de remonter dans le temps et merci pour votre commentaire.
Peut-être pourriez vous nous raconter des anecdotes vécues dans le café de la Bourse tenu par vos parents !
On a tous envie de partager et de faire partager nos souvenirs, c'est le but de tous ceux qui ont "porté" ce projet.
A bientôt j'espère.
Corinne
Je ne sais si vous êtes comme moi, mais je trouve tout simplement fabuleux, que par la magie d'un blog, des gens que l'on avait tout simplement oubliés, se manifestent pour dire que, malgré les années, Puisserguier est resté dans leur coeur et que c'est là qu'ils ont vécu des années inoubliables.Merci Madame, d'avoir rafraîchi ma mémoire.
Depuis que j'ai raconté l'histoire de l'incendie du café Glacier, je cherchais, en vain, le nom de vos parents.
Il me plaît de me rappeler que c'est Madame Fernandez, qui était une excellente cuisinière, qui a fait notre repas de mariage en 1954, dans une salle derrière le café de la Bourse.
Si vous avez d'autres anecdotes, n'hésitez pas à nous les rapporter pour faire avancer ces chroniques qui nous tiennent tant à coeur.
Monique.
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mardi, 01 juillet 2008
Le Café des Arts
Le temps s'est longuement étiré entre ces deux époques !
Avant hier
Collection Georgette Andral col. Georgette café des arts.JPG
le Café des Arts, aujourd'hui.
Photos Serge
Enfant, c’est avec mes parents que j’ai commencé à «fréquenter» le café des arts, les jours de fête locale ou l’été sur la terrasse, devant une grenadine.
A l’adolescence, j’ai continué avec quelques amis et aujourd’hui encore…. Le bar se trouvait tout à fait au fond , en face lorsqu’on rentrait côté promenade. Il y avait déjà cette petite porte « dérobée » qui donnait sur la placette et qui nous arrangeait bien certains soirs !! Marie–Louise Soulagne y rangeait dans une caisse en bois, les siphons d’eau de selz, en attente de remplissage.
Sur la gauche du bar, dans le renfoncement, un grand billard français, sur lequel j’ai fait mes premières armes. Le samedi et dimanche soir on jouait à « la poule », jeu de billard avec des petites quilles et mises d’argent, qui quelques fois rapportait gros.
C’était Louis Cabanes qui, souvent, menait le jeu.
Le soir à l’heure de l’apéro et surtout les week-end, Lucien Barthés servait derrière le comptoir.
Après le départ de Marie-Louise et Jacques Soulagne, venant de Martigues, Antoinette et Marcel Arnoux se sont installés. Lucien a continué, aidé dans sa tâche par Claudie Rivière et Jean Péréa.
Collection Manu Collection Manu, Café des Arts.JPG
C’est Claudette Pagès de Capestang qui a remplacé Claudie. Et elle est devenue Puisserguieraine en épousant Jacky Aznar. Antoinette qui aimait bien les jeunes, avait fait installer un « juke-box » avec les titres du moment. Devenue veuve, elle a continué quelques années, avec Camille Soum, son compagnon. Pour une courte période, il y eut un certain Jean-Pierre Lemaire, puis Zaza et enfin Christophe Pagan..
Narration/rédaction : Manu
Pour ma part, bien que n'étant pas de la première jeunesse, je n'ai jamais connu le café des Arts, tel qu'on le voit sur la première photo.En revanche, sans risque de me tromper beaucoup, je pense pouvoir dire que le monsieur qui se trouve au premièr plan, à l'extrême gauche est mon grand-père paternel.
Je sais enfin, après les explications de Manu, ce que veut dire jouer à la poule. J'entendais souvent revenir ce terme dans la bouche de ce même grand-père, sans savoir vraiment ce que cela recoupait.
Monique
09:10 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Notre village, Famille, Actualités
lundi, 30 juin 2008
La Bourse
Parmi mes premiers contacts avec Puisserguier, ce sont ceux qui eurent lieu au Café de la Bourse, à partir de 1990, où j'eus le plaisir de prendre plusieurs fois mes repas.
C'était à l'occasion des mes passages dans le village alors que j'étais encore en activités professionnelles.
Photos Office du Tourisme/Serge
la_bourse1.jpg
Mais je suppose que cet illustre établissement, aujourd'hui devenu banque, a connu bien d'autres belles histoires.
Photos Serge Gonzalès/Office du Tourisme
la_bourse2.jpg
Vite, à vos plumes pour nous livrer vos souvenirs.
Narration/Rédaction Serge
Collection Jean Noël Badénas
Je suggère à Serge d'aller voir Marie-Rose Gineste. Elle est la fille des Phalippou, anciens propriétaires du Café de la Bourse, devenu hôtel-restaurant quand ils en devinrent propriétaires avec son mari Roger.Marie-Rose est au courant du travail de recherche que nous faisons pour le blog. Elle ne refusera pas, j'en suis certaine, de livrer ses souvenirs et ils doivent être nombreux.
Monique
15:40 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Notre village, Famille, Actualités
dimanche, 29 juin 2008
Café Fontes
Plusieurs années séparent très certainement les photos présentées sur les documents qui suivent.
Collection Office du Tourisme, Nicole Garin
Café Fontes, puis Café du Marché, peut-on imaginer tout ce qui a pu se raconter autour d'un verre ?
Nous comptons sur vous pour nous le dire.
Collection Nicole Garin
Le même endroit de nos jours !
Photo Serge
Quelle surprise en ouvrant le blog ce matin.Même moi, vieille puisserguiéraine, je ne savais pas que le café de la place s'était appelé Café Fontes.
Je l'ai toujours entendu appelé le Trastet !
Le Trastet devait certes avoir une clientèle d'habitués, mais il était aussi le rendez-vous des marchands ambulants qui vendaient leur marchandise sur la place du marché.
Roger et Marie-Rose Gineste en sont restés longtemps propriétaires, par la suite je pense qu'il a été tenu par un certain Ramondenc.
Pour finir je crois que la maison abritait un atelier de plomberie, mais cela demande vérification.
Monique.
J'ai toujours entendu dire qu'il y avait eu un café à cet emplacement, mais je ne l'ai jamais vu en activité. Par contre je me souviens très bien de l'atelier de plomberie de monsieur PLIHON.
Madame et monsieur PLIHON ont vécu au dessus de l'atelier durant de très nombreuses années avec leurs 2 enfants (un garçon et une fille dont je ne me rappelle plus les prénoms).
Jo Pagan a été longtemps ouvrier à la plomberie.
Monsieur PLIHON est décédé très jeune accidentellement, (par noyade au cours d'une partie de pêche à la rivière) et son épouse a subi un sort tout aussi tragique, peu de temps après, suite à un accident domestique. Depuis leur décès, le bâtiment est fermé.
Ces personnes étaient très sympathiques et animaient de part leur bonne humeur, leur gentillesse et leur spontanéité la vie plutôt agréable du "quartier" de la place au moment où j'y habitais.
Corinne
13:35 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Notre village, Famille, Actualités
samedi, 28 juin 2008
Allez viens … On s'enlève !!!
Jusque dans les années 50, existait à Puisserguier, et certainement dans les villages environnants, une coutume qui consistait à « s’enlever ».
Je m’explique : lorsque deux jeunes se « fréquentaient » et voulaient se marier, il arrivait quelquefois que la famille de l’un ou de l’autre mettait un empêchement pour une raison ou pour une autre. Si les enfants étaient dociles, ils se rangeaient, la mort dans l’âme, aux raisons invoquées. S’ils estimaient que leur amour était plus fort que tout, et à plus forte raison s’ils avaient fait « Pâques avant les Rameaux, » ou si vous préférez, ils « avaient mis la charrue avant les bœufs », et bien tout simplement, ils s’enlevaient, comme on disait au village.
Un beau soir, ils partaient pour une destination connue d’eux seuls, après avoir mandaté deux témoins, qui le lendemain avaient la charge de venir avertir les familles respectives.
Vu les moyens de locomotion de l’époque, ils ne devaient pas partir bien loin. J’en connais qui sont partis à deux sur la même bicyclette.
Deux à trois jours après cette odyssée, nos deux jeunes tourtereaux revenaient, bon gré, mal gré, il ne restait plus qu’à les marier, puisque la fille était déshonorée au vu et au su de tout le monde. Mais adieu la noce en grande pompe, et la robe blanche, tout se faisait en catimini.
Encore heureux quand le curé acceptait de les marier, certainement après avoir passé un bon sermon aux deux protagonistes.
Illustrations internet
N’attendez pas de moi que je vous fasse une liste de tous les gens que j’ai connu et qui se sont enlevés, tel n’est pas le but de cette rubrique qui est simplement faite pour donner une idée des coutumes qui existaient à l’époque dans le village.
Narration/rédaction : Monique.

Et toi Monique, as-tu été enlevée sur sa bicyclette ??
la calmette | jeudi, 26 juin 2008

Et non !!! C'était beaucoup moins romantique, mais tout aussi excitant, mais ... chut!!!
Monique | vendredi, 27 juin 2008
Merci à Midi libre :
Un gentil Monsieur de 88 ans m'a abordée ce matin pour me demander si c'était moi l'auteur de l'article sur les "enlèvements", qu'il avait lu dans le journal.Il m'a dit : "vous savez, ma femme et moi nous nous sommes enlevés, j'avais 19 ans et elle 18. Nous sommes partis à Béziers et trois jours après nous sommes rentrés, je ne voulais pas être accusé de détournement de mineure. C'est ma future belle-mère qui nous a recueilli. Il n'était pas question que je revienne chez moi. Je n'ai pas eu une enfance particulièrement heureuse. A l'âge de 16-17 ans mon père m'infligeait encore des corrections à coups de ceinturon. Comme cela faisait un petit moment que l'on se fréquentait, c'était une issue à tous nos problèmes."
Si l'on peut dire, car j'imagine qu'à cet âge là ça ne devait pas être facile de débuter une vie de couple dans ces conditions.
Amour quand tu nous tiens !!!
Monique | dimanche, 29 juin 2008
Il exitait encore pire, c'étaient les actes respectueux, quand les parents ne voulaient pas le mariage, il fallait attendre la majorité légale et aller chez un notaire faire établir un acte que les parents recevaient 3 fois à un mois d'intervalle, et après les heureux tourteraux pouvaient convoler, mais en attendant il fallait avoir un lieu d'hospitalité car pour celui ou celle dont les parents n'étaient pas d'accord, il valait mieux se trouver un refuge sur. J'ai appris cette procédure en lisant les gens de Mogador.lavazza | lundi, 30 juin 2008
Comme Lavazza, j'ai lu moi aussi, dans le temps, le roman d'Elisabeth Barbier, Les Gens de Mogador.L'histoire se situait en Provence dans un milieu des plus huppés.
Je doute fort que les couples de Puisserguier qui "s'enlevaient", aient pu s'adresser à un notaire pour faire établir des actes respectueux. Pour cela il fallait de l'argent qu'ils n'avaient certainement pas.
Monique | mardi, 01 juillet 2008
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vendredi, 27 juin 2008
Encore un bel après-midi...
... Autour des mémoires ! ...

zoom sur le film : aprèsmidi 28.06.jpg
Malgré la chaleur de ce superbe samedi d'été, nos amis ont été nombreux à se déplacer pour venir échanger leurs souvenirs tout en feuilletant les albums des Cavalcades aimablement prêtés par l'Office du Tourisme.
Répondant à nouveau présent, cette fois, c'est muni de photos que chacun nous a rejoint pour évoquer ce riche passé.
Le scannage n'a pas chômé et les anecdotes sont allées bon train.
Autant dire que l'aventure continue, avec un joli stock d'histoires qui viendront s'ajouter à celles déjà rédigées sur notre blog.
Ce beau succès nous encourage pour la préparation de la prochaine exposition qui se déroulera pendant les festivités de la fête d'été fin juillet.
De belles surprises vous y attendront.
Merci encore à tous,
Corinne
Photos serge
Nous remercions également Midi libre pour l'article ci-dessous, paru ce samedi :
zoom sur l'article : midi libre 28 juin.jpg
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jeudi, 26 juin 2008
Venez évoquer avec nous les Cavalcades
Bonjour à Toutes et Tous,
Nous organisons ce samedi 28 juin, à partir de 14 heures, jusqu’en début de soirée, le second
« après midi autour des mémoires »
à la salle des Associations.
affichette 28 juin.jpg
*Nouveau*
Pour répondre à l'attente de nombreuses personnes émettant le désir de participer à cette aventure collective, et évoquant régulièrement le sujet, cet après midi inaugure une nouveauté en présentant un thème :
Les CAVALCADES
à Puisserguier
Ce rendez vous, désormais mensuel (ou plus si demande) nous permet de recevoir, écouter et transposer les témoignages de ceux et celles qui se déplaceront pour nous les confier.
Tous ces souvenirs recueillis pendant nos discussions, continueront à alimenter le blog, puis les folios hebdomadaires.... Et enfin le livre.
Pour colorer cette rencontre, et l'animer en échangeant vos souvenirs, nous vous invitons à apporter vos photos dont nous pourrons scanner (sur place) celles pouvant illustrer de futures notes.
Comme d'habitude, au cours de cette manifestation, les folios déjà imprimés seront proposés à la vente.
N’hésitez pas à diffuser l’information, et à convaincre les plus hésitants à venir participer.
Dans l'attente de tous se retrouver pour passer un bon moment ensemble,
Très cordialement
@ bientôt,
Corinne
Je voudrais vous parler de l’intégration des nouveaux puisserguierains.Pour ma part, qui suis d’un naturel réservé (lorsque je ne connais pas les personnes qui m'entourent), la cavalcade et ses préparatifs furent des événements qui contribuèrent à mon intégration dans le village.
Quel plaisir ! Tout le monde participe, des hommes aux femmes, aux enfants, jeunes et moins jeunes, à des tâches différentes bien sur.
Les hommes fabriquent les ossatures, soudent les armatures métalliques et donnent la forme aux futurs chars.
Chacun confectionne des fleurs en papier multicolores, les enfants mais aussi le club du 3ème âge
Et enfin joyeuse réunion pour coller ces fleurs sur les grillages recouvrant les ossatures...
Et alors, prennent vie le pélican, la mandarine, la lune, la coquille (char de la reine ……)
Pendant ce temps les « couturières » rentrent en jeu pour préparer les costumes.
cavalcades1950.jpg
1ère cavalcade, 1950, collection Simone Cauquil, 1951 Office de Tourisme.
Tout ceci dans une ambiance bonne enfants, avec parfois quelques tensions, comme il se doit …..
Sans oublier les « majorettes masculines », qui malgré quelques débordements, ajoutaient une ambiance très festive à toute cette aventure.
cavalcades suite2.jpg
Collection OT
J’ai vu des photos de cavalcades précédentes, et toujours cette impression de gaîté sur les visages.
cavalcades suite.jpg
1951, collection OT, 1963, collection Maryse Clarens, 19... collection OT
Dommage que cette tradition se soit (elle aussi) perdue.
Marie
13:35 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Notre village, Famille, Actualités
dimanche, 22 juin 2008
Les Kermesses à Saint Christophe
Puisserguier a toujours eu un attachement particulier pour St Christophe, d’abord pour le Saint et ensuite pour le lieu proprement dit.
Dans l’histoire de la cloche je vous ai parlé d’un certain Pieraou, mais il faut remonter à plus loin, car à St Christophe vivait un ermite qui sonnait la cloche lors des orages.
En dehors des messes de quartier, il était d’usage d’aller faire Pâquettes dans cette magnifique pinède que beaucoup nous envient. Après la messe, chaque groupe se cherchait un petit coin afin de s’installer pour le pique-nique.
Collections : Monique Colombié, Jo Pagan
C’est dans les années 50, sous l’impulsion de l’abbé Anthérieu et du regretté Raoul Camillère, que fut crée la première kermesse. Il faut croire que l’idée était bonne, puisque depuis on remet ça chaque année vers le 20 Juin.
A l’époque les fonds recueillis servaient à entretenir l’école libre qui en avait bien besoin. Les religieuses qui faisaient la classe étaient bien dévouées, mais elles ne pouvaient pas vivre de l’air du temps.
La première année on remit à l’honneur la bénédiction des voitures qui avait déjà eu lieu en 1939.
La scène qui se trouve en contrebas de la pinède fut construite pour cette occasion.
Toute la pinède était remplie de stands : loterie, lapinodrome, pâtisseries avec les fameuses oreillettes, confiseries, ouvrages confectionnés par les dames de l’ouvroir (à ce propos il faut que je dise que les mouchoirs brodés par Blanche Lanet étaient vendus dès qu’ils étaient exposés), jeux pour les enfants. Par la suite il y eut un ball-trap qui faisait la joie des messieurs.Pendant longtemps c’est le stand des ouvrages réalisés par l’ouvroir qui faisait, si je puis dire, le plus gros chiffre d’affaire.
Après le repas pris à l’ombre des pins, l’après-midi était consacré à des représentations artistiques : petits sketchs ou petits ballets, donnés par les jeunes enfants du catéchisme ou par des jeunes filles de bonne volonté.

Depuis que la Confrérie des Vignerons de Saint Christophe a hérité de la pinède, auparavant propriété de Madame Soulayrol, elle organise un repas champêtre.
Collection Jacques Chabbert
Pour ma part, je trouve que c’est une très bonne idée. C’est quand même plus convivial de se retrouver autour d’une table et de pouvoir discuter et même lier connaissance avec des personnes que l’on n’a pas l’habitude de côtoyer dans la vie courante.
Je pense que si on avait dit aux personnes qui eurent l’idée de cette première kermesse, que quelques cinquante ans plus tard on sacrifierait toujours à ce rite, ils ne nous auraient certainement pas crû.
Narration/rédaction : Monique
Nous vous rappelons que cette année la kermesse a lieu ce dimanche 22 juin.
Kermesse à St Christophe.jpg
Traditionnellement « Kermesse paroissiale », instituée il y a bien longtemps comme le précise si bien Monique, elle permettait non seulement de récolter des fonds pour la paroisse et pour l’école (la moitié des bénéfices lui était reversée, afin d’assurer pratiquement son fonctionnement annuel), mais aussi de regrouper dans un espace champêtre convivial les habitants du village toutes croyances confondues.De nombreux « stands » divers et variés proposaient aux visiteurs toutes sortes d’activités et d’achats la plupart du temps inutiles....
Archives Corinne
Le plus couru était le « stand de l’ouvroir », où il fallait se rendre de bonne heure afin de pouvoir acheter les « merveilles » cousues, brodées ou tricotées par quelques « dames» lors de leur réunion hebdomadaire. Ma grand-mère Alice faisait partie de ce groupe et n’aurait manqué pour rien au monde son après midi du mardi.
Aucune de leurs œuvres n’était indispensable, mais le travail effectué, la beauté de certains ouvrages méritaient qu’on s’y attarde.
On y trouvait des napperons, des mouchoirs brodés, des nappes, des serviettes de table, des sacs à serviette, à pain, des vêtements pour bébés, des coussins à épingles, des maniques (ma grand-mère était la reine des chapeaux à épingles et des maniques au crochet).
Et puis il y avait les « lapinodrome » véritable institution, tenu de main de maître par « Adèle » (IRLES-QUENTIN), accrochée à son micro dès le début de la journée.
Pour ceux qui ne connaissent pas, imaginez des caisses en bois numérotées, nanties d’une ouverture, (style niche de chien), posées sur le sol en forme de cercle clos. Au milieu, un piquet sur lequel coulissait une ficelle qui tenait un emballage carton. Sous cet abri de fortune, se tapissait un pauvre lapin apeuré. D’où, je suppose, le nom de « lapinodrome ».
Sur chaque caisse en bois était posé un sac plastique contenant divers produits (conserves, sucre, chocolat, et un petit plus (bibelot, babioles, ...) qui provenait des dons divers....., parfois on se demandait même à quoi cela pouvait servir, mais bon !!!!)
Les « joueurs » achetaient un billet (morceau de bois numéroté) que leur tendait Adèle avec un grand sourire. Quand tout le stock était écoulé, les jeux étaient faits. A grand renfort de « Allez, Allez », le pauvre lapin blotti terrifié sous son carton, était titillé par la dame Adèle qui le bousculait (toujours gentiment) avec un des coins de son refuge cartonné. Et monsieur lapin, finissait toujours par entrer dans une des caisses sous les encouragements d’un public acquis. L’heureux gagnant se voyait alors remettre son lot.
A la fin de la journée, le dernier était bien évidemment le lapin (ma fille m’en a d’ailleurs ramené un).
Corinne | mardi, 17 juin 2008
Les petits ballets dont parle Monique étaient exécutés par les enfants de l'école Sainte Thérèse dont je faisais partie à l'époque. Je ne me souviens pas que c'était les enfants du catéchisme, peut-être avant mon époque ?En effet, la kermesse de Saint Christophe servait aussi de kermesse de l'école Sainte Thérèse tandis que l'école laïque avait sa kermesse dans l'enceinte du stade.
Les élèves préparaient donc des danses et des chants afin de les proposer au public présent ce jour-là.
Hugues | mercredi, 18 juin 2008
Effectivement l'école laïque faisait sa kermesse dans l'enceinte du stade, mes filles étant scolarisées à l'école laïque nous participions en qualité de bénévoles à cette kermesse, le lapinidrome s'y retrouvait également (j'ai tenu ce stand une année) et je pense que les divers jeux proposés devaient "voyager" d'une école à l'autre.marie | mercredi, 18 juin 2008
A mon époque puis à celle des mes enfants qui doivent être de la génération de Hugues, c'était bien les enfants scolarisés à l'école Sainte Thérèse qui exécutaient un spectacle préparé par les institutrices, mais pas ceux qui suivaient le catéchisme. Mais peut-être qu'antérieurement c'était le cas.Sur la scène se succédaient les maternelles et les primaires, avec plus ou moins de réussite, sans oublier les pleurs du « terrorisé », et les « pitreries » du clown de service, immuable à chaque génération. Sans oublier le « tête en l’air » toujours en retard d’une note ou d’un « saut de chat ».
Les habillages se passaient sous la scène pour les plus pudiques, et sur le côté derrière l’écran végétal de petits arbustes. La chaleur, l’émotion, la précipitation provoquaient parfois des colères ou des crises. De plus, on arrivait toujours à introduire dans les costumes quelques petits morceaux de bois, ou quelques épines de genêts, ce qui n’était pas du goût de tous.
Tous les parents, grands parents, oncles, tantes, étaient présents pour admirer et encourager leur progéniture. Et celà attirait beaucoup de monde. Quand l'école a fermé, un peu de l'âme de cette kermesse a disparu.
Corinne | mercredi, 18 juin 2008
Veuillez excuser ma mémoire qui commence à donner des signes de faiblesse. Je pense que vous avez raison, ce devait être les enfants de l'école qui donnaient des représentations, et non ceux du catéchisme.Quant aux filles, qui se dévouaient pour se produire sur l'illustre scène, je me rappelle Mimi Pujol, qui nous a hélas quitté depuis, dans une inénarrable parodie de la chanson de Marcel Amont : Les Jeunes Filles de Bonne Famille. Pour ma part, je me rappelle que je m'étais commise dans la chanson d'André Claveau : La petite diligence.
Tout ceci se passait dans les années 51-52-53-54, c'est certainement la raison pour laquelle certains détails m'échappent.
Monique | jeudi, 19 juin 2008
08:38 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Notre village, Famille, Actualités





























